LA FRANCE EN INDO-CUINE
as consignées par M. Delaporte dans la notice déjà publiée par la Société de Géographie (ci- . là bibliographie, n® 3U. — Voir notre volume t, p. 216). .
'te. Coup d'oeil sur les évades à poursuivre dans la Coclùnchine française et au Kambod^j.
que Ton jette les yeux sur une carte de l'Indoi y voit exactement tracé le fleuve du Mé-Kong, rtère qui traverse toute la presqu'île, les ems de ses affluents et quelques lieues du cours de i cinq d'entre eux. On y voit aussi le tracé apif des rives du grand lac du Kambodj et des ui s'y jettent; celui du Ménam et de ses tribu- 3 vagues indications sur la région qui s'étend à i presqu'île, au-dessus de notre colonie, et dans paraissent de^ cours d'eau sans embouchures ; )ntagnes hypothétiques, montagnes faisant suite de chaîne dite de C!ochinchine, dont la nature le n'est que présumée, et dont aucun point n'a QQiné. Ce qui frappe surtout, en examinant la a peu plus près, c'est le nombre des régions Bs. La plus grande partie du Kambodj, les conumises qui avoisinent nos frcfntières françaises l'Annam et la partie du Laos qui le touche, sont Qconnues. L'exploration de ces régions n'est pas outre des difficultés diverses qu'il y rencontre, le y doit lutter contre la maladie qui l'attaque, on toujours, lorsqu'il se hasarde dans les forêts la saison des pluies. Cependant, l'exploration prudence, par un voyageur expérimenté, chois circonstances favorables (tous les explorateurs )as libres d'en agir ainsi), une telle exploration
est possible; elle peut même être continuée pendant de longues années : l'intrépide naturaliste qui diilge le jardin botanique de Saigon, M. Pierre, en a fourni depuis longtemps la preuve.
« Au point de vue scientifique, comme au point doTue d'utilité pratique, il semble qu'aucune exploration ne soit appelée à donner pour la France de plus sérieux résultats. Nous allons nous attacher à faire ressortir, en (fuelques mots, l'intérêt tout spécial que présenterait, en effet, l'étude plus complète des six provinces kambodgiennes qui appartiennent à Siam, et des régions laociennes, indépendantes et annamites, situées entre la partie inférieure du cours du Mé-Kong et la mer do Chine.
« Le Kambodj, à Texception de Phnôm-penh sa capitale, et de deux ou trois itinéraires suivis généralement par les voyageurs, est entièrement inconnu. Cependant^ nous devons ajouter qu'il en existe une carte, dressée par l'officier qui représente le protectorat français, M. le lieutenant de vaisseau Maura, qui, pendant tout son séjour à Phnôm-penh, n'a cessé de recueillir des renseignements sur le pays près des commerçants indigènes qui le traversent. C'est de cette carte, pleine d'utiles indi-* cations, que nous nous sommes aidé pendant notre récente exploration; et nous nous proposons même, lorsque nousaurons pu y joindre nos itinéraires particuliers, et ceux trè.8-con8idérables de notre continuateur M. Faraut, d'en demander la publication, non à cause de son exactitude, mais parce que, quelque incomplète qu'elle soit, elle sera la seule carte du pays reposant sur des données vraies, et contenant des détails pratiques d'une utilité incontestable. »
M. Dclaporte jette alors un coup d'œil sur les découvertes ffui restent à faire dans cette région encore si incomplètement explorée. « Au point de vue de lagéo-
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le historique, il est impossible de savoir, de prémême ce qui reste à faire dans ces régions. Les ices au sud du grand lac contiennent, aa dire des nés, de nombreuses ruines. Là, d'ailleurs, tout est 'endre; car, en dehors de quelques villages placés a province de Pursât, la carte est muette sur les ces kambodgiennes de Stoc-trang et de Gompong- 9t sur la région siamoise voisine. Après Mouhot, ait vu une dizaine de monuments khmêrs à Angkor attambang, le commandant de la Grée porta à plus nte le nombre des* monuments découverts. Par la on qu'il occupait près du roi de Eambodj , il était Qe d'être bien renseigné. On pouvait donc présu- [u'après ses recherches il n'y aurait plus que fort e découvertes à ii&ire. Mais voici que dans le cours exploration de quelques mois de durée nous avons cercle s'élargir d'une façon inattendue. Aux envile Préacan, de Méléa, d'Angkor même, ont été visiour la première fois un grand nombre de monu- ; importants. A Eakèr, une ruine considérable a été *ée, ruine d'un caractère inconnu, renfermant une nse et massive pyramide tumulaire, voisine d'un us aussi énorme, manifestement élevé de main ime. A Phnâm-sontoc , ont apparu de grandes figures >uddha sculptées sur les rochers, et des blocs de s de la montagne taillées en forme de pyramides monuments divers. A Phnâm-coulèn, un immense [ha et des excavations dans les rochers ; à Phnâmt sur presque toutes les collines isolées, un monunouveau. Tout récemment enfin, M. Faraut, qui, avoir fait partie de notre mission, s'est courageut proposé pour aller achever des études que nous commencées, M. Faraut découvrait, à Ponteayles ruines d'un monument orné de quinze tours, 3, grandiose, et l'un des plus beaux laissés par les
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Khmêrs. Et en so rendant de là à Surèn, il troawt presque partout sur son passage de nouyellea traces de constructions khmères. Aux environs de ce point, il connaissait cinq ruines en belles briques, dont une dans un état de conservation parfaite. JBnfin, il en découvrait d'autres dans la province d'Angkor, où il explorait pour la première fois un monument de forme circulaire. Bn même temps, M. Moura visitait deux ruines nouvelles près de la frontière S.-E. du Kambodj, à plus de 100 lieues de Surên.
