MAROC TUNIS
800. Bzposé de la situation de rAlgérie. Rapport adresëé à M. le Président de la République sur la situation de rAlgérie, par M. le vice-amiral comte de Guetdon, gouverneur généhil civil. Betme Maritime et Coloniale^ févr. 1873, p. 378-398.
Situation politique, économique et financière. Le rapport est daté du SO octobre 1873.
SOI. A Handbook for travellers in Algeria. lond.^ 1873, petit in-8 (Murray).
Ouvrage dont celui de Piesse a fait principalement les frais.
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SOI. VfLLÉ (M.). Ëxj^lbrdtibh géologi({ué èfi Èeni ttl'zflb, dti Sahara et dé la région des steppes de ia ptovince d'Alger. Part» jl. N., 1873, in-4, &50 pages, 6 pi., 3 cartes, et 163 grarures dans le texte.
303. Grad (Ch.). Considérations sur la géologie et le régime des eaux dli Sahara algérien, à propos d'Une explohitioh de M. Tille et de quelques réoents' ouvragés. Bulleiin de la Sooiété de Gi^ graphie, déc. 1872, p. 572-600.
304. R. L. Platfair. Memoir on the hydrographical system of the freshwater fish of Âlgeria. Annals and Magaxihe of Natural hittory (Lond.), dée: 1871.
L'introdàctioh a été tradiiite dans 1« Ohbe dé O^nète, 4* oah. de 1872, avec cette annotation préliminaire : t CetraTail noQs a para si complet, que nous en avons accepté avec plaisir cette traduction, faite et annotée par un dte nos savatits naturalistes de Genèrd; •
306» V. Dbâbégàgâiz, capitaine d'état-tnajor. Le stid de la protince d'Oran. Bulletin de la Soc, de G^o^rap/ite, janvier et mars 1873| p. 5-38,246-271.
Travail hautement recommandable, le plus circonstancié et le plus important qne Fon ait jusqu'à plréseiit sur ta ebuflgti^atioii pbj^ sique des plateaux algériens.
306. Arnaud. Histoire des Oulad-Nul. l^evue iifricatnC) juillet 1873^ p. 300-312; sept., p. 374-390 (suite).
30t. A. Hanoteau, général de brigade, et A. Letodrneux, conseiller à la Cour d'appel d'Alget. La Kabylle et leâ cdUtumes kàbylés. Paris, I. N., 1872-73, 3 vol. in-8. 30 fr.
L'histoire, la géographie, la géologie, la philologie, le droit, ont fourni aux auteurs les éléments de cet important travail. Le premier volume appartient plus spécialement à M. Hanoteau; on y trouve une description physique très-complète du sol de la Kabylie, avec des indications sur les eaux niinèrales, les gttes métallifères, la flore et la faune de cette contrée. Les diverses industries kabyles relatives a la fabrication de l'huile et du savon, à la teinture de la laine et des cuirs, y sont étudiées en détail. La race, la langue, la religion, rhistoire de la Kabylie sept l'objet d'une série de chapitres intéressants. Le second volume est consacré à l'étude de l'organisation politique et administrative, aux mœurs, aux lois, aux usages.
