Nilagbiri, les montagnes Bleues
uiave iiMgiofi eetatMe situé
le Dékhan, d'innombrables sang que U racr du sud, m manique n'a pas atteintes ou mératioQ des travaux qui se recherches formerait dès & pft Cet ensemble déjà si coDsidA logiCpesa'apaseu seulement | préciser ootre couuaissance de qai eu est sortie s'est répandui toiTtt indigène, et elle en a écl inattendu. La race que par son qualifier d'aborigène, je veux di pulatioDs tamoules ou dravidien (voyez le n" 267 de notre biblid, bien que les tribus incultes de n'a ni monuments Ui traditions t pritûordiales : c'est dans sa < duis la tiature de ses idiomes che&t aux races libéto-mougolii] ses origines sont écrites. Mais '.
provinces du Gange, cette rar»
l'ethnographie de l'inde. 231
livres vénérables, d*eQ avoir pénétré la langue dont les Brahmanes seuls conservaient la tradition, de les avoir fait entrer dans le cercle lumineux de la critique européenne, de s'en être approprié le contenu par de profondes études, d'ea avoir enfin compris le caractère et la portée qui dépassaient de beaucoup la perception étroite où se renferme l'exégèse exclusivement grammaticale ou religieuse des commentateurs indiens. Ces antiques invocations religieuses qui constituent le Rig Vida ne sont pas une histoire ; mais les indications historiques y abondent. Composées et prononcées au sein même des tribus par les Sages et les sacrificateurs, elles nous apportent Técho, et Ton peut dire Témotion encore vivante des événements qui en furent l'occasion. Or, au point de vue de l'histoire, ce qu'on y reconnaît en quelque sorte à chaque ligne, le voici : On y voit en présence deux races ennemies, deux races que tout sépare et que tout distingue, le sang, les traits physiques, le culte, la langue, les habitudes. L'une de ces races est étrangère : c'est une race conquérante qui envahit- le pays, qui s'y fraye sa route et s'y crée des établissements les armes à la main ; ce sont les Âryas, comme eux-mêmes se nomment, le peuple dont la langue est le sanscrit ; ce sont les auteurs des invocations védiques , où eux-mêmes se dépeignent comme une raceaU teint blanc, « au nez saillant, » aux traits réguliers. L'autre race est le peuple autochthone, celui qui occupe le pays qu'il défend pied à pied contre les Aryas, les Dasyous ou « gens du pays, » « les ennemis*, » comme ceux-ci les appellent, peuple « au teint foncé, » « au nez camus, » aux habitudes rudes et grossières, selon le por-
1. Dans le sanscrit classique, déçya signifie provincial ^ ce qui est du pays. Dans le dialecte de Kachmîr, daisch signifie aussi un paysan, un homme du sol Dasyou est le même mot que Tirànien daqyou des inscriptions nkhéménides, qui signifie pays^ province. Quant au sens d'ennemi qui s'attache également au radical, on peut le déduire du grec ôdîo; qui a cette acception.
tntt qu'en Cont ks hymnes. Cet utagonHM «e perpétue, tout co se d^placuit, à HmTen las périoda mcoeKÏTC* de U litténtnre hindoue. Lonqne les Aiyns, poorsnivint lettr mirehe euTahissute. >oot pmée du « psys des Sept- Fleofci ■ (le Pendjab actoel) dûu la contrées dn Gange; lenqa'ils sa lont fixés i dûnanie duu cet étafaliaaeaiaat final, qn'i's y sont derenDs on penpie agricole, qu'ils y ont bit! de grandes et belles dléî, et y ont toodi de poîssantes monarchies ; lorsqu'ils sont devenos, en un mot, cette nation riche, savante, raffinée, qoe dépdgoent les Gne» qni les visiièrent après Alexandre et qui m dépeint all»méme dans sa littérature, alors Is portrait qoe les duntics védiques font des Du^ous dans les Hyomes est transporté par les poètes brahmaniques, par les aatears des grandes épopées, aux tribus du sad. Voici en quels termes de profonde horreur le RÂmi^ana parle, en hs flétrissant du nom de RAkcbasas, des tribus barbares qui habitaient les sombres foréls de Tlade centrale, entre le Gange et le Dékban : < Les RAIcchasas, qui se nourrissent de chair humaine, monstres qui revëteat toutes les formes, demeurent, avec les bétes féroces, dans cette vaste forêt. Ils poursuivent les pieux solitaires dans leurs retraites. Ces êtres informes et hideux manifestent par toutes sortes de cruautés et de persécutions redoutables leurs abominables dispositions. Ces vils aoàryas ' nous poursuivent des plus grands outrages. Chaugeant à volonté de foime et se cachant dans les bois, ils se plaisent à eSirayer les pienx solitaires: Ils leur enlèvent les cuillers et les vases qui servent aux sacrifices, ils souillent les offrandes que la flamme a épurées, ils tes maculent de sang. Ils poussent d'affreux hurlements aux oreilles des fidèles. ■
L'immense forêt de Dandaka, où demeurent les RAkch::ias, ■ mangeurs de chair humaine, > est précisément la
