CHILI
S %r Une dxeimion topographiqne à l'extrémité sud do la rt publique
chilienne.
Nous trouYcms dans l'dxcelleiit journal géographique que M. Cléments Markham publie depuis deux ans à lioiidres sous le titre de H'ighways^ un compte rendu des opérations du capitaine de corvette Yidal Gormaz dmiifl le S. du Chili; nos lecteurs ne nous sauront pas mauvais gré de reproduire ce morceau, qui touche à un pajB peu connu.
Dans les premiers mois de Tannée 1872, le capitaine de marine don Francisco Vidal tiormaz a reçu du gôuirernament chilien la mission d'explorer la baie de RelonCK^i, située à Textrémité méridionale du Chili proprement dit, vis-àrvis de Tile de Chiloë. Le nouvelle ville de Bfbntty avec son port, est assise au fond de la baie. Après avoir fait la carte de ce large et beau bassin, les explorateurs attaquèrent, au mois de février 1873, la reconnaissance du lac de Llanquilmé, situé à 25 kii. vers le N. de ^la ville de Montt, au pied dos volcans do la Cordillère méridionale, et dont les eaux s'écoulent au S. 0. directement dans la mer par la rivière Alaulliii, dont l'embouchure est au 41'» degré 40' de latit. S. Malheureusement les rapides (|ui coupenL le lit do la rivière n*en permettent pas la navigation. Le panorania dos bords du lac, avec Thorizon qui Toncadro, ost spleiidido. Aiijourd%ui de nombreux colons cultivent cette région extrême, déserte il y a vingt ans à peine.
Le Llanquihué est le plus méridional d'une longue chaîne de lacs qui commence au N. à Villa Rica et qui borde la pente occident-ile des Andes; sos eaux baignent en quelque sorte le pied des volcans d'Osorno et de Calbuco, géants dont le front est couronné de neiges étemelles. Le lac est à 43 mètres au-dessus du niveau do la
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mer; c^est la plus grande nappe d'eau de la républicpe du Chili. Sa longueur est de 25 kilomètres, sa largeur très-peu moindre, et sa profondeur considérable; les eaux sont claires et douces. Le climat est saluhre, le sol fertile dans les parties qui s'étendent au S. et à l'O., et les pluies abondantes.
Ce beau pays, entre Valdivia et la baie de Reloncavi, est la terre classique de l'Araucana. C'est dans cette région que s'élevèrent les anciennes villes espagnoles de Villa Rica, d'Osomo et de Giudad Impérial, qui furent détruites par les belliqueux Araucanos ; c'est là que se livrèrent les combats héroïques décrits dans les pages d'ErciUa. Par l'établissement de Port Montt, le gouvernement chilien a tourné le flanc du territoire araucan ; les coloniesflorissantes qui suivent la chaîne des lacs achèveront pacifiquement la prise de possession d'un territoire où durant trois cents ans quelques milliers d'Indiens ont tenu en échec la toute-puissance de l'Espagne.
S 3. Achèvement de l'histoire physique du Chili de M. Claude Gay.
M. Claude Gay vient enfin de terminer le grand ouvrage qu'il a consacré à la description historique et physique du Chili; le dernier volume, présenté à l'Académie le 21 avril dernier, était accompagné de la lettre suivante, qui est un document d'histoire scientifique.
J^ai rhonneur de présenter à TAcadémie le dernier volume de mes publications sur le Chili. Comme ce grand ouvrage est pubhé en langue étrangère, peut-être ne sera-t-il pas inutile de donner un aperçu des différentes matières qu^il renferme.
VHistoria fisica i politica de ClUle est composée de trente volumes, y compris deux atlas in-folio de 333 planches, dessi» nées, gravées et coloriées par nos premiers artistes de Paris. Le gouvernement chilieq et le public ayant contribué pour une bonne pari à ses frais d'impression, il était naturel qu'il fût publié dans la langue du pays, c'est-à-dire en espagnol.