Proceed, oftUe Roy, Geogr, Soc, vol. XIX, p
NOUVELLE-KÏUINEE. 265
no délia Société Geografica italiana, XI, 1874, n** 11-12, )52-659.
pécQlations ethnologiques sur les Papous, que M. Beccam qualifie NegritoSf c'est-à-dire négroïdes océaniens.
môme : Lettere. Ibid., p. 660-667.
Qcidents divers de ses excursions à la Noavelle-Oainée occidentale, laos les parties adjacentes du Grand Archipel asiatique.
ICO. Studio sui cranii mandati dal dottor Od. Becoari, e sulla za Papuana. Communication lue à la Société de Géographie lienne, et résumée par M. Guido Cora dans le Cosmos, ?oL il, 10-12, 1875, p. 429-433.
^'étude du professeur Tocco, basée sur les cinq crânes transmis par
oaturaliste Odoardo Beccari et sur les notes qui les aecompagnenl,
/rte sur les caractères cràniologiques, puis sur les caractères phy-
iques des Papous, sur la configuration, la physionomie, la couleur de
la peau, la nature des cheveux. Sous tons ces rapports ils diffèrent des
Australiens et dei Négritos. Ils ofl^ent, dit le D^ Tocco, de grandes
analogies physiques et morales avec .le rameau oriental de la race
malaise.
Dan« tous les cas, les Papous, comme let Malais eux-mêmes, sont indubitablement une race hybride.
}ioLioLi (H. H.). The italian explorers of New Guinea. Geograph, Magazine de Markham, avr. 1875, p. 103-104.
Résumé principalement de lettres écrites de Célèbes et d'antres points de TArchipel, d'août 1874 à janvier 1875. M. Giglioli donne aussi des nouvelles de M. d'Albertis, autre naturaliste compagnon des premières courses de M. Beccari. Les voyageurs italiens poursuivent leurs investigations, dont la Nouvelie-Gninée est l'objectif principal. — Voir le précédent volume, p. 367, n«« 330 à 336.
Meyrr (Ad. B.).Notizen ùberGlauben und Sittender Papuasdes Mafoor*schen Stammes auf Neu-Guinea. UI Jahresbericht des Vereins fur Erdkunde xuDresden. Dresden, 1875, in-8, p. 23-39, avec une pi.
FoLET (D'Ânt. Ed.), du corps de la Marine. Quatre années en Océanie. Histoire naturelle de Thomme et des sociétés qu'il organise. Mœurs et coutumes de certains Papous australiens; anatomie et physiologie du plus arriéré des Noirs. Paris, 1875, 2 Yoi. in-8, avec 5 pi. 7 fr. (Baillière).
Quelques notes historiques sur la Nouvelle-Guinée. Explorations anciennes et actuelles.
Depuis la lecture des deux rapports communiqués à Société géographique de Londres par le capitaine
266 OCÉANIE. (n*" 35 (1*364. ■<
Moresby, sur ses expéditions à la Nouvelle-Guinée (voir ci-dessus, la bibliographie, n" 356 et 357), rattention s'est portée tout particulièroment en Angleterre sur cette grande île, qui était à peu près inconnue il y a quelque temps.
Go n'est pas seulement en Angleterre que Tintérèt a été éveillé, c'est surtout dans les colonies australiennes.
Aussitôt après les rapports du capitaine, une députalion de ce pays a été envoyée au ministre des colonies, comte de Garnarvon. Puis un grand meeting a été tenu à Sydney. Enfin, les dernières nouvelles d'Australie annoncent qu'un citoyen de la Nouvelle-Galles du Sud, M. William Macleay, équipe en ce moment à ses frais une expédition chargée d'explorer la côte orientale et Tinl«'*rieur même de cette île, s'il est possible.
La Nouvelle-Guinée fut découverte par le navigateur portugais don «Torge de Meneses, qui, dans sa traversée de Malacca aux Moluques, en 1526, en toucha la côte septentrionale. La réputation de ses richesses minérales^ surtout de ses mines d'or, date de cette époque.
