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LA CHINE OCCIDENTALE

des couches épaisses de grès rouge et des dépôts d'argile ; on ne peut donc l'exploiter que sur la lisière des bassins houillers, dans les trouées qu'ont faites les rivières, etc., et encore le produit est de qualité médiocre. Cependant l'existence de ce combustible minéral est un bienfait pour le pays. Inutile de planter en bois. Le terrain se trouve ainsi totalement consacré à l'agriculture, avantage inappréciable pour une province où la culture des plantes utiles au commerce et à l'industrie a pris tant de développement. L'existence de ce charbon de terre n'a pas peu contribué à faire vivre une nombreuse population ouvrière.

La fonte des minerais de fer est aussi une des industries les plus généralement répandues de la province. Nulle part elle ne se pratique sur une grande échelle ; mais des diminutifs de hauts fourneaux (20 à 30 pieds de haut), qui travaillent le minerai uniquement au bois, et dont les soufQets sont mis en mouvement par des bras, sont disséminés dans différents départements.

Il ne paraît jftis que d'autres produits minéraux soient, dans le ^e-Tchouan, l'objet d'une exploitation minière.

M. de Richthofcn a lu, à la dernière réunion de l'Association Britannique à Bradford, un mémoire spécial sur la distribution du charbon en Chine (ci-dessus, Bibliogr., n^89), que l'on a regardé comme une des communications les plus importantes qui aient été faites à la réunion, en ce qui touche à la géographie physique.

M. de Richthofen a consacré un article spécial, dans ses rapports, à l'ethnographie du Sze-Tchouan occidental. La zone extrême de la grande province à l'O. du Mïnkiang (l'affluent du Yang-tze-kiang sur une dérivation duquel est située la capitale Tchhing-tou-fou) est une terre inconnue. « Si l'on trace, du nord au S. 0., une ligne partant de Loung-ngaii-fou , et allant par Kouan-hien jusqu'à Ya-tcheou-fou, cette ligne (qui ne passe pas à une

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bien grande distance de la capitale Tchhing-tou-fou el qui coïncide à peu près avec la délimitation du Bassin- Rouge) marque la limite occidentale du territoire exclusivement occupé par les Chinois. Plus à Touest commencent les hautes montagnes qui s'élèvent au-dessus de la limite des neiges permanentes, avec une population qui se distingue des Chinois par l'origine et la langue, et qui garde extérieurement son indépendance. Parmi les nombreuses tribus entre lesquelles cette population se partage, beaucoup reconnaissent Tautorité du gouvernement de Péking; leurs chefs (tcnjr-sze) sont consacrés par la nomination impériale, et sont regardés comme des espèces de mandarins. D'autres tribus sont indépendantes. »

La partie de cette population comprise dans les limites du Sze-Tchouan s'y distingue, selon la classification chinoise, en quatre grQupes : les Man-tsé, les Lo4os, les Sifân et les Tibétains. M. de Richthofen donne, sur chacun de ces groupes, des détails que nous retrouverons ailleurs.

S 3. L'orographie de la Chine.

On peut juger par ce qui précède de l'importance des observations que M. de Richthofen a rapportées de la Chine. Cette importance, ainsi que nous l'avons fait rejmarquer, tient surtout aux chiffres d'altitude qui fournissent pour la première fois des données d'un haut intérêt, bien que morcelées et encore bien incomplètes, sur la partie jusqu'ici la moins connue de la géograpliie de la Chine, nous voulons dire les formes générales et le rebef du pays. En ce moment même nous trouvons dans le deuxième numéro de la nouvelle publication de la Société de Géographie de Berlin ( Vevhandlungeii des GeseUschaft fiir ErdkundG, n^ 2, nov. 1873) un morceau sur ce sujet qui ne peut-être que de M. de Richthofen lui-même.

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