‹ L'Année géographiqueChapitre 161 sur 236 · partie sous mer, la Ion · texte numérisé non relu

partie sous mer, la Ion

bouches du Sindh et l'entr

maritime a dO être, eo 18'

d'études préparatoires, qa

Uoa d'un officier de l'arm.

Une carte revisée de ce

£n- 288), et une bonne no

impriméeau/ounialde la

(n* 378 bis), «ut jusqu'à

seuls résultats acquis de <

volume du Journal de la So

sans doute à ce sujet quel.

une addition très-bien ven

que nous possédons sur a

du soi et le caractère saut

Baloutches) empêcheront U

des pays civilisés de i'Asi.

d'Alexandre en Gédrosie, e

habile amiral, donnent un

HÉKftAN. a&l

L'auteur n'y décrit pas seulement fort en détail la conGguratioo, l'aspect, la nature et les diverses localités de U côte; il y recherche aussi, de station en station, l'appli^ cation des circonstances indiquées par le Journal nautique d'Arrien. On aime à voir chez un officier cette direction solide des études, st cette préoccupation des monuments dre l'antiquité classique éveillée par la vue dea Ueux où se sont accomplis les grands' faits de l'histoire. Quelquesunes des identifications de M. Lalor difiérent ds celles du savant éditeur de la récente édition des Petits Géographes grecs', mais ce n'est pas ici qu'il conviendrait d'entrer dans des discussions de cette nature. Tout ce que noua nous permettrons de dire, c'est qu'un commentaire définitif du Périple d'Arrien est encore un des nombreux dfjtderala de la géographie comparée du monde gréco-romain.

Si de l'aride contrée des Baloutches nous nous portons au nord-est vers la région orientale du pays afghan, nous avons à signaler une acquisition notable pour la géogra* phie positive. On sait que les Anglais de l'Inde, pour mieux couvrir leurs frontières du nord-ouest, se sont mis en possession de la zone de plaines qui forme à l'ouest la vallée de l'indus depuis Attotc jusqu'à la mer ; ces plaines, dont la largeur est médiocre entre le fleuve et les premières montées de la chaîne abrupte des montagnes de Salomon{Souleïmân-l[oh), portent depuis Attok jusqu'à la frontière du Sindhi le nom indien de Déradjât. Elles sont habitées par des tribus de race afghane, aujourd'hui paisibles sous la maiu de l'Angleterre ; mais il n'en est pas de même des tribua de même sang qui s'enfoncent à l'ouest dans la montagne. Il y a chez celles-ci, outre leur humeur turbulente, une disposition innés à vivre aux dépens de leurs voisins des basses terres, qui a nécessite, de la part des autorités britanniques, et nécessite encore

1. H. Cari HûUer, dans U Bibliothèque grecque de U nuison Didol,

et la carte qui ï'aecoBi'^

connaissances militaires lées principales qui débo ces reconnaissances, la tout entière de la Kouroi rable au sud de la rivièn sur le haut pays jusqu'à d'acquisitions nouvelles ; présent si vide de la car rivière de Gomal et le i (qui encaisse au sud lavai à-dire entre les 32' et 34r voDs d'excellents renseigi et- l'aspect du pays, sur 1'; la disposition des vallées, leur nomenclature, et aus tudes de vie. Ce n'est qu' point si on le compare au; core à remplir dans la géo; de l'Asie intérieure ; mait s'ajouter comme un supplé informations anlérieures. .

TAZOFZAl. S53

ne peut s« défendre d'une sorte de désappointemeot devant les empAcbements passifs que nous opposent les habitants du Tibet et de la Tartarie chinoise, au lieu de l'attitude franchement hostile des Vaziris de notre fronlière de l'ouest. En appelant des mesures actives de la part du gouvernemeat, cette attitude des tribus de l'ouest amène au moins des occasions d'exploration. ■ De l'autre cAté de la rivière de Kaboul (que les anciens nommaient le Cophes '), la plaine de PeïchavËr et l'agreste vallée des Yazofza'i, qui l'une et l'autre relèvent aujour* d'hui de l'Angleterre, nous ont valu deux morceaux instructifs : l'un du Rév Lœwenthal, qui touche à la fois k la géographie historique et à l'archéologie (□' 282) ; l'autre du capitaine Raverty, qui intéresseenmëme temps l'ethnographie locale et la géographie actuelle (n'âSl). Le Mémoire du Rév. Lœwenthal fournit des détails nouveaux sur les stoûpas ou monticules de l'époque bouddhique; mais il ne m'est pas possible d'admettre sa conjecture sur le site A'Âornos, dont je crois la position bien fixée*, quoi qu'il en dise, par les données dues au colonel Abbott. Les éléments de la notice du capitaine Raverty lui ont été fournis par un homme intelligent, natif de Kandahar, qui parlait bien le pouchto (la langue des Afghans), et que le capital ne, au service duquel cet homme était depuis nombre d'années, avait envoyé chez les Yazofzaï pour tâcher de s'y procurer une chronique locale qu'il savait être entre les mains d'un des chefs. A la suite du rapport très-ctrconstancié de son envoyé, le capitaine donne un curieux morceau

