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LES GRANDS POÈMES DE L*INDE

a éclairé de tout son pouvoir en groupant autour de chaque question les vues et les développements de Térudition allemande. Le troisième volume ^ est spécialement consacré aux doctrines védiques, y compris les exégèses iniicnnes; le quatrième volume, enfin, celui dont Tappa* rition est récente, a pour objet la comparaison des doctriaes védiques avec les idées que le brahmanisme et ses diverses sectes se forment de leurs principales divinités. On peut juger par ces seules indications combien le cadre que s'est tracé Tauteur est large ; mais il faut le suivre dans son travail pour voir avec quelle science il Ta rempli.

Une autre entreprise non moins vaste, et dont Tutilité, aussi bien que la grandeur, seront peut-être encore plus universellement appréciées, est celle que vient d'aborder courageusement M. Hippolyte Fauche, la traduction com* plt te du Mabàbhàrata ! — tâche véritablement titanesque, devant laquelle avaient reculé jusqu'à présent tous les indianistes de la France, de TAllemagne et do l'Angleterre. Il suffit, pour en comprendre l'étendue, de rappeler que cet immense poëme compte 220 000 vers presque doubles de nos alexandrins, et qu'il se compose de dix-* huit livres ou chants dont chacun a presque l'étendue de l'Iliade. M. Fauche a préludé à celte œuvre effrayante par la traduction entière de Ràmâyana et de quatre ou cinq autres volumes de poésie indienne, où il a fait preuve à la fois d'une parfiite connaissance de la langue brahmanique, d'un zèle infatigable et d'un dévouement à toute épreuve.

M. Fauche est soutenu dans sa nouvelle entreprise par le sentiment du grand service qu'il va rendre à la science. Car, il faut bien le dire, ce qui fait pour nous l'importance de cette prodigieuse épopée, ce n'est pas de posséder dans notre langue un poème d'une étendue démesurée où bien des choses étonneront notre goût, pour lequel la proportion

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