M. Renan, qui a consacré un article développé a oe llvrto dans la Revue des Deux-Mondes du !•' septembre 1S73, a condensé son appréciation dans le passage suivant de son Rapport sur les travaux de la Société asiatique en 1872 :
t C'est une des gloires de notre active école d'histoire et d'exploration algérienne, d'avoir donné une solidité et Une étendue qu'on ne pouvait soupçonner il y a trente ans à ce qtie l'on sait de la rdôe berbère, d'avoir en quelque sorte mis en lumière son individualité, son extension, ses droits à l'existence, et d'avoir cçéé de la sorte, atitour de la grande ràcë indigène du nord de l'Afrique, un ensem-
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W tféCbdeé iiiidt»gato à «èUét dont Ui âiondé winiltique et le Bonde, indo-eoropéen sont Tobjet. Une grammaire, ndè écritare, Ae liiiéivttire, tine histoire, une religion, une législation. volU ce oui constitue rindividualHé d*ane race. La grammaire, récriture, la Siiéi'Atii^. l'histoire berl>èrè8| ont déjà été Tobjet d'excellentes re- «hèrcliès. St. HAtibteaa a bien recdeilli les faits essentiels de la |Munhiaire berbère (Kabyle et Touareg). L'épigraphie touareg ou li- Ii|r^è, grâce à MM. Rebodd, DatéyHcr, Faidfaerbe, Judas, Halévy, LetoumeUz, a fliit de rapides progrès. Si le mot littAratare peut Itte appliqué à dne race si peu littéraire, M. Hanoteau nous a donné ee qa*ona dé ilttëratilre berbère, c'est-à-dire quel(}ues chants popu-
. laim. M. de $Iàne à tiré d'Ibn-Ûiàlddun ce qu'on sait de l'histoire Aé cette Hicë obstinée. Restaient la religion et la législation. La
. tiëllle religion africaine a été à peu près complètement oblitérée |Mtf ilsUm ; on n'a guère pour la connaître ({ne les textes des auteurs gifècs di latins. Quant aux lois, aux coutumes, partie d'ordinaire si ttoàêe de llhdiTidualité ethnique, cet ëlénient essentiel est très-bien eOBJbëlré chez les Kabyles. Tout en se nlontrant, sous le rapport du dogime, deë musulmans Irréprochables, les Kabyles, dans un grand ntalbre de cas, s'écartent des prescriptions de la loi civile du Coran, Aiâttî, AVeh iieaùebup de setts, Ij^e cei prescriptions ont été faites tonf dh pays tfès-diflëi'ent dd leur et pour un peuple qui n'avait pas bur ioainiire de yivte.... •
306. Le Rév.' P. J. B.' Creusât. Essai de Dictioiinairo français- Jubylfi (Zouàoua)^ précédé des éléments de cette langue. Alger j 1873, in-8^ lix-^74 pages.
309. *P' Rbboud. Recueil d'inscriptions libyco-berbères, avec 25 pi. et une carte de la Clieffia. Paris, 1873, in-4, 51 pages. (Extrait des Mémoires de la Société française de Numismatique et d'Ar-
Voir le tbme IX de \*Ànnie géographique, p. 2Ô3.
àlO. Ë. lilERCiËR. Les Arabes d'Afrique jugés par les auteurs mufulmans. Revue Algérienne, janv. 1873 (n» 97), p. 43-56.