1. Le nom indigène en UMge dans tes temps incisna est XovbM, dont Ira Grec9 d'Aleixndre Tonnèrent leur nom de Cophei qui Veit perpétué dans noire anliqiiili classique, he Koubhi e«l oommâ dani les hymnes védiques, làOO ans au moins avant l'ère chrélienne.

2. Sur cette positinn, on peut voir notre premier Mémoire fur la géographit grteqve et latine d« Flnde, dans les Ménoiru dt ràcadimit da intcriptiont, sav. é!r. , t V, 1868 (p. 43 du tirage t psrt}.

lVinée atout, u. ^a

tunAl d'fltrt tt*DScrit

traduire seulement les Le poète guerrier s'e J'ai Yu et je connais c destine à donner aux sou joardliai, anc les Toûi dësolëe. aj nord 11 est h tân •; à i'est estlflEaohi chân. Vers l'Hindoustaii gorges escarpées, où le ( une année eonsmie. Sot celnideKflboul.Lecietd et doui. Par la pureté de] au Kacbmlr; mais bëlasl est borné. La vallée, dan kfts ' ; sa largeur est d'ui moins. La rivière vient d Chaque village et chaque Us consomment le graii aussi au dehors. Le paj^s occnpalion {que sa culture Il j a U de grandes et 1:

d'idolea; on j Toit des lieux fortifiés et des demonres du temps passé- C'est un jardin de fruits et un parterre de fleurs * ; un jardin fait pour an roi au doux temps d'été.

Il 7 a dans le Souvât deux choses supérieuresi tout le reste, les Tiergei! aux joues rosées et les faucons de noble race.... Le pa;s pourrait n'être qu'un jardin, mais les YoAzoufzaï eu ont &it un désert stCuv^e.

Chaque maison « ses cascades et ses faolainés. H y a de beaux villages, de belles habitations, et aussi de beaux marchés. Et dsns un pareil pays, areo un tel climat et de pareilles eaux, pas de demeures fixes, pas de jardins, pas de parfums ni de Craicheur * I Chaque année le pays est mis en lots et tiré BU sort. Sans armées qui les envahissent, ils se ravagent euxmêmes....

Le Souv&t n'est pas l'apanage d'un seul chef. La limite du Tchitrai j confine. La route du Ti:hitrAl traverse le Eohistân, où les montagnes et les vallées sont peuplées et prospères ; une caravaoe y peut arriver dans l'espace de cinq jours. Durant trois ou quatre mois la route est bonne et ouverte ; dans les autres temps la neige et la pluie j apportent de grands dangers. Celte route, cepeniant, est peu usitée parles voyageurs que le trafic conduit dans le haut pays ; on préfère les cantons plus un>s Une route conduit au Turkestan par l'Eindou- Icjh -, une autre au Tchitrâl et au Badalfchfln. Une autre rente encore conduit au Boutin et i. Kachghâr ; une aussi va au Horing k travers les montagnes et les vallées.

Toutes ces routes sont aux limites eitrémes de l'Bindoustan; il y en a d'autres sur les contins du Khoraçftn.

La multitude des Toûioufiai est inQombnJ>le ; mais ce ne sont pss moins des Anes et des bœufs.

Pour la Perso, la publication la plus importante est celle de M. Duhousset ; la nota suivante de M. de Quatrefages,

1. Dan^ les anciennes poésies sanscrites, cette villte est déiignie sous le nom d''ludydna, le Jirdin. Si te RéT. Lœwenstbal, dont je mentionnais tout A l'Iieura le Mémoire, avait connu ce poème local, il n'auraii pas comesté celle inlerprélaiion du nom (l'Oudyina.

