‹ L'Année géographiqueChapitre 208 sur 236 · JEITRWE · texte numérisé non relu

JEITRWE

Compartmt juwU prmdat el pivên rwf^^ a dit Vg^ili des vieilles populations da Latium ' . (Tétait là qoTflBi étaient an neuvième siècle, les honunes du Danemark, do la Snède» de la Norvège et de rislande, ceux <ini sont oonnos dsm rhistoire sous le nom de Normands. Faire la gneirs, aiir à la chasse au butin et vivre derapine, était .ppnr «v la noble occupation et le suprême honneur. Sooa ceMa impat sion » la mer du Nord se couvrit de fiottilles qui apporterait la dévastation sur les c&tes de rAnglaterre, da la itansi et de ritalie. Une de ces bandes, la prtncipala à «a qa!!! semble, se fixa diins la Neustrie, qui a pria- d*euz aoa de Normandie, comme avaient fait, quatre on dnq auparavant, les hordes franques, burgoadea ^ gothiqBM, en différentes parties de la Gaule romaiiM. *

Qu'arriva-t-il par suite de cette intrusion scandinavet Les conquérants absorbèrent-ils la population indigène ou fureot-ils absorbés par elle, ou bien 8*opéra-t-il un mélange où chaque élément aurait laissé sa marque? A cette question, Thistoire est muette; mais la langue répond pour elle.

Sur la langue neustrienne postérieure à la conquête, oa a des documents sûrs et nombreux. L*établiss«cnent définitif des Scandinaves est du commencement du dixième siècle ; dans la seconde moitié du onzième, Guillaume le Conquérant rédigea ses lois en cette langue, et dans le douzième, Robert Wace, le célèbre trouvère, et nombre d'autres poëtes ou chroniqueurs, s*en servirent pour des compositions étendues. Ces textes ne laissent aucun doute. La langue dans laquelle ils sont écrits est purement fran« çaise; sauf quelques termes de navigation, elle ne contient pas plus de mots d'origine germanique que les autres dia*

1. H. Ampère, qui fait aUusion au même passage dans sa curieuH Bûtoire romaine à Rome , et qui connaît le pays aussi bien que la textes y ajoute en guise de commentaire : c Les populations dont il s'agit aiment encore beaucoup à vi?re de ce bien-là. »

LANCIENNE rRAMCE. 381

lectes de U 1 tiûgae d'Oil, et sa gnmaiaire ne difRre en rien do leur gruomaire.

Ainsi, quant A la langue, la Neustrie se comporta comme si l'invasioD scandinaTe avait été nos avenue. Il est donc évident que la population neustrienne, inSniment supérieure en nombre aux hommes du Nord, les a rapidement absorbés; précisément comme, à l'autre extrémité de l'Europe, d'autres bandes Scandinaves, qui avaient inondé ta Sarmatie sous les noms de Russes ou de Varëgues, furent promptement absorbées par les populations slaves qu'elles avaient subjuguées ■. C'est ce que l'histoire nous montre, nous l'avons déjà remarqué, à peu près partout où des bandes d'&venturlers, qui n'amènent pas de femmes avec eux, se fixent au milieu des populations d'un sol conquis. Lalangue maternelle, qui se transmet par les enfants, ^sorbe à son tour la langue du peuple dominateur, et leconfond bientôt dans une nouvelle nationalité.

Les Scandinaves de Rollon étaient donc complètement devenus Neustriens, lorsqu'on 1066 ils firent la conquête de l'Angleterre et y anéantirent k Hastings la monarchie Saxonne. > L'état social des Anglo-Saions, dit M. Littré, se sentait encore de lu Germanie; il n'avait pas pris, comme le continent, l'assiette féodale. Aussi les Normands nit consentirent pas A recevoir les institutions angto-saionnes ; ils gardèrent tout, leur langue, leurs lois, leur régime. Il a fallu trois siècles, et la croissance progressive du peuple anglais, pour les absorber dans la masse commune, non sans laisser de profondes traces dans l'organisation et lu langage de la nation. ■ L'anglais n'est que du saxon fortement francieé.

Si le dialecte neustnen est resté pur de toute immixtion Scandinave, il n'en a pas été de môme du sol ; une foule de localités de la Normandie se composent d'éléments purement

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