311. Un épisode de l'insurrection kabylo do 1871. RevUe des Deux- Mtthdes, !•' déc. 1873.
Noas mentionnons ici un souvenir anecdotique tout à fait étranger à notre cadre, uniquement pour en détacher la page suivante dans laquelle refûcace et vraie politique de notre culonisation algérienne, la seule vraie, la seule efficace, est admirablement résumée :
• A la fin de 1845, le maréchal Bugeaud, partant pour réprimer ie soulèvement général provoqué par Ahd-el-Kadcr, écrivait au maréchal Soult : • Nous avons alfaire à un pi^uple énergique, persévérant et fantastique ; pour le dumpter, il faut nous montrer trèsénergiqnes, plus persévérants que lui, et, après l'avoir vaincu i)Insieofs fols, comme de tels etTurtâ no peuvent pas toujours se renouveler, il faut,coûteqnccoiUe,rcnlacerparnnc population nombreuse, éoei|{ique et fortement constituée, liurs de cela, il n'y aura que des eiforts impuissants et des sacnûceb qu'il faudra toujours rccommeneè^ jdsqu'à ce qu'iine grande guerre européenne ou une grande
eatastro|»he en Algérie noue force d'abandonner ane conquête que nous n'aoront paa su consolider. »
fl Enfin le maréchal duc de Malakoffs'ezprimaitainiidans la séance du Conseil supérieur du 7 octobre 1861 :
« Tout nous commande de fixer en Algérie une population européenne nombreuse et forte, d'abord pour transformer le sol, ensuite pour le eonsenrer. L*eflbctif de l'armée ne pourra pas toujours être maintenu à son chiffre actuel. U faut prévoir le jour où il sera diminué, et mettre dès lors nos établissements en état de se défendre eux-mêmes. Pour cela, il n'est pas indifférent que la population européenne soit placée au hasard; il faut qu'elle occupe les points stratégiques,' les grandes ^oies de communication, et qu'elle s'y développe avec sécurité et liberté. • Ce sont là toujours les deux termes du problème algérien : la domination assurant la sécurité, la colonisation mettant la sécurité à profit pour diminuer le plus possible les charges, les frais et les incertitudes de la domination. En résumé, l'avenir de l'Algérie n'est que dans l'accroissement numérique des colons européens, qui représentent la supériorité d^ntelligence, de travail et de patriotisme. Le jour où une nombreuse et forte population européenne assurera la sécurité et imprimera sur le sol algérien la marque ineffaçable de notre civilisation, ce jour-là la France verra ses sacrifices payés au centuple, et trouvera dans la prospérité et le développement de sa colonie, outre une légitime satisfaction d'orgueil, un nouvel élément de force et de grandeur. »
312. E. Thaiiner. Six semaines dans TAtlas; notes d*un touriste. BruxeUet, 1872, in-16j yni-235 pages (Muquardt).
313. D' LiAUTAUD. Notice topograpbique sur Bouzarea. Alger, 1873, in-8, 48 p.
314. Revue Africaine, journal des travaux de la Société historique algérienne. Dix-septième année. Alger, 1873, in-8.
Il parait un cahier de deux mois en deux mois. Voici le relevé des principaux articles des six cahiers de 1873, en ce qui touche le plus particulièrement à l'ethnographie et à U géographie : Gh. Féraud, documents pour servir à l'histoire de Bône ; Guin, notes historiques sur les Adaoura ; E. Mercier, les Arabes d'Afrique jugés par les auteurs musulmans; E. de La Pritnaudaief les villes maritimes du Maroc ; Arnaud, les tribus cheurfa (nobles) ; du même, Histoire des OuladNaTl; etc.
315. H. DuvETRiER. The progress of discovery, south of Algeria, 1859-1872. Highwayt de Londres, juin 1873, p. 93-98, avec une carte.
Morceau d'histoire géographique très-intéressant et très-complet. Dans cet aperçu général, les voyages et les observations scientifiques de M. Henry Duveyrier lui-même réclament une place que la modestie de Tauteur a plutôt amoindrie qu'augmentée.
316. A. PoMEL. Le Sahara. Observations de géologie et de géographie physique et biologique, a?ec des aperçus sur l'Atlas et le
ALSÈBOm 257
ty et diieafltion de ThypoUièse de la mer Saharienne à flIpoqiM pcttilstorique. Alger, 1873, in-8, 139 pages (AiUaiid).
PabUeatkm de te Soeiété de Climatologie d'Alger.
317. La oomte Gobut dTAlyiblla. Sahara et Laponie. I. Un mois au gfld de TAtlas. Jl. Un voyage au cap Nord. Paru, 1873| gr. lB-18y 307 pages, ayec gray. 4 fr.
118. Bcbait du Rapport de M. le général de La Croix, commandant la diyiaioQ de Constantine, sur la marche de la colonne du génénl de Gallifet, d'Ouarglâ. à el-Goleah, pendant les mois de déoembre, janvier et février derniers. J<mmal Officiel, IX man 1873.
— Notes et documents divers sur cette expédition, dans le Bul- M» de la Société de géographie, mars.
