‹ L'Année géographiqueChapitre 160 sur 236 · Inditchf ÀlterlIiiimikuade.'Boan, 1847-63, 4 toI, io-S · texte numérisé non relu

Inditchf ÀlterlIiiimikuade.'Boan, 1847-63, 4 toI, io-S

1. Ln volumineuse et IrËs-imporiaole relation de Utouen-tiKcng a élii traduite en rnaçiis par 11. Stanislas Julien, notre grand «inologue (Paris, 1B67-5S, Z roluinei)^ et Doa»-mBiiM, 1 la demanda du

l'inde au hoten Age. S4l

tiré d'Albtroâni, de Maçoûdi, d'Ibn Haukal, de l'Isthakhri, de l'Edrisi st du voyageur Ibn-Batoûta. Le morceau se termine par un court aperçu du commerce de l'fn'Je au moyen âge.

A ce dernier sujet se rattache étroitement l'intéressant mémoire du docteur Kunstmann de Muaich snrla connaissance que l'Europe eut de l'Inde au quinïième siècle (n*265). Le docteur Kunstmann a depuis longtemps porté ses recherches sur l'histoire commerciale et géographique de cette mémorable époque, et il a donné sur ce sujet toute une série de travaux qui sont imprimés dans le Recueil de l'Académiede Bavière. Le mémoire actuel présente un aperçu, d'après les documents originaux, des courtes relations que l'on eut alors non pas seulement de l'Inde, mais de toute l'Asie orientale, tant de la bouche de quelques envoyés du Cathai qui vinrent en Italie vers le milieu du quinzième siècle, que de plusieurs marchands italiens qui avaient été dans l'Inde et au delà par la voie d'Egypte. Le plus important de ces récits et celui de Nicol6 Conti de Venise, dont la narration fut recueillie de sa propre bouche par le célèbre Poggio qui la consigna dans son livre de Varietaté forluna; publié pour la première fois en 1723 par Jean Oliva de Bovigo (Oliva Rhodiginus). M. Kunstmann a reproduit, d'après la publication assez rare de 1 TS3, le texte latin de la re'alion de Conti, en y joignant pour les noms géographiques les variantes des anciennes versions espagnole et italienne. Les courses de Nicole Conti dans l'extrême Orient ont eu cela de particulièrement important, qu'elle inspirèrent en grande partie, aussi bien que les relations de Marco Polo, la lettre célèbre du cosmographe Toscanelli, laquelle eut, comme on sait, une grande influence sur les idées de Christophe Colomb quant à la

savant traducleur, nous y avons jaial une carte où l'itinéraira du voyageur est tracé , arec ud Hémoira conaidtrable (dont il y ■ eu un tirage & part) où cet itinéraira est tntlysé.

l'annék oéooh. u. W

le Code de lUnou (q* »9}. )

tout ce que je puis faire, n'a procurer. Je n'apprendrai r:

de l'Iode antique eo rappela ritabic tableau politique, r monarchies du Gange, est u valeur pour la cocnaîssance > c'est-à-dire antérieurement ëre; mais peut-être ue sen pour ceux que le sujet intére temps une analyse dévelopf connue, de cet antique moD a deux ans, dans une de nos dans ce morceau à faire ress document, au point de vue d des Âryas dans le bassin du Le colonel Cunningham s activité la mission à la fois a dont j'ai fait connaître l'an i rappÂerai seulement que 1' sion est d'explorer les vesti qui subsistent encore dans

EXPLORATION ARCHÉOLOGIQUE DE l'iMDE. 843

rio chinois Hiouen-thsang. Un premier rapport très-développé, comprenant les opérations de décembre I86I à mars 1862, a éié adressé au gouvernement de l'Inde par le savant explorateur, et publié dans h Journal de la Société asiatique de Calcutta (□" 262). Le colonel a commencé ses investigations par l'ancien Magadha, (la partie du Béhar au Sud du Gange), qui est la teiTe sainte par excellence des premiers sectateurs de Çàkyamouni. Sa tÂche, ici, était bien préparée par des travaux antérieurs, par ceux du major Kittoe, notamment, qui arendu de nombreux et signalés services à l'archéologie indienne. Le colonel a repris ces travaux et les a complétés ou vérifiés sur nombre de points. Il a examiné ainsi Gaya, Bouddha-Gaya, Ghiriek, Radjghir(Râdjagrtha), toutes localités profondément consacrées par les traditions et les monuments bouddhiques, outre neuf ou dix autres sites d'anciens cloîtres (Viharas) de la même province; puisil a franchi le Gange pour visiter d'autres lieux signalés par leurs vestiges ou leurs souvenirs, notamment Bessârh, site de la célèbre Va'jçâll, Kasla, emplacement reconnu de Kouçinagara, où mourut Cikyamouni, Bithari, où il y a des restes très-intéressants; et enfin Sârnâth, près du Bénarès, qui posséda, au temps de la splendeur de la religion du rérormateur, un des collèges bouddhiques les plus fameuxdu nord de l'Inde. Sans avoir été signalée par aucune découverte proprement dite', cette