2. Chaque ligne de cette poésie abnipte appeileraii un commetiiaire. Lei contradictions .ont dans la forme; dans ta pensés, lai contrastes.

eommoDiquée à rAcadimia des scieacti, m bit coniuttn la niture et Is valeur :

U. 1b commulibnt Dnhoiuut, mmyé ta Paso pour «urtribner à llutractios miliuirâ des armén dn CUb, a «m^ojé MB loiùn d'ane manièn dont doînnt Itù anir gré tona la unii de U icîeace. A U Tois scslptenr et dsiaiiiateBr, fl a appliqué ses tilentB à l'étode de qnelqnn «"{«nam donestiqaet, da chameau et dn éh»n\ Burtont. Il s'ait an oatn oûapé d'une manière tonte spéciale des raoes hanudnes. Je n'entr*tieodrai l'Académie que de ces deniîSrea reohenhes.

Les études anthropologiques de M. Duhousaet ont porté snr huit populations distinctes ', savoir : les anoiens Panaas, représentés encore par les (îoèbres et les Parus , las Tadjïks at les liiAts ; les Turconuns, les Kurdes, lea Afghans, las Bakhtjaris, les Bëloudjes et les Arfas indiens.

Chacun de ces groupes est repié:>enté, dans le trarail de H. Duhoussât. psr da nombrejz dassins reproduisant lea triitt de l'homme et ceux de la femme. Ces dessins, eiécutés par un homme instruit et dans un but scientifique, ont une valeur tout autre que ceux qu'aurait pu faire un artiste ordinaire, possédant même un talent Bupérieur, mais étranger aui questions anthropologiques. Aussi est-il viTement Jt désirer que cette belle suite de dessins soit publiée. Si ce vœu n'est pas exaucé, nous savons au moins qu'elle entrera dans quelqu'un de nos établissements publics. Le ministre de l'instruction publiqaa et le ministre d'Etat viennent d'en faire l'acquisition, et je n'hésita pas a ajouter que sa plaça naturelle serait à cAté dés vélins où le Muséum fait représenter depuis tant d iinnées les animaux et les plantes les plus remarquables de ses colleo-

Mais M. Dnhousset ne s'est pas borné \ nous rapporter l'iconographie remarquable que je viens d'indiquer, et dont l'Académie peut juger par elk-mâme. Daos le Mémoire que je dépose au nom de l'auteur', il a donné avec détail les caractères de chacune des races mentiouoées plus hiut, et ajouté des

Le puSte dépeint un pays ravissant, dont lei possesseurs actuels (qui s'y sont âlablis par la force] avaient fail une désolation.

1, Neuf, aurjit dû dire la uaie; car on fie saurait coofoudre let Tadjilis elles Ilijts.

3. C'est celui (]ue noua avons inscrit tous le n" Ï8T de notre Bitdtographie.

dessins \ la plnme reproduisant les formes typiques dn orâae qui leur sont propres. Ces croquis sont accompagnés de nombres indiquant les moyennes des mesures prises par M. DuhoQSset. La plus grande circonférence lioriiontale de la lâte, la demi cire onféreo ce verticale, le diamètre antéro-postérieor et le diamètre transversal, ont été, pour chaque race et pour les principales variétés de chacuoe d'elles, l'objet de mesures rigoureuses. Cette partie du travail de H. Dubousaot comble des lacunes réelles dans l'histoire des races asiatiques; et en publiant le résultat de ses recherches, l'auteur rendra à l'anthropologie un service trâs-sérieuz.

M. Brugsch a donné le deuxième volume de son Voyage m Perse, à la suite de l'ambassade prussienne de 1860 vers la cour de Téhéran (n" 884). A l'occasion du premier, nous avions, l'an dernier', exprimé le regret que ce livre ne répondit pas, par son caractère général, à ce qu'oD était porté à attendre d'un nom qui occupe dans la science une place aussi considérable que le nom du docteur Brugsch. L'auteur, aujourd'hui, déclare dans sa préface « qu'il n'a eu nullement l'inteotion d'écrire un livre savant, mais simplement et sincèrement de raconter les incidents du voyage tels que chaque circonstance les lui a offerts, ■ et il demande avec justice que son livre soit apprécié seulement de ce point de vue. Soit. Cette deuxième partie de la relation nous conduit d'ailleurs à travers des sites et des souvenirs qui ont par eux-mêmes un attrait puissant, Ispabao, Chiraz, Persépolis, toute la région occidentale de la Perse. L'appendice renferme en outre, selon l'utile habitude des relations allemandes et anglaises, différents morceaux d'un intérêt particulier : une excursion de Téhéran à Astrabâd, par M. de Gasteiger, actuellement engagé au service du chah en qualité d'ingénieur ; un morceau sur les ruines musulmanes de TaroAm, dans les montagnes du GhilàD , par le docteur Hântzsche ; deux

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