319. Carte particulière de la côte septentr. d'Afrique, 17* feuille, partie comprise entre Alger et Dellys. Dépôt de la Marine, lln^73 (n* 3043).
— 8* feuille. Partie comprise entre Dellys et le cap Sigii (s* 303e).
— 9* feuille. Partie comprise entre le cap Sigli et Djidjelli (11-3029).
— 11* feuille. Partie comprise entre le cap Bougaroni et le eapAzin (n« 3061).
^ 13* feuille. Partie comprise entre le Tonkoust et le cap Rosa (n*3024).
SO. Carte de TAIgérie, publiée par le Dépôt de la Guerre. iN" 80. feuille de Medeah (au 80 000*). Paris, 1873.
Premiàre feuille de la nouvelle carte de nos trois provinces algériennes. Ella est au 80 OOO*, c'est-^-dirè à la même échelle que notre carte delà France dite de l^tat-Major; mais la gravure s'est bornée an traeé des courbes pour le figuré du terrain. Il est profondément regrettable que, par des raisons d'économie, sans doute, on renonce cette fois à donner à la science non pas seulement une œuvre géométriquement exacte, mais aussi une œuvre artistique. D'un autre e6té, on y gagnera beaucoup, nous l'espérons du moins, en célérité d'ezéention.
311. Perribr (Amelia). A Winter in Marocco. Lond. 1873, in-8, 364 pages. (King).
332. G. RoHLvs. Mein erster Aufenthalt in Marokko, und Reise siidlich vom Atlas durch die Oasen Dra*a und Tafilet. Bremen . 1872, in-8, 470 pages. 10 fr. (Kûhtmann).
Le voyage dont M. Rohlfs reprend ici la relation complète a eu lien en isei. Les principaux résultats en étaient déjà connus par les pohUcations des MUtheikmgen.
L*ANNÉS GÉOGR. TIT. 17
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323. 6. Maw. Notes on the ^oKdogy of the ptoin of Marokko and the Great Atlas. Quarteriy Journal of the eeohg. Sod, XXVIII, n" 1 10, p. ftârl02, avec une coup^. l<md,j 1872.
324. £. CossoN. Note sur la géographie botanique du Maroc. Parisj 1B73, in-â. '(Ëitrait du Bulletin de la Soc. botanique de France)^.
325. E. DE Là Primaudaib. Les villes maritimes du Maroc. Commerce. Navigation. Géographie comparée (suite). Revue AlgérietiM, n- 97, 98, 100. 1873.
El-Araîcb. Mamôra. Sla (Salé). R'bat (Rabat). '.Mansoria. — Voir le précédent volume de V Année géographique, p. 60, n« 42.
326. Ad. Legrand. La Tunisie, étude historique. Paris, 1873, in-8, 63 pages.
3 1. Études physiques et géologiques sur l'Algérie et le Sahara
algérien.
Le travail de M. Pomel sur le Sahara a reçu en 1872 une médaille d'or dans Tattribution des récompenses honorifiques distribuées lors de la réunion à la Sorbonne des délégués des Sociétés savantes de la France. Nous n'essayerons pas de substituer notre appréciation au jugement plein de compétence et d'autorité du savant rapporteur ' : .3,
ce Sur la terre algérienne devenue française, les investigateurs étendent chaque jour davantage le domaine de la recherche scientifique. Il ne s'agit plus seulement du littoral de l'Algérie; on a franchi l'Atlas, on a pénéti'é dans le grand désert : le Sahara.
« Le désert! chacun s'en fait une image d'après des récits ou des légendes où la poésie a une part plus grande que la réalité. En imagination, le Sahara est une mer de
1. Ém. Blanchard, de l'Institut. Rapport sur les travaux scientifiques des membres des Sociétés savantes des départements pendant Tannée 187Î.