t. Dans une leltre oA le colonel, en dahors de son rapport orSciel, résume les opérations principales de sa première campagne , Il 6crlt ; s A Bessirh, j'ai trouva, l'ancienne VaIçAII.,.. ■ L'eipressioo Ml impropre. Dans notre Hëmoirc, précédemment cité, sur les roules de Hiouen-Ilisang (mémoire que le colonel aiait entre les mains et qui S pu ne pas lui èire sans quelque secours pour la détermination de son propre iliniîraire), nous appuyant sur un travail antérieur de H. Ste-' venson et plus encore sur tes éléments très-précis rournis sur ce point par le voyageur chinois, nous disions : « Ce site, qui a été décrit il y a vingt ans, est voisin de la petite lille de Bakbra, et un Tillage oontlgu semble garder dans son nom de Batsar la trace de la dénomina- . Ce point est un de ceux dont l'identiflcition esK

tournée archtelogique présenta des résnitats qui intéresseront vivement les antiquaires. L& campagne suivante, dont les rapports ne sont pas encore arrivés en Enrope, derait embrasser le pays compris entre le Gange et la Djeinna (le Douab), et s'étendre sur la province d'Aoudh.

I.eB autres travaux qui ma restent à signaler sont principalement linguistiques, sauf un traité de H. Philip Browo, (n* 370); traducteur du gouvernement colonial de Madras pour le télougou, sur les supputations chronologiques et astronomiques en usage dans le Carnata (province du Sud de l'Inde), traité qui devient un indispeosab'.e complément des Usefal Tdtla de James Prinsep.

Le Rév. Caldwen, dans sa Grammaire comparée des langues tamoul's ou dravîdiennes, c'est-à-dire des idiomes ou des dialectes qui se parlent dans les diverses parties du Dékhao, établit, d'une part, que ces langues ou dialectes du Sud forment neuf divisions ou groupes congénères (dont cinq, le tamil, le lélougou, le canarèse, le malayâlam et le toutou, sont écrites et ont une littérature); et d'autre part, que ces neuf langues sœurs, radicalement dictinctes du sanscrit nonobstant les nombreux vocables que le brahmanisme y a importes, ont au contraire (indépendamment des analogies du vocabulaire) de nombreuses et frappantes affinités grammaticales avec les idiomes touraniecs du centre et du nord de l'As-ie, et en particulier avec les langues finnoises. Cette conclusion, qui n'est pas nouvelle dans la science, mais que M . Caldwell a développée plus que personne avant lui, est du reste un fait parallèle k la parenté qui ressort de la ressemblance physique entre les tribus non mélangées d'Aryas et les peuples de race

iIiBintenart hors do discussion. ■ {Mémoire analytique rur Ut earttt dr l'Asie centrale e\ de l'Inde, etc., p. lUtlu lirage àpart.) M. Cunningtiam n'a lionc jias Irour^ le sile de l'antique capiule du Hithill; mais ses fouilles lèveraient toute incertitude sur l'identiBcalion, «'il artit pu y en avoir encore.

LES FcMMES DE l'iNDE 245

tibé laine ou mongoliqùe. Mais dans Touvrage de M. Caldwell ces analogies de la langue entre les Dravidiens et les Touraniens, signalées selon que le travail du grammairien les lui présente, n'ont pas été réunis pour en fournir une démonstration d'ensemble; un autre missionnaire américain, le Rév. Edward Webb, a pensé qu'il serait intéressant de les grouper dans un ordre systématique, pour ajouter, par le rapprochement, à la force de chaque démonstration particulière. C'est l'objet d'un travail considérable publié dans le dernier volume du Journal de la Société Orientale d'Amérique (n* 267). Tous les rapprochements ne semblent pas d'une égale évidence ; mais l'ensemble forme une démonstration à laquelle il est difficile de se refuser. Elle serait plus frappante encore, si M. Webb y avait joint la liste nombreuse des mots similaires. On voit par l'intéressant tableau synoptique donné au numéro de janvier 1864 du Journal des Missions de Londres (n° 268} que les populations de langue dravidienne forment dans leur ensemble un groupe de quarante-deux millions d'âmes, non compris les onze à douze cent mille habitants de Ttle de Geylan, dont le fond est du même sang.