1. Ttrmfl de miprii tupréme. ■ Qui n'eit pa$ irjn. > Mot compoti qui H forme, oûmm«iUiul«grec, pu l'a priutif.
ANTIQUITÉS DE l'INDE. 233
région montueuse et boisée du Gondvàna ou pays des Gonds^ où nous conduit le major Campbell. Les Gonds ne sont assurément pas anthropophages; mais les sacrifices humains sont un des rites les plus habituels, et, selon eux, les plus efficaces de leur grossier fétichisme. Cette^ horrible coutume avait été signalée depuis longtemps ; mais il n*y a guère que vingt-huit ou trente ans que Tadministration britannique de Madras songea sérieusement à y mettre un terme. Des missionnaires et des agents civils y ont été employés sans beaucoup de succès. Le pays est vaste, les forêts profondes, et le peuple y a toujours conservé sa sauvage indépendance. C'est une mission de même nature qu'a eu à remplir le major Campbell. Il y a déployé une grande énergie, et son livre en expose les résultats. C'est, au total, une relation extrêmement curieuse, par les observations et les faits qu'elle contient sur une des parties de rinde les moins accessibles et les moins connues.
S 3. Études et pablications sur les antiquités de Tlnde, sur la linguistique,
la chronologie, etc.
Il n'est pas possible, dans l'état des études indiennes, de laisser en dehors de la géographie proprement dite les investigations plus spécialement archéologiques, ethnographiques et linguistiques, dont le résultat général est d'éclairer la géographie historique de la Péninsule aussi bien que sa position actuelle. Je viens de montrer par un exemple à quel point les investigations purement ethnographiques ont contribué puissamment à éclairer l'histoire primitive; de tous les textes sanscrits, scrutés, édités ou traduits par les indianistes, on peut dire qu'il n'en est aucun, quel qu'en soit le caractère spécial, qui n'ait contribué et ne contribue plus ou moins, directement
]. M. Camptell écrit khond. On ne peut guère fixer une orthographe certaine dans des langues non écrites.
S84 Asn.
ou indirectement, à la restitotion si ntarvt^lêuseiinent rapide, et aujourd'hui sinon toAt^ilé, àb moihs fart avaDcée, de Tlnde ancienne, y comprié sa pnfld géôgrft)Aie indigène dont la nomenclature actuelle n^est qu'tmn affreuse corruption, commencée par les dialectes pitnrfnciauz, continuée par les dominations musulmanes, achefée par les Européens, et surtout par les formes étranges de l'orthographe anglaise. C'est qu'en eflbt, à défaut d'oiH ▼rages spéciaux d'histoire et de géographie qw il*a Jamais eus l'Inde brahmanique, il faut chercher lés dotonéta histo>^ riques et géographiques là où les Brahmanes les ont mîM et sous les formes dont ils les ont enveloppées, dans leurs grands poëmes, dans leurs Pourânas, et même dans leurs innombrables traités de philosophie et de grammaire.
Sous les rapports les plus généraux des études anciennes, Touvrage commencé en 1858 par M. J. Muîr, et que son savant auteur poursuit activement (u*» 258), rendra de très-grands services. M. Muir s'est proposé de tirer des anciens écrits brahmaniques, en remontant jusqu'aux Védas, et de classer méthodiquement dans une suite de volumes, tous les textes qui se rapportent aux traditions antiques, à la religion et aux transformations du culte, et enfin aux doctrines diverses des écoles philosophiques. C'est une vaste concordance religieuse, historique et philosophique, faite pour attacher profondément quiconque voudra suivre, sous les formes légendaires et mystiques dont elles s'enveloppent ici fréquemment, les phases de l'histoire intellectuelle d'une des nations les plus remarquables du monde. Le premier volume de M. Muir* >e&t consacré aux éléments de l'étude des castes ; le deuxième ^ aux origines des Aryas de l'Inde, et à leurs affinités avec les branches occidentales de la race Arienne^ sujet dont l'énoncé seul annonce l'intérêt, et que l'auteur