ce Les forêts qui recèlent ces ruines les cachent dans leurs profondeurs impénétrables : beaucoup d'indigènes ne los connaissent pas, ou refusent de les indiquer, et souvent il ne faut compter que sur le hasard pour les découvrir. Dans notre récente mission, nous venions de passer quinze jours à explorer les édifices situés près du village de Prëacan. Avant de quitter ce point intéressant, le docteur Harmand eut l'idée de suivre une sorte de rez-de-chaussée qu'il avait remarquée dans la forêt : se frayant un chemin au milieu de la végétation, son couteau kamhodgien d'une main et la boussole de Tautre, il atteignit enfin un grand amas de décombres que dominait une sorte de tour, dont il apercevait à peine le squelette de pierre à travers les lianes et la verdure qui la recouvrait. Lorsque ce monument fut dégagé, nous pûmcR déterminer la forme de la galerie et des enceintes qui l'environnaient, et constater que cette tour, qui restait seule debout, était ornée sur ses quatre fiices de quatre grands masques humains; jusqu'alors ce genre de décoration architecturale n'avait été observé que sur los portes d'Angkor-tâm et dans le monument de Balon, Il était intéressant de le rencontrer à une aussi grande distance; mais, sans l'heureuse inspiration du docteur Harmand, cette découverte nous eût échappé. Il est donc probable que plus d'un voyageur passera encore en
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Chine 8an8 épuiser les déoouyertes qui restent à
dans cet ordre d'idées....
>i nous franchissons le cours du Mé-Kong à Test,
nous trouvons au milieu des forêts habitées par des Lges de tribus diverses, dont l'origine n'est pas dénée. Vivant côte-à«-cdt6 avec des gens civilisés, ces aes sont restés au dernier degré de la barbarie/ ables de compter plus loin que le nombre 3, sub* it au jour le jour sans avoir la prévoyance de cueil- 3endant les saisons d'abondance, les vivres qui nt les empêcher de mourir de faim plus tard. La n qu'ils habitent est arrosée par le cours supérieur ivières de Gochinchine, qui n'ont pas été remontées.
vient l'immense rivière de Stung-treng, roulant it d'eau qu'un grand fleuve, formée de la réunion uents inexplorés, et dont le principal est supposé * des montagnes de Gochinchine, à la hauteur de
Ce sont ensuite les grandes rivières du Sé-cong, i-bangnuhong, du Sé-banghièn, du Sé-bangfay, qu'on )rtir d'un lac et s'enfoncer sous uile montagne, pour aitre ensuite. Puis la région des énormes roches ires de Lakon, paradis de l'artiste et du naturaliste,
la chaîne de Gochinchine qu'elles rejoignent. Plus le massif d'Attopen et les plateaux élevés habités les sauvages timides. C'est là que les Kambodgiens î Siamois viennent recruter leurs esclaves, hideuse
d'un pays pour ainsi dire soumis à la France, reste irbarie à la disparition duquel nous devons emr toute notre influence.
Cnfin, sur la côte se trouve le Binh-thuaU, province nite possédant aussi des monuments khmêrs. Ses es sont seuls connus : l'intérieur est couvert de ;, et beaucoup plus habité par les animaux ^es que par les hommes. Cependant les trams ourriers, qui faisaient le service de la poste
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entre Hué et Saïgon, traversaient cette dangereuse région.
(c On le voit, tout autour de notre possession française il n'y a que l'inconnu, vaste champ ouvert aux explorateurs nouveaux. Aujourd'hui que, par une des créations les plus utiles qui aient été faites en Gochinchine, la navigation à vapeur va régulièrement jusqpi'à Phnômpenh, il est permis d'espérer qu'elle ne tardera pas à se rendre au grand lac, dans les cours d^eau qui y convergent, dans la partie du Mé-kong qui se troaye audessous des cataractes, jusque dans les grandes rivières de Stung-treng et dans ses affluents ; elle portera avec elle la vie et la civilisation dans ces contrées encore neuves.
« L'explorateur qui se lancera le premier dans ces régions, pour en étudier la configuration et en faire connaître les produits et les richesses, sera utile à la science géographique. Il rendra surtout un service signalé à notre colonie, en attirant de nouveau l'attention sur ces contrées pleines d'avenir, et en ouvrant des voies nouvelles qui ne tarderont pas à être suivies. »
GRAIVD ARCHIPEL A8IATIQUB.
331. Raet (baron de). Reize in de Batlaklanden, inDéeember 1866 en Januarij 1867. Tijdschrift voor Indische Taal-Landen Volkenkunde, t. XXII, 1874, p. 164-219.
33? . D*^ Van Leent. Étude topographique, hydrographique, hiitorique et médicale, sur la guerre des Hollandais contre Tempire d^Ai* jèh. Archives de Médecine navale, avril, mai, 18i:>, p. 341-362t 321-333.
333. Vbth (P. J.). Java, geographisch , ethnologisch , historiich. Haarlem, 1875, in-8, 684 pages, avec une carte. T. I*». 9 fl« 66
(Bobn).