Encore un mot, avant de finir, sur un sujet qui a tous les droits à notre intérêt, la condition des femmes dans la société hindoue. La condition des femmes a suivi partout le degré de développement des peuples ; elle est à beaucoup d'égards la mesure de la civilisation, et elle en marque le caractère. En Asie, comme dans les anciennes Républiques de l'Occident, par un concours de causes diverses, de causes physiques aussi bien que de causes morales, la femme a toujours été reléguée presque en dehors de la hiérarchie sociale. Les mœurs hindoues, à la vérité, lui ont fait au foyer domestique une place très-supérieure au rôle purement physique que lui assignent les nations musulmanes. Elle y a dans la famille une importance parfois considérable, que lui refusent les peuples soumis à la loi

de Mabomet; et «pend— t, nàt qiM FoA MmMIw ki rapports sodinz, on la guuieriiemait ds U funlle, M l'édantioD des eobnts, eombioi rilaeit kàB «twora deU place élerfe qae loi a faite la drîliaatioK drttiennal Les rapports qne U loi écrits prescrirent i la fmoie ïnJïina an sein de la faoïiUe. sont des rapports de sobordiBiliflB et de dépendance. 'La loi U coarrs et la protège, mais ai prix d'une tntdle perpétnefle.Hlle. die est artnmise i am père ; femme, à son époox; mère, i aea an&sitB. Soamïst à ses enfants, c'est le Traï cachet de sa conditîai siAalteme. Loin de prénder à leur édneatioa, elle-«iême iHie en dehors de tonte éducation , même de l'instmetian religieose. Le déroanment est sa première rertu, presque U senle dont il lui soit tenu compte. Cest sarloot par le dévouement qu'elle a conquis dans les grands Poèmes U place que quelques-unes y occupent. La poésie, cependant. n'a pas oublié les coatrastes, ainsi qu'on en peut jngar par le remarquable volume que Mlle Clarisse Bader vient de consacrer à ce sujet dont elle a su faire ressortir la grftce touchante, la Femme dans l'Inde antique (u* S73). On y peut voir combien certaines figures de prédilection, celle de Sttà, surtout, la compagne de Ràmâ, l'emportent sur la physionomie effacée de l'épouse d'Ulysse. Dans l'Inde moderne, sous l'iaflueuce des dominateurs musulmans, la place de la femme s'est encore abaissée, et son r6le amoindri; et parmi les Hindous eux-mêmes quelques esprits éclairés par le coalact européen se préoccupent aujourd'hui de ce c&lé de l'organisation sociale. Je ne puis que signaler à ceux qui voudraient étudier de plus près ce sujet, le morceau fort intéressant inséré dans un des derniers numéros du Journal des Missions de Londres {n° 27 1 ).

11 est bien difficile, en effet, vis-à-vis des progrès ma- [("ri-ls que l'Angleterre travaille avec une aciivilé croîss:inle i développer dans son empire de l'Inde, que tes mœurs, Ir's babitudea, les préjugés mômes et les préven-

LES ANGLAIS DANS l'iNDE. 247

tions religieuses de la population ne soient pas graduelle^ ment atteints, et X6i ou tard plus Ou moins modifiées jusque dans leurs profondeurs. C'est surtout depuis la répression du formidable soulèvement de 1857 , dans lequel on s'efforce de voir Teiplosion féroce d'une aveugle superstition égarée par des menées souterraines plutôt qu'une véritable insurrection nationale, que les grands travaux publics, et au premier rang ceux des chemins de fer, ont pris un prodigieux développement. 11 est hors de doute qu'une partie considérable de ces travaux a été provoquée par des considérations stratégiques; mais il n'en résultera pas moins un immense bénéfice pour les relations commerciales et l'activité industrielle du pays, et, par suite, d'inévitables modifications dans la vie intérieure tout entière. Quoique l'article substantiel de la Revue anglaise qui nous suggère ces réflexions (n* 274) se soit renfermé dans le côté purement matériel de la question et en ait à peine touché le côté social , on ne peut se reftiser à prévoir les conséquences possibles de cette phase nouvelle où est entré le gouvernement colonial de l'Inde anglaise*.