Doux ans après cette découverte, elle fut baptisée, par Alvarez de Saavcdra, du nom d7s/a del Oro^ ville de rOr*. Elle ne reçut son nom de « Nouvelle-Guinée »
1. Ceci nous fait songer à une récente communication faite à TAcadémie des Sciences (22 mars), et à quelques mots de réponse qu'on y a faite. On a envoyé à l^Académic copie d'une lettre relevée dans les archives de Lisbonne, et qui a trait, dans Topinion du correspondant, à la première découverio de la Nouvelle-Hollande (aujourd*hul l'Australie). Cette lettre, qui n'est pas datée, a été écrite vers le milieu du seizième siècle par le cosmographe portugais Manuel Godinho de Heredia ; on y veut trouver une preuve de la priorité des découvertes portugaises au pourtour du continent australien. ■ On peut y Vv'iir quelque chose comme cela, a-t-il-été dit, en y mettant beaucoup de com[)Iaisaiicc ; mais par le fait la lettre ne contient que des expressions vajxies au sujet d'un voyage que Ileredia propose d'entreprendre à la recherche de la « Terre de l'Or. » Le correspondant portugais suppo-o (juc la Terre de VOr n'est autre que l'Australie, et c'est de là
3 plus tard, à cause de la ressemblance d'une partie sa population indigène avec les habitants de la Gui- 3, sur la (îôte occidentale d'Afrique.
Parmi les Anglais, Dampier, Forrest et Gook visitèit sa ligne de côtes. Tous ceux qui ont mis le pied ns Tîle s'accordent à dire qu'elle est très-riche en miraux et très-fertile, mais habitée par une race sauge, guerrière et dangereuse.
Une exploration exacte des côtes ne fut entreprise qu'en ;45, par le bâtiment de guerre anglais the Fly^ capiine Blackwood. Depuis lors, la Nouvelle-Guinée a é visitée par des navigateurs d'autres nations. Les Holndais y qnt fait, entre autres, un établissement en vertu uquel ils réclament la propriété d'une portion du pays isqu'à la baie de Humboldt, sur la côte du nord. Cette dernière baie a été tout récemment abordée par \ Challenger^ dans son expédition scientifique. Le capitaine Moresby a découvert que ce qui avait été igardé jusqu'ici comme la partie sud-est du pays était ne île, ou plutôt un groupe d'îles séparées du continent rincipal par un large canal, qui offrira un passage excelsnt pour la traversée d'Australie en Chine. On prévoit déjà le moment où les colons australiens, :tirés par les richesses minérales de l'île, par sa végétaon luxuriante, par l'abondance de sa faune, repoussemt dans l'intérieur la population indigène. Cette population a été de notre temps l'objet d'une at*
i*il conclut à la priorité de la découverte portugaise. De semblables leslions demandent des arguments plus sérieux. » On voit en effet, par ce qui est dit du premier nom appliqué à la ouvelle-Guinée, que les probabilités sont pour l'application à cette îmiëre lie des expressions de Heredia, et non à la Nouvelle-Hollande, )nt les gisements aurifères, récemment découverts, sont situés à îxtrémité S. E., c'est-à-dire sur un point séparé par toute la largeur 1 continent des premières parties littorales découvertes au seizième ècle.
268 ' OCÉANIE. (n»» 354-364.)
tention et de recherches sérieuses. On Ta souvent qualifiée de Papoue dans sa généralité, et des voyageurs ou des écrivains ont employé le nom de Papouasie pour désigner Tîle. Ces dénominations, ainsi employées, sont inexactes. II est maintenant bien reconnu que la Nouvelle-Guinée se partage entre deux populations distinctes, et Ton croit même pouvoir dès à présent déterminer (sur un point de Tîle tout au moins) leur ligne de séparation (voir les communications du Rev. Wyalt Gill, au quarante-quatrième volume du Journal de la Société de Géographie de Londres, p. 29]. L'espace nous défend d'entrer ici dans ces discussions, qui tendent chaque jour à s'étendre et à prendre de plus en plus un caractère rigoureusement scientifique.
Sir Henry Bartle Frère, dans son Addf^s annuelle comme président de la Société de Géographie de Londres en 1874, a fait entrer un bon résumé des récentes explorations effectuées en différentes parties de la vaste étendue de la Nouvelle-Guinée; les recherches du naturaliste russe Mikluko Maklaï ont été plus particulièrement exposées dans le Cosmos de M. Guido Cora de Turin. Nous puisons à cette double source Taperçu sommaire auquel nous devons nous borner.
