‹ L'Année géographiqueChapitre 22 sur 236 · Excepté sûrement TOgobal. (Réd · texte numérisé non relu

Excepté sûrement TOgobal. (Réd

2. C*est aussi dans le même temps que la France a fondé son établissement sur le Gabon. (Réd.)

A son retour de la côte de Guinée, Bowdich fit une relâche au Gabon, où il recueillit, de la bouche des noirs amenés de Pintérieur, des informations qu'il a consignées dans Tappendicede sa relation. Ce sont les premières notions, bien vagues encore et bien générales, mais exactes en beaucoup de points, que Ton ait eues en Europe sur les contrées qui avoisinent le Gabon du côté du sud.

1843. Établissement des français au Gabon.

1845. P. H. Delaporte, élève consul. Vocabulaire de la langue PoDgua, parlée au Gabon, en Afrique, recueilli à bord de la corvette de guerre la Mahuine^ en 1840, de la bouche d^Oïno, neveu du roi de Gabon. Dans les Mémoires de la Société ethnologique ^ t. II, 2* partie, p. 197- 203. Paris, 1845, in-8.

1845. Pigeard, lieutenant de vaisseau. Exploration hydrographique du Gabon. Revue coloniale , l»"* série, t. XI, 1847. Reproduit dans les Mélanges hydrographiques publiés par ordre du ministre de la marine, t. III, 1847, p. 103-108.

1846. Méquet. Excursion dans le haut de la rivière de Gabon. Revue coloniale, l^ série, t. XIII, p. 55.

1847. A Grammar of tbe Mpongwe language, with Vocabularies. By the Missionaries of the Gaboon. New-York, 1847, in-8.

1847. J. Leighton Wilson, Comparison between the Mandingo, Grebo and Mpongwe dialects. Dans la Biblùy' thfca sacra and Theologial Review, novembre 1847. New-York.

1848. E. Boûet-Willaumez. Commerce et traite des noirs aux côtes occidentales d'Afrique. Paris, 1848, in-8.

De la page 150 à 162, on a la description de la côte comprise entre les Camerouns et le Femand-Vaz.

1848. J. L. Wilson. Comparative Vocabularies of some of the principal negro dialects of Africa. Journal of the American Oriental Society, vol I. New-Haven, 1849, p. 337-381.

1854. M. Preston et J. Best. A grammar of the Bakele language, with vocabularies. By the [ameriçan] Mission-

naries of the Gaboon station. New-Tork, 1854, in-8, 117 pages.

1855. J. L. Mackey, american MUsionarj. A grammar of theBengalangaage. New-York, 1855, in-8. 60 pages,

1855. A. Bushnell (an american Bfissionar). Letter firom

Eqnatorial AMca, july 1854. Journal of the American

Oriental Society, yoI. Y. New-York, 1855, p. S64^265.

Cette lettre, quoique très-courte, renferme quelques

bons renseignements.

1855. Ricard, chirurgien de marine. Notes sur le Gabon. Bcfm coloniale^ t. XIV, 1855, p. 245-265.

1856. Tignon, ancien commandant militaire du Comptoir du Gabon. Le Comptoir français du Gabon, sur la côte occidentale d'Afrique. NouvelUs Anwileide$voifage$, déc. 1856, p. 281-302.

1858. John Leighton Wilson, Missionary of the American Board. Sketch of the Mpongwes and their language, from information furnished by Rev. J. L. Wilson, by Th. Dwight. Transactions of tlie American Ethnological Society, vol. II, p. 283-298. New-York, 1858, in-8.

1861. Th. J. Hutchinson, Ton years^ Wanderings among the Ethiopians. Lond. 1861, iQ-8.

Le ch. XV de cet intéressant ouvrage renferme quelques boDues notions sur les tribus au nord de Gabon, principalement tirées des missionnaires américains.

1861. Paul B. DU Chaillu. Explorations and Adventures in Equatorial Africa ; with accounts of the nianners and customs of the people, and of the chace of the Gorilla, etc. Lond. 1861, in-8.

1861. Braouezec, lieutenant de vaisseau. Notes sur les peuplades riveraines du Gabon, de ses affluents, et du fleuve Ogo-Uwaï. Bulletin de la Société de géogra2hie, mai 1861, p. 345-359.

Avec trois cartes construites d'après les reconnaissances de M. Braouzec.

1861. Touchard, chirurgien de marine. Notice sur le Gabon. Revue maritime et coloniale, octobre 1861, p. 1-17. Avec les cartes du lieutenant Braouzec.

1861. P. A. Serval, enseigne de vaisseau. Description de la

rivière Rhamboé et de ses affluents. Revue maritime et coloniale, noy. 1861, p. 401-404.

Avec ane carte. Le Rhamboé est un des deux grands bras supérieurs qui viennent se perdre dans Testuaire du Gabon.

1862. Du même : Notice sur la rivière Moondah (avec une carte). Dans les Annales hydrographiques^ 3* trim. de 1862, p. 150 155.

