‹ L'Année géographiqueChapitre 228 sur 236 · NÉCROLOGIE · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE

cartes furent ainsi publiés en 1851, sous le titre de Cof»tdirations générales sur Tocëan Atlantique^ 9ur Pœéan Indien^ sur Vocéan Pacifique. Dans leur étendue relativement limitée , ces mémoires ne présentent pas sans doute le nombre immense de faits de détail sur lesquels reposent les déductions de rhydrographe américain ; mais ils n'en sont pas moins regardés à juste titre par les gens du métier comme des guides d'une très-grande valeur pratique, aussi bien que scientifique. Us ont été réimprimés plusieurs fois. Un aulre travail fut entrepris dans le même temps par M. de Kerhallet pour répondre à un besoin sérieux de notre marine, le Manuel de la navigation dans la mer des Antilles (1853). Le premier fonds de cet excellent ouvrage est le Derrotero de las Antillas, mais complété et rectifié sur une foule de points. Ce travail est le dernier qui ait occupé son laborieux auteur ; il venait à peine de mettre la dernière main à une seconde édition fort augmentée (qui a paru en 1862), lorsqu'il fut atteint de la maladie à laquelle il a succombé à un âge qui semblait lui promettre encore de longs services. Si la carrière de M. de Kerballet a été tranchée avant l'heure, on en citerait peu dans la marine qui aient été plus utilement et mieux remplies.

Khanikoff (J.)y ingénieur russe, connu par différents travaux géographiques, notamment par une description du pays d'O- renbourg publiée en 1844 par la Société de Géographie de Saint-Pétersbourg; et un travail historique et géographique sur le pays de Khiva, accompagné d'une carte construite sur des matériaux inédits, dans le cinquième volume des mémoires de la même Société (1851). Une copie de cette carte a été publiée en 1851 daos le Bulletin de la Société de Géographie, avec une note de M. de La Roquette, alors secrétaire de la Société (^Bulletin, 4« série, 1851, t. H, p. 48-50), et une lettre de M. J. Khanikoff lui-même sur Tensembie do travaux auxquels sa carte se rattachait (tôtd., p. 168-171). M. Jacques Khanikoff éuit frère de M. ISicolas Khanikoff, à qui la géographie de la Boukharie, de la Perse septeotrioudle et de l'Arménie russe doit aussi d'excellent^ travaux, qui sont à la fois d'un voyageur, d'un ingénieur et d'un orientaliste.

Lacroix (Frédéric). £crlvain et géographe français, mort à

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AuUnll, pria Parii, le 1 septembre I8A3 k ni tg« pen «Tanci. H. L&croix STSlt conQU, U 7 ■ vingt ans, U penée d'un Anoaaire géographique, quelque chose d'auslogue \ « que DOU noos efforçons de rétlîser plos complétctnenl u* joardliDi. M^ Lacroii &y&it pris pour modèle, &u moins dut) M disposition générale, \'Almn*aeh der Erdloaide d'Hesii , Berghaos. Ss poblieatioD, médiocrement encourage, don quttre ans, de I8U ii 1S4T. C'était ua cbotz de fragmenti et de morceaax agréaUes, platdt qu'un tableau annuel di progrèn des soiences géographiques. 1B%8 arriva, arec sa promesses et ses menaces. Comme tous les esprits iatjnicB. mal aasls, mécontents d'une situation présante et aspinit après les hasards de l'inconnu, M. Lacroix se jeta dkuh mouvement. 11 7 trouva une position. Ses rapports arec la gens du National le'portèrent au poste de diretiteur génénl des affaires civiles de l'Algérie. Plus confiant alors dans tu avenir personnel, il se livra avec un intérêt chaque jotir fias ^'rand au pajs dont l'administration lui était coudée. Il en recherchait le passé, en même temps que le présent. < L'homme d'étude reprit le dessus sur le délégué de kS, soutenu d'^lleurs par un fonds sérieux de première éducation. En 1850, il présenta au général Randon, gouverneur de >i colonie, le plan d'un travail considérable sur l'Algérie romaine, et il fut officiellement chargé de ce travail an coismencement de 1851. Il s'agissait d'étudier le système if colonisation adopté par les Romains en Afrique, et d'eipoM les diverses phases par lesquelles a passé depuis lors l'agnculture de ce pays. La construction d'une carte de l'AfriqM romaine entrait dans ce plan de recherches. C'est Ik-dessu que M. Frédéric Lacroix a vécu pendant douze ans, même après qu'il eut quitté l'Algérie pour revenir se fixer à Paris Toutefois, il faut la dire, ses progrès 7 ont été bien lents. J sa mort, il n'y avait encore que des notes, des ébaucbei, ausM bien de la carte que du texte ; rien de terminé ni mémt d'avancé. On peut, au surplus, juger du travail entrepris par le programme que H. Lacroix en écrivit en 1862, et qiù vient d'élre publié dans le journal de ta Société historiqot d'Alger. (Aperçu de la colonisation et dt l'administration rf nuûneê dans l Afrique stplentTionale, aux n°< 41 et 42, septembre et novembre 1863, de la Revue africaine, dirigée ptf M. Berbmgger.) Le plan est large, bien conçu, savamment distribué, et promettait un ouvrage d'un sérieux intérêt H. Lacroix avait formé une belle bibliothèque, ob l'Algérie

