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LE SOUDAN. — M. DE BEURMANN

Tespoir des organisateurs de cette grande entreprise scientifique. Elle avait dû, on le sait, reprendre les explorations du malheureux Vogel, et compléter, pour la Nigritie orientale, les découvertes de Barth et de ses compagnons dans le Soudan central. M. de Beurmann, après avoir traversé le Fezzan et y avoir recueilli de nombreuses observations, était arrivé à Kouka, la capitale du Bornou, au commencement de septembre 1862. Il voulait continuer immédiate* ment son voyage pour le Ouadày, en contournant au sud le grand lac (le Tchad) ; mais à ce moment-là même on recevait par les caravanes des nouvelles peu rassurantes de l'intérieur, où des troubles graves avaient éclaté. Force fut donc à notre voyageur d'ajourner sa tentative. Pour utiliser cette inaction forcée, M. de Beurmann fit une excursion dans la direction du sud-ouest, vers des contrées montagneuses encore peu connues , quoique Vogel les e&t déjà visitées en 1855.

Cette course ne fut pas sans résultats ; mais M. de Beurmann y contracta les fièvres du pays, et il revint fort affaibli au Bornou, vers le milieu de décembre. Il se remit pourtant rapidement. Le 26, il partit définitivement pour le Ouadày, s'étant décidé cette fois à essayer une autre route, par le nord de Tchad. Mais, volé et abandonné quelques jours après par deux de ses serviteurs indigènes, il lui fallut revenir à Kouka. Un certain temps s'écoula avant qu'il pût se remettre en route. Puis les nouvelles que jusqu'alors on avait reçues de lui assez fréquemment à Tripoli par les caravanes, cessent complètement.

Des lettres du consul anglais à Tripoli avaient déjà transmis, au mois d'août dernier, des rumeurs fort inquiétantes sur la cause de ce silence ; ces rumeurs se sont malheureusement confirmées. A la date du 20 septembre, un courrier, arrivé du Bornou à Mourzouk, venait d'y apporter la nouvelle qu'une caravane arrivant du Ouadày avait annoncé à Kouka que le chrétien qui allait au Ouadày

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Parmi les explorateurs do en est un à la fois glorieux ( Je docteur Barth. Pendant s fait de l'Afrique centrale sa a silloimé, sur d'immenses é cale qui a dévoré tant d'Ulustr à tous les dangers, aux dangei de la barbarie. Il a pu reveni des plus riches moissons qu'u cueillies ; il en a publié une gi jeune encore, il suit d'un œil a taUves qui se succèdent en Afri seils Ipo i-Ui. — . j

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