En résumé, quel que soit l'avenir de la domination bri-

1. L'ensemble des chemins de fer (pour nous en tenir à cet ordre de travaux) exécutés ou actuellement en cours d'exécution dans toute l'étendue de l'Inde, est, d'après Tauteur évidemment très-bien informé de rarticle que nous citons, de 4700 milles anglais (7564 kilom.). Sur ce chiffre, plus de la moitié (2560 milles) sont livrés à la circulation et au commerce. Le tronc principal , à peu près entièrement achevé, va de Calcutta à Allahabad par la partie droite de la vallée du Gange; et d'Âllahabad il se bifurque en deux grandes branches, dont l'une, qui est achevée ou peu s'en faut, remonte jusqu'à Delhi entre iâ Djemna et le Gange, pendant que l'autre, dont le tiers seulf^ment est terminé, ira d'Allahabad à Bombay. Une ligne continuera de Delhi vers le Pendjab pour aller aboutir à MoultÂn; une autre, dont il existe déjà un tronçon considérable, doit couper obliquement le Dékhan de l^ombay à Madras. La ligne de Madras à Deïpour sur la côte de Mabbar, qui relie les deux côtes à travers le Maîssour, est entièrement achevée.

pas. Par la direction éêonoii

ello a déposé sur le sol de l'Ii lalions, des germes qui s'ép !a présence seule ouvre pour les investigalioDS qu'elle a l'Europa les éléments d'une :

les grands travaux intellecti fluence décisive, et qui a pre toriques. Ce soDt là des oe sentimeot de rivalité s'effac l'admiralion.

afouanista

lllbi'f.D'Friedrich Spiegbl. Erli TJgrit. Beilrige zur KenotoU (l'TrSn, DU la conlrée compr:

the eountry between Rurrachee and Gwadel. TransacHoni of the Bonibay Geogr. Soc. y vol. XVI, 1863, p. 99-115.

279. Major James Walkbr, Bombay Engineers. On the highland région adjacent to the trans-Indus frontier of British India. Journal of the Geogr, Soc, y vol. XXXII, 1862, p. 303-316. Map.

280. J. Lindsay Steward, M. D. Notes on the flora of the eountry passed through by the expeditionary force under Brigadier- Général Chamberlain, again^t the Mahsood Wuzeeris, april 17 to may 19, 1860. Ibid.y p. 316-334.

281. H.-G. Ravertt, Bombay Army. An account of Upper and Lower Suwât, to the source of the Suwàt river; with an accQunt of the tribcs inrhabiting those valleys. Journal of the Àiiatie Society of Bengal, 1862, n" 3, p. 227-281. Map.

282. Rev. J. Loewenthal. On the autiquities of the Peshawur district. Ibid.y 1863, nM, p. î-18, fig.

283. F. MOlleb. Ueber die Spracbe der Avghânen (nix'^o). SU' sungsherichte der Kaiserl. Akad. der Wissenschaften %u Wien, Philosophisch-Historische Classe. B* XL, p. 3-17. Wien, 1862, in-8°.

284. D' H. Bruosch. Reise der kais. preussischen Gesandschaft nach Persien, 1860-1861 (Baridll). Leipzig, 1863, xii-514 pages. Avec des illusiraiions.

285. J.-C. Haentsche, D' Med. Beilràge zur Géographie und Alterthumskunde Nordpersiens (Notes pour servir à l'histoire et aux antiquités du nord de la Perse). Zeitschrift der Deutschen Morgenldndischen Gesellschaft, B* XVI, 1862, p. 525-532.

286. MsLGOUNOFF. Voyage sur la côte méridionale de la mer Caspienne. Saint-Pétersbourg, 1863, in-8* (en russe).

287. E. DuHOussET. Études sur les populations delà Perse et pays limitrophes, pendant troi.« années de séjour en Asie. Paris, 1863, in-8". (Extrait de la Kexue Orientale et Américaine,

288. Chart of the coaf^t of Persia, from Kooe Mubarrack to Kurachce, surveyed by Brucks and Haines, 1829 (révisai 1862). Lond., 1862, 1 feuille (n" 38). Hydrogrâph. Oface.

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des moins importants. Le

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