Rivière de Bang-kok. Corrigée en nov. 1874 (Q*33i
329. Cours du Cambodge, fleuve postérieur, entre Gan-Tho et la mer.
1875 (n- 3416), ibid.
— 2* feuille, entre le canal Vam-Tho et Gan-Tho (n* 3417).
330. Carte de la presqu'île de Tlndo-Chine, depuis le port de Qui- Nhon, dans la mer de Chine, jusqu'à l'entrée de la rivière de Bang-kok. Carte corrigée en nov. 1874 (n* 2193).
La recherche des routes de commerce entre nndo-Ghine et la Chine méridionale. L'Angleterre et la France.
On sait que l'Angleterre, depuis longtemps déjà, cherche à ouvrir à ses échanges une voie facile et prompte entre le nord-est de Tlnde ou le Pégu, et le sud-ouest de la Chine. Ces efforts sont légitimes, et on ne saurait Ten blâmer; d'autant plus que des documents d'un véritalole intérêt sont sortis de ces tentatives ^ci-dessus, bibliog^phie, n°* 305 à 306). Elles n'ont pas abouti, cependant, et elles ont été assombries par la mort tragique d'un agent consulaire anglais, M. Margary, assassiné, non loin de Bhamo, par des soldats chinois*. Cet insuccès a
1. Voici les détails qui ont ôlc transmis à la Société de Géographie de Paris sur ce triste évcinemcnl :
Une mission avait été organisée ù Calcutta pour se rendre au Yun-
l'aNGLETERHJS. en INDO-CUINE. 249
le raison : les populations locales se croient dans leurs moyens d'existence séculaires, et
dtions du gouvernement barman n'y sont sûretrès-favorables. Qu'un prince qui, depuis un
Pégu et le Barmà, et ouvrir enfin dans cette direction une lerciale désirée depuis longtemps. CetCe mission était pladirection du colonel Browne, un des hauts fonctionnaires anglais ; deux voyageurs éprouvés, M. Ney Elias, connu trsée de la Mongolie, et M. Andersen, comme naturaliste, it la partie scientifique. Arrivés à Bhamo le 13 janvier der-
les membres de la mission firent des arrangements avec atchîns pour gagner Momeîn par la route du sud. Mais ernes se laissèrent un peu aller à leur nature et dévaliprovisions ; ils se querellèrent avec les Barmans, de sorte •rcé d'abandonner le premier projet et de tenter la route à étudiée par Sladen. Un officier barman se rendit à Tsied des montagnes, pour arranger le départ, faire venir les îns qui se trouvent sur cette roule, leur faire prêter ser-. obtenir des otages, etc. Pendant ce temps, on parcourait
de Bahmo et partie des monts Kaleb, qui paient une esevance au roi barman. Cent vingt mulets ou chevaux émis bagages et les présents, quatre cent Barmans et quinze maient l'escorte. On se mit en marche le 18 février: c'é- )se. La mission venait d'être rejointe par un jeune agent le Ghang-haï, M. Margary, qui avait traversé toute la Chine s afin de préparer d'autant mieux la route que la mission re, et qui était heureusement arrivé à Bahmo, traversée iropéen jusqu'à présent n'avait réussi à effectuer compléisieurs lettres de M. Margary sont imprimées dans les
de la la Société de Géographie de Londres, vol. XIX, iv.; la dernière est de Bhamo, 17 janvier 1875. iry avait pris l'avance, avec cinq Chinois, pour éclairer la première station devait être Maniomé. Les passe-ports alternent en règle.
bien tant qu'on fut sur le territoire barman. On avait ce- •venu M. Browne de se tenir sur ses gardes. Le 22 au ma- , après une nuit passée déjà sur le sol chinois, une bande uit cents Chinois ou Katchîns vint fondre sur la mission,
des sabres et poussant des hurlements. Les Cipayes ati pied ferme cette bande de forcenés, et une vingtaine de le firent leurs armes de précision en dirent assez aux asur leur persuader de- se garer derrière quelques rochers, position ils continuèrent à faire feu sur l'expédition juseures du soir, mais sans faire la moindre victime. Dan» la
demi-siècle, a été dépouillé par l'Angleterre de la moitié de ses possessions, n'ait pas mis à la seconder un empressement bien cordial, on ne saurait guère s'en étonner. Mais le déplaisir de l'Angleterre, ou, pour parler peutêtre avec plus de justice, des Anglais particulièrement intéressés dans la question, tient aussi, et plus encore, à une autre causé. On ne saurait voir là-bas, sans un désappointement mal contenu, que nos possessions de l'Indo- Oiine soient infiniment mieux placées que l'Inde anglaise pour une communication avec le Yun-nan, et par le Yun-nan avec toute la Chine méridionale, et que, si lo Mé-kong, coupé de nombreux rapides dans sa partie moyenne, ne permet pas d'en iaire une grande route de commerce, le Tonking et son fleuve nous ouvrent la voie que le Mé-kong nous refuse.
M. Delaportc, un des membres émincnts de l'expédi* tion du Mé-kong en 1866, devait retourner au Tonking chargé d'une mission scientifique; les circonstances ont dû faire ajourner l'entreprise. Toutefois, un des compagnons de Francis Garnicr et de M. Delaporte dans les expéditions précédentes, le D*" Harmand, de la nxàrino militaire (ci-dessus, à la bibliographie, n" 311), est retourné en Indo-Chine, chargé de poursuivre les études qui ont déjà donné à la science de si grands résultats. Le D' Harmand ne saurait mieux faire que de suivre les
crainte d'être enveloppé, néanmoins, M. Browne donna ordre do mettre en retraite sur un village katchîn, pour revenir de là sur ses pas pendant la nuit. C'est dans ces circonstances que Ton apprit le triste sort de M. Margary, qui venait d'être massacré par les Chinois de Maniomé, ainsi que tous ses serviteurs chinois. Leurs têtes étaient fixées sur les murs de la ville. Cette bande d'assassins était commandée par le neveu d'un général chinois résidant à Maîn-mo, par le gouverneur de Momein et le chef de Maniomé. Les gens du pays sont persuadés que, si les Anglais viennent établir un chemin de fer entre Bhamo et Moacîn, c'en est fait des tribus locales, qui sont de temps immémorial les intermédiaires du trafic qui a lieu entre le sud-ouest de la Chine et le Nord du Barmà jusqu'à l'Assam.