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MERS DU JAPON

tiquement Tordre de ses recherches dans ce pays depuis 1866 jusqu'en 1871. Les instruments que M. Staritzky possédait étaient nombreux : 12 chronomètres de table et 4 chronomètres de poche, un- cercle vertical de Repsolde, — le même qui avait servi pour les observations de Texpédition chronométrique Caspienne, — un instrument universel de Brauer, deux instruments pour observer le magnétisme, etc. Malheureusement il avait été impossisible de disposer d'un navire pour le service spécial de ses travaux, vu que les bâtiments faisant partie de la flottille de la Sibérie étaient constamment en croisière pour les besoins du pays, et M. Staritzky fut obligé de recourir aux bâtiments de passage dans ces eaux. De plus, M. Staritzky avait dû interrompre ses travaux en 1868 à la suite des désordres sanglants soulevés par les Manzi dans le midi du pays de TOussouri, désordres qui Tavaient forcé de prendre une part active à la défense du pays. Il y a eu d'autres obstacles encore, par exemple les glaces au milieu desquelles il s'est trouvé pris dans la partie méridionale de la mer d'Okhotsk, aux mois de juillet et d'août de l'année 1869, et qui l'ont tenu enfermé toute une journée. Travaillant sans relâche à son œuvre spéciale, et aidé par' les officiers de la marine et des troupes de terre, MM. Goldbach,' Krauskopf , Titov, Onotsévitch et autres, il a pu faire dans le courant de cinq années une grande quantité d'observations astronomiques qui lui ont permis de déterminer d'une manière précise la longitude et l'altitude de trente-huit points, dans un espace compris entre les 15« et 62* degrés de latitude nord, et les 120« et 160' degrés de longitude est. Quinze de ces points se trouvent sur notre côte de la mer du Japon en Mantchourie, douze dans l'Ile de Sakhalïn, cinq dans la mer d'Okhotsk et au Kamtchatka, trois dans les îles du Japon et trois dans les eaux de la Chine. « Ce sont nos ports méridionaux, a dit M. Staritzky, sur la rive mantchoue et à

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Sakhalïn, Nikolaïevsk, Okhotsk, Guijiga, Pétropavlovsk, Yokohama, Hong-Kong, Manille et autres. Ces trente-huit points ont été reliés entre eux par une transposition de temps sur dix chronomètres au moins , et pour les douze principaux points on a des trajets doubles et triples. Les jonctions sont mises en rapport avec les meilleurs travaux de ce genre , tant russes qu'étrangers , existant sur Tocéan Pacifique. Outre cela, ces travaux ont acquis de Tautorité par la détermination de la longitude absolue de Vladivostok, au moyen de l'observation de six éclipses d'étoiles par la lune. Ces éclipses , calculées par Tastro-» nome suppléant de l'observatoire de Poulkova, M. J. Curtazzi, au moyen d'observations de la lune faites les mêmes jours à Greonwich , donnent la longitude de Vladivostok à une seconde près. »

La déclinaison de l'aiguille aimantée a été déterminée dans vingt endroits différents , l'inclinaison dans seize et . la tension du magnétisme de la terre dans quatre.

M. Staritzky s'est aussi occupé de travaux purement hydrographiques, et a fait le relevé de sept mouillages dans la mer du Japon avec l'exacte détermination de leur profondeur ; dans ce nombre se trouvent le port de Konegda, découvert par lui dans la partie septentrionale do Sakhalïn, et l'île de Moneron, qu'aucun Européen n'avait visitée jusqu'à présent. Il a relevé aussi une partie considérable de la côte de Sakhalïn, sur une étendue de 100 lieues (5 degrés).

M. Staritzky a fait en outre une suite d'observations sur les grandes profondeurs de la mer. Les résultats ont prouvé que la mer d'Okhotsk a comparativement peu de profondeur. De seize points sondés dans différentes partics de cette mer, le plus profond n'a que 350 brasses^ tandis que les eaux voisines ont une profondeur immense. Dans l'océan Pacifique, à 200 lieues des lies Kouriles, le fond n'a pu être atteint à une profondeur de

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