‹ L'Année géographiqueChapitre 219 sur 236 · CARL RITTER · texte numérisé non relu

CARL RITTER

raies, les Alpes, l'Italie et surtout l'Espagne. Dans ces quatre morceaux on retrouve la touche du maître.

Je n*ai pas à revenir sur Tappréciation que j'ai dû faire, au début même de notre volume actuel, du talent élevé de Cari Ritter, de son vaste savoir, et du caractère de l'œuvre monumentale à laquelle il consacra sa vie * . Ces qualités éminentes se dégagent dans les écrits posthumes édités par M. Daniel, mieux encore peut-^tre que dans les nombreux et compactes volumes de son grand ouvrage; non pas les qualités qui se résument en une lecture immense et dans la connaissance approfondie des moindres détails : mais celles qui se manifestent dans une puissante exposition et dans la condensation des faits généraux. Il y a sous ce rapport un immense progrès entre l'introduction péniblement dogmatique du premier volume de son Erdkunde (1822), et les pages aussi clairement écrites que fortement pensées de TAllgemeine Erdkunde de 1862. Les grandes vues de Ritter sur la géographie sont faites pour étonner ' bien des professeurs de nos écoles. La sciencCy pour lui, n'est plus dans la description des parties isolées, encore bien moins dans les jnéthodes artificielles de la classification et de l'enseignement ; elle est surtout dans la connaissance des rapports des parties entre elles et avec l'ensemble. C'est de ce point de vue élevé, en présence des immenses progrès des découvertes contemporaines , et après les études approfondies que ces découvertes ont provoquées, que la science du globe, la géographie dans sa plus haute expression, doit être aujourd'hui envisagée. La géographie peut être considérée sous trois aspects, comme le globe terrestre peut être étudié sous trois rapports : dans ses rapports avec l'univers, avec l'atmosphère, avec l'homme lui-même et le reste de la création; mais ces trois aspects, la géographie astronomique et mathématique,

l.Ci-des8U8, p. 27.

la climatolo^e et la géogr&pbie se lieoaeDt et s'enchaînent par i pendacces. Ce sont les trois ass trois échelons d'une môme sciei la terre et les formes ïariées dî cesse d'être uoe aride nomenc ration; elle est le reHet de la explique l'homme social et ses fait comprendre l'inQuence des i veloppement organique des élr culier de l'homme, l'être par et leur corrélation nvec le degré, diversité des civilisations hum conscription des différentes rac un certain point leur rôle inâgi nito; elle rend compte, enfin, t rieure de ch^-Lque peuple et des eux, et en mâme temps qu'elle de plus larges vues sur l'avenir quelle a dû être l'action d'un ti la parole sympathique du prof bien préparé de la jeunesse de! combien il a dû activer la d géographiques.

Dans cet enseignement fécon toriques tenaient une large plat ouvrent à l'iotelligeoce, ils n'oi velopper chez nos voisins le L'exposé du développement pr de la terre chez les auciens pc rempîssait chaque année la pr Riiter; c'est cette partie de se l'année dernière sous le titre c hikJ der Enideckungen, cesi-i graphie et de^ découvertes. L'

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