Résultat d'une reconnaissance faite sur le Pionnier, au mois de février 1862. Dans le même n^ des AnntUes hydrographiques, on a encore :

1862. Charpentier, lieutenant de vaisseau. Note sur Pernand- Yaz (avec une carte) ; p. 155-157.

Reconnaissance du mois de janvier 1862*

$ 8. Sur relhnologie do l'Afrïqae aotlnle.

28. A comparative Grammar of South African languages. Part 4. Phonology. ByD' W. H. J. Bleek. Cap Town, 1862, in-8, xu- 92 pages (London, Trùbner).

Ce fascicule n*est que le premier du volume, qui doit en avoir quatre. M. Bleek s'est cantonné depuis longtemps dans ce département de recherches linguistiques, et son nom est bien connu de tous ceux qui ont porté leur attention sur la philologie africaine. Bien qu'on puisse trouver parfois que dans ses prévisions et ses perspectives il se laisse un peu entraîner, du moins cela est à craindre, par une certaine exagération enthousiaste à laquelle sont assez disposés ceux qu'absorbe une concentration exclusive, il n'en est pas moins vrai que ses travaux sont de nature à servir puissamment l'ethnologie générale du continent africain.

D'après certaines particularités de leur structure grammaticale, M. Bleek divise les langues de l'Afrique australe en trois familles : la famille Buschman, la famille Hottentolt et la famille Cafre ou Bd-ntou. Les deux premières

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sont con6née8 dans la partie la plus méridiooale de la Péninsule, depuis le Cap jusqu'au 20* degré de latitude australe; la dernière couvre tout le -reste de TAfrique dqi Sud, depuis la côte de Natal jusqu'aux approches <!• Téquateur, et M. Bleek croit môme qu'elle a des jets détacha sur toute l'étendue de la côte de Guinée, jusqu'à Sierra-Leone, sur les confins des territoires mandingues. Cette troisième famille, celle des langues que l'auteur qualifie de Bi-ntou, présente surtout un sujet d'observation et d*étude du plus sérieux intérêt, par son immense étendue et le nombre prodigieux de branches plus ou moins connues eotre lesquelles elle se ramifie. H y a là, au point de vue du savant philologue du Cap, un champ d'investiga^ tions comparable à celui des langues indo-européennes.

M. Bleek, dans son Introduction (la seule partie de son travail où il nous soit permis de le suivre, le reste étant purement grammatical), M. Bleek, disons-nous, se borne à ces considérations tout à fait générales ; nous voudrions, nous, présenter à nos lecteurs un tableau plus particulièrement défini. Nous pensons qu'en un sujet si neuf encore dans l'ensemble des études ethnologiques, il ne sera ni sans utilité ni sans intérêt de le reprendre à son origine et d'en suivre le développement depuis un demi-siècle. L'historique d'une science nouvelle appartient à l'histoire même de l'esprit humain.

On sait quel est en général le prodigieux morcellement des langues et des dialectes dans les pays d'une civilisation peu développée. Les deux Amériques, l'Australie, l'Asie septentrionale et d'autres parties de l'ancien monde offrent à cet égard des faits bien connus. Beaucoup de contrées de l'Afrique sont dans le même cas, et l'on devait surtout penser qu'il en était ainsi de l'Afrique australe, partagée comme elle l'est entre une multitude de petits Ëtats et de peuplades à demi sauvages. Néanmoins une curieuse exception fut signalée au commencement du

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siècle actuel : c*est au voyageur LichteDStein qu'en est due la première remarque. D*après la comparaison qu'il avait pu faire d*un certain nombre de vocabulaires, Lichtenstein fut amené à cette conclusion bien imprévue que tout le sud de TAfrique, depuis Benguéla d*un côté et Kiloa de l'autre jusqu'à la pointe extrême du continent, en d'autres termes, depuis le 10* degré de latitude sud environ jusqu'au Cap, qui est à peu près sous le 34*, était, à l'exception des Hotténtots, habité par une seule et même race d'hommes dont les Cafres sont le type\ La* limite ici posée par le savant voyageur (nous allons voir que les investigations ultérieures l'ont encore beaucoup étendue), cette limite, disons-nous, embrasse, avec la Cafrerie proprement dite dans sa plus large extension, le bassin tout entier du Zambézi avec le pays du Mozambique, et la plus grande partie de la côte occidentale au sud du Zaïre. Vater, dans le Mithridates^ adopte cette donnée*; et un peu plus tard, Harsden, en Angleterre, est amené par ses propres remarques à une conclusion analogue, sans avoir connu, à ce qu'il semble, ni le mémoire de Lichtenstein ni l'exposé de Vater*. Pour la première fois, et presque simultanément il y a douze ans, ce sujet curieux a été pris à fond, en Allemagne par un savant philologue, le professeur Gabelentz, et en France par M. Eugène de Frobervûle, qui.

1. Lichtenstein*s Rmen, I, p. 243, 406, etc. Lichtenstein a développé ses vues à ce sujet dans un mémoire spécial inséré au tome I des Ethnographisch-Linguistischen Àrchiv de Bcrtuch et Vater, sous le tilre de Bemerkungenûber dieSprachen der Sùdafrikanischen Wilden Volkerstàmme.BeTWn, 1808.

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