L'expédition de M. Maklaï k éveillé un grand intérêt chez les géographes et les naturalistes. M. Maklaï a séjourné quinze mois à la côte nord-est de la Nouvelle- Guinée, et pendant ce temps il s'est trouvé constamment en rapport avec les indigènes, qui, après s'être montrés dans les commencemenls défiants et hostiles, lui donnèrent ensuite des preuves nombreuses de leur confiance et môme de leur amitié. Le voyageur avait choisi à dessein, pour y résider, la côte orientale. Avant l'arrivée de la corvette russe Vitlaz^ en 1871, aucun Européen n'avait mis le pied sur le terrain où M. Maklaï comptait séjourner. Il y trouvait donc les indigènes dans leur état pri-
is aucun mélange de sang étranger, isolés, sans cation avec le reste du monde, et dans cette péi encore avancée en civilisation où les sauvages t leurs ustensiles et leurs armes en pierre, en bois, servations que M. Maklaï a faites sur ks tribus
occasion d^examiner ont été consignées par le dans un mémoire écrit en allemand, sous le ithropologisehe Bemerkungen ûber die Papuas ay-Kûste in Neu^Guinea (Remarques anthros sur les Papous des côtes Maklaï, Nouvellen p. in-8, et imprimé dans le journal d'Histoire de Batavia, Natuurkundig TijdschrifL Le voyat déjà fait paraître un opuscule, en langue holsur son Séjour à la côte orientale de la Nounée^ en 1871 et 1872. Quant à la relation com- 'oyage, elle ne paraîtra, semblc-t-il, que lorsque 1 aura terminé entièrement ses explorations, ans la baie de TAstrolabe que M. Maklaï 'est là qu'il trouva un assez vaste champ pour nations, la population des alentours de la baie it à environ 3500 ou 4000 âmes, et le nombre des
80, à chacun desquels le voyageur assigne un
de 45 à 50 habitants, chiffre probablement auie la réalité, car les petits villages ont parfois 40 habitants, et les plus grands en ont 100 ou oyageur dut circonscrire ses observations à ce
le manque absolu des chemins, l'épaisseur ible des forêts et la pente ardue des montagnes ntes ne lui ayant pas permis de pénétrer dans p, et les indigènes eux-mêmes n'ayant pu lui iicun renseignement sur les régions au delà de zon. Us n'ont, en effet, jamais franchi la barsurs montagnes, ou le plus grand que le voyageur ait mesuré ne
) ocÊANiE. (n"» 354-36(à.|
passait pas la taille de 1 mètre 74, et le plus petit me^ rait 1 mètre 42. Les femmes sont, pour la plupart, 3aucoup plus petites que les hommes. La peau des naarels est assez douce, non-seulement chez les femmes et es enfants, mais même chez les adultes ; sous ce rapport, es Papous ne se distinguent donc pas des Européens^ comme l'ont prétendu beaucoup de voyageurs. La couleur de la peau est chocolat clair, teinte qui yarie, chez eux comme chez d'autres races, entre des limites assez amples, par une infinité de causes.
Le type dominant do ces peuples est le suivant : front bas et étroit, diminuant graduellement vers la partie . supérieure de la tète ; nez large et aplati, avec des narines ouvertes; la bouche large, avec une lèvre supérieure proéminente et un menton fuyant. Ils se font dans la cloison du nez, à travers les narines, un trou auquel les hommes suspendent d'ordinaire une pierre ou un fri^ment de coquillage; les femmes y introduisent un morceau 'de bambou de quinze à vingt centimètres dô longneur, orné de dessins.
Il est difficile, paraît-il, de se procurer des crânes entiers de Papous ; le voyageur n'a pu en obtenir que deux, et encore avec les plus grandes peines. Leur coutume est en effet d'enlever la mâchoire inférieure, qui se garde pré* cieusemcnt chez les parents du défunt. Le crâne des Pa- ' pous de cette côte est dolicocéphale (diamètre transverse, 77; hauteur verticale, 72); vu de profil, il parait assez proéminent dans la partie supérieure.
