‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 347 sur 425 · NIVELLEMENT DU BASSIN DE L'ARAL · texte numérisé non relu

NIVELLEMENT DU BASSIN DE L'ARAL

; d'incertitudes les nivellements purement baro- [ues sont exposés, même entre les mains des meilobservateurs, il restait de grands doutes sur Texac-

absolue de ce chiffre, et les opérations récentes mt de montrer combien ces doutes étaient fondés, livellement qui vient d'être effectué sous la direcu colonel Tillo, du corps du génie russe, a été é directement sur le terrain, par une chaîne conti- 3 relèvements de station en station ; le nombre des is, sur une longueur totale de 367 kilomètres et

a été de quarante -six, soit huit kilomètres, en ne, d'une station à l'autre. L'opération était pour-

simultanément par trois observateurs, MM. Soli-

Mosckoff et A. Struve, sur trois lignes parallèles

^pendantes, au moyen d'instruments éprouvés. Les

its auxquels on est arrivé sur les trois lignes ont

1 peut dire, identiques. Une des trois lignes a

, pour la différence de niveau de TAral à la Gas-

j, 74"»125; la seconde, 73™853; la troisième, 73'"5.

•yenne est de 73 mètres.

s les conditions rigoureuses où cette opération

e a été accomplie, elle échappe à tout soupçon

'titude.

chiffre de If 4 mètres doit être regardé comme

ssion absolue et définitive de la différence de ni-

ntre la mer Caspienne et la mer d'Aral,

3 chiffre de 48 mètres, comme l'altitude vraie du

rai au-dessus de la Méditerranée.

ésultat, qui ajoute 35 mètres au chiffre que l'on

ru pouvoir conclure des estimes barométriques

ures, a d'autant plus d'importance que l'altitude

:and nombre dépositions de la région circonvoisine

apportée au lac d'Aral comme point de départ. Il

influer d'une manière notable sur les études du

i de fer Central, dont il vaôtrequestion tout à l'heure. ÊE oioGR. xiy« 14

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Le nivellement aralo-caspien a aussi fourni l'occasion de constaler, mieux qu'on ne l'avait fait jusqu'à présent, la configuration du plateau d'Oust-Ourt qui s'élève entre la Caspienne et l'Aral. Ce plateau n'est pas aussi uni qu'on l'avait supposé : il présente des ondulations^ des hauteurs et des dépressions. Sa plus grande hauteur reconnue, à 24 kilomètres à l'ouest du lac d'Aral, est de 158 métros au-dessus du lac, 206 mètres au-dessus de la Méditerranée.

Les opérations des Russes, et leurs investigations scientifiques, ont été poussées, au sud du ELhanat de Khiva, jusqu'à la frontière du Khoraçan persan, où le bassin de l'Atrek forme une limite contestée entre cette partie de la Perse et le pays des Turkomans. Ciommo toujours, l'avance des Russes dans cette direction y a presque aussitôt appelé l'attention des Anglais, et nous a, du moins, valu des études très-intéressantes sur co coin assez peu connu des territoires persans. Un ingénieur du service de l'Inde britannique, le capitaine Gr. Napier, a lu à ce sujet un mémoire dans une des réunions de l'Association britannique à Belfast*. L'intérêt ([ui s'attache à ces localités s'augmente de la découverte ([ue l'on croit avoir faite des traces d'un embranchement de l'ancien lit desséché de l'Oxufl, qui serait venu aboutir à l'embouchure même de l'Atreki Si le fait se confirme, les notions sur l'antique Hyrcanie et sur la Khorasmic en recevront de notables modifications; et Ton s'expliquera d'autant mieux comment une Contrée qui n'olïre aujourd'hui, entre l'Atrek et Khiva, que des steppes arides où vivent misérablement des tribus db Turkomîins pillards, fut le premier siège de la puissance parllie.

1. On en trouve un court résumé dans VAthemeum d\i 4 septembraj p. 3i3.

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