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ttblei 1)0 loin en loin parsemée d'oasis où jaillit un peu d^Ém fraîche, où s'élèvent des bouquets du palmier magnifique qui porte les dattes. En rêve, on voit toujours, duM. l'espace empourpré par le soleil couchant, la longue caravane qui s'achemine avec lenteur vers des contrées pleines de piystères pour les Européens; les fils de Mahomet et des noirs de TAfrique entourant les chameaux pesamment chargés. La scène est d'autant mieux présente à l'esprit, que mille fois elle a été reproduite par la peinture. Volontiers encore on se figure la caravane assaillie par la tempête ; la chaleur accablante, les nuages de poudre que soulève le simoun obscurcissant la lumière du jour, les chameaux accroupis dans la poussière, les homipes couchés sur le sable pour ne pas être suffoqués. Une faut pas en douter, la tcçipête est effrayante au désert, mais le Sahara n'a nullement le caractère indiqué dans les livres de géographie. « L'œuvre de la science commence : d'habiles ingénieurs comme M. L. Ville * et M. Vatonne ', reconnaissent la stiucture géologique trèscomplexe de certaines parties du Sahara ; un niveau en général bien supérieur à celui de la mer est constaté. Des savants comme M. Martins, M. Desor et plusieurs autres, visitent quelques points du désert. L'idée d'une immense sur&ce à peu près uniformément couverte de sable n'est pas abandonnée. La présence de lacs salés, le sol imprégné de sel, la rencontre de quelques coquilles d'un mol-
J lusqne qui vit dans la Méditerranée (Cardiimi edulé) semblent une révélation. A une ('époque peu ancienne, dit-on, le Sahara était une mer intérieure. Cette opinion
^ conçue trop vite, est d'abord accueillie avec faveur ; on se plait à voir par la pensée une jxai-tie du monde sous un aspect bien différent de celui qui s'offre au regard. Pour
1. Yùyage (Texploration dans le Hodna et le Sahara, 1864, par M. Lu4ovic Ville, ingénieur en chef des mines. 3. jàiisitm de Ghadamès.
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ceux qui ont observé un coin du désert, et qui supposent la surface entière semblable à ce petit espace, tout est expliqué de la façon la plus naturelle. La mer était peu profonde ; Peau s'est évaporée sous Tinfluence d'un poleil ardent ; les sables, l'argile, les cailloux roulés ont élevé 1q fond ; les derniers vestiges de la mer saharienne sont les lacs salés dont le niveau est un peu au-dessous de celui de la Méditerranée; le grand lac Fejej, situé près des côtes de la Tunisie, est à faible distance du golfe de Gabès, et, sans s'inquiéter si le relief du sol entre le lac et la mer autorise une telle présomption, on imagine que la communication a dû exister sur ce point.
« Dans ces dernières années, les explorations se sont multipliées et fort étendues ; des recherches ont été poursuivies avec méthode, et le résultat renverse absolument ridée qui avait séduit et charmé quelques esprits. M. Pomel, de la Société algérienne de climatologie, a rassemblé les observations éparses ; il a reconnu lui-même des faits concluants ; aujourd'hui, tout vient attester que, pendant la période quaternaire, il n'a jamais existé de mer saharienne. Sur l'étendue qu'on appelle le désert, il y a plusieurs bassins séparés par des reliefs considérables ; au centre on rencontre un massif dont les sommets atteignent la hauteur de deux mille mètres. L'élévation moyenne du Sahara n'est pas estimée à moins de quatre à cinq cents mètres au-dessus du niveau de la Méditerranée ; seules, quelques dépressions sont inférieures à ce niveau. Les alluvions quaternaires couvrent les plus vastes espaces ; le sol, de sable et de limon, est durci à la surface par une sorte de ciment calcaire. Les restes organiques observés dans ces énormes dépôts sont des débris de coquilles terrestres ou fluviatiles. Rien, absolument rien d^ la mer. D'après les évaluations les mieux justifiées, les dunes n'occupent pas plus de la neuvième partie du désert ; elles sont moins anciennes que le terrain d'al-