Une plus grande somme d'informations, spécialement géographiques, est due au voyage d'exploration du vaisseau de la marine britannique le Basilisk aux côtes sudest de cette grande île, sous le commandement du capitaine Moresby. Le Basilifik était chargé de réprimer le traitement abusif auquel les indigènes des côtes du détroit de Torrès étaient soumis par les pécheurs de perles;
NOUVELLE-CiUINÉE. '27 1
li sa mission plus tôt qu'on ne l'ayait préimandant résolut d'employer le surplus de , à compléter la reconnaissance inachevée du an Stanley sur cette côte. Le résultat a été pie la configuration de l'extrémité orientale e-Guinée diffère beaucoup de celle qui est 3S cartes, et en outre une baie magnifique rte sur la côte S. E. Les habitants de cette e de la grande île paraissent appartenir à -différente des Papous de la partie occidene par leurs dispositions morales et la dou* mœurs, non moins que par les traits et la physique.
e entre les races de la partie orientale et de lentale de la Nouvelle-Guinée a également . Wyatt Gill (bibliogr., n° 358), qui a écrit iressant de ses trois visites à cette grande L été assez heureux pour rencontrer les na- IX races sur différents points de la côte, et iter, par les informations reçues des misidents, la ligne de séparation des deux raie de séparation, sur la côte du sud, serait rivière Manumanu. Tous les indigènes du me, à l'ouest de cette rivière, appartiennent e ou Négrito (Négroïdes océaniens); tous rencontre à l'est -paraissent appartenir, par èrement cuivrée de leur peau, à la famille avec ces derniers que le capitaine Moresby 1 relation, et il parle en très-hauts termes >8itions hospitalières, de leur douceur et de I. Depuis ces rapports, un petit steamer, î évangéliste fervente, a été envoyé sur ces L la disposition des missionnaires, qui ont incipale dans les îles du détroit de Torrès, ent â même de compléter l'exploration de
272 OCÉANIE. (n* 354-364.]
la côte sud-est, de pousser leurs reconnaissances dans les rivières, et d'y choisir des sites convenables pour y fonder de nouvelles missions.
En même temps que les explorateurs anglais ont éXé ainsi engagés, au grand profit de la science, dans les es* plorationsdcTextrémitô orientale de la Nouvelle-GhiinéOi plusieurs groupes de savants appartenant à d'autres nations ont de leur côté poursuivi d'utiles et bonnes recherches dans la partie occidentale. Le docteur Meyer, naturaliste allemand déjà connu par ses investigations dans ''lie de Célèbes, a réussi à s'avancer à une distance considérable dans l'intérieur de Tîle. Il a traversé^ dit-on, l'isthme qui sépare la baie Geelwink de Tinlet Mac Gluer; mais jusqu'à présent nous n'avons vu aucune relation détaillée des travaux de cet entreprenant voyageur. Un naturaliste italien, le docteur Beccari, a effectué une plus longue investigation de la péninsule occidentale et des îles qui Tavoisincnt, notamment du groupe des lies Àrou (ci-dessus, à la bibliographie, n"" 359 à 362) ; et son compagnon di) travaux, M. d'Albertis, est récemment de retour en Europe, rapportant avec lui des collections d'une grande valeur dans presque toutes les branches de l'histoire naturelle, fruit de leurs communs efforts. On peut encore mentionner honorablement d'autres explorateurs italiens, M. Gerutti, notamment, qui a exploré, en 1870, les détroits compris entre la Nouvelle-Guinée et l'île de Salouatti, et le commandant Lovera di Maria, de la corvette Vettov Pisani, qui a fait, en 1872 et 1873, un nouvel examen des mAmes détroits et des canaux des îles Ké i't Arroii.
N'omettons pas do rapporter, quoique cette excursion nous éloigne de la Nouvelle-Guinée, que M. Mikluko- Maklaï, après son scvjour dans cette dernière terre, a fait un temps d'arrêt à la presqu'île de Malacca, où il dési« rait éclaircir imc question très-controversée, à savoir s'il
is l'intérieur de la péninsule des populations de
3 (Négritos, Papous?) à côté des tribus malai-
îttre où le voyageur russe rend compte de cette
3 près de deux mois est datée de Singapore, 13
voyage avait été entrepris avant la fin de la
les pluies, de sorte que M. Mikluko Maklaï eut
,iiir des forêts inondées, en ayant de l'eau jusqu'à
iture. La traversée du territoire de Djohor, de
à l'est (de l'embouchure du Mouar à celle de l'In-
. pris trente jours, quoiqu'une partie considérable
jet ait pu être effectuée en pirogue, et que les
3S de marche aient été de dix à onze heures.
bois où il (allait se frayer des sentiers, les marais,
rs d'eau, ont rendu très-difficile ce voyage, pen-
equel M. Mikluko Maklaï a eu à souffrir des
es des moustiques et d'une espèce de scolopen-