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tenait tme place considérable, et qui a été récemment dis> percée par les encbères.

Hallàt de Bassilàn, né à Angoulême en 1806, mort à Paris le 35 janvier 1863. 11 se fixa, jeune encore, à Barcelone, et y eierça la médecine ; un peu plus tard, le gouyerDement espagnol lui confia le poste de médecin en chef de Saint- Jean-de-Dieu, à Manille. Il n'avait pas perdu cependant sa nationalité française, et il fut investi, en 1844, des fonctions d'agent colonial français dans les mers de rindo-Chme. La part personnelle qu'il eut à notre prise de possession temporaire de Tile de Bassilan, dans les eaux de Mindanao, loi valut l'autorisation d'ajouter ce nom de Bassilan à son nom patronymique de Mallat. A son retour en France, il publia un ouvrage important en deux volumes avec atlas, sous ce titre: Des Philippines^ histoire^ géographie^ etc.

La Mabmora (le comte Josepb-Albert'Ferrero de), officiergénéral piémontais, mort à Turin le 18 mai 1863 à l'Age de 74 ans. 11 était né le 7 avril 1789 d'une famille patricienne. H en avait reçu la noblesse ; il lui a donné la célébrité. Le jeune La Marmora était dans sa treizième année lorsque les victoires de notre drapeau firent de sa patrie une province de la France; aussi son éducation, poursuivie et achevée à Paris, fat toute française. Lorsque le sort des batailles rendit, en 1814, le Piémont à son autonomie, M. de La Marmora prit du service dans l'armée de Victor-Emmanuel ; mais signalé quelques années plus tard à la méfiance réactionnaire du gouvernement de Charles-Félix, il fut exilé dans l'tle de Sardaigne. C'est à cette circonstance que la science a dû, en même temps qu'une carte levée par M. de La Marmora au moyen des procédés géodésiques dont il avait puisé la pratique dans les leçons de M. Puissant, la belle suite d*études archéologiques, géographiques, descriptives et géologiques qui composent le grand ouvrage connu sous le titre de Description de Vtte de Sardaigne. La première édition, en un seul volume avec atlas, est de 1826; la seconde édition, très- augmentée et très-perfectionnée, avec un atlas nouveau, fut publiée de 1839 à 1840, en deux volumes in-8. La partie géologique ne parut que douze ans plus tard, en deux volumes in-4 ; enfin deux volumes, sous le titre spécial d7/»néraire^ complétèrent, en 1860, celte longue suite de publi-

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oations commencée depuis trente-quatre ans, sur une Ik t dent la géographie, li popnlatioii et les antiquités étaient

restées jusqu'alors presque aussi peu connues que rintérieor

de TAûique. Pour plus de détails sur cette vie si utilement

remplie, nous reuTerrons à une notice biographique de

I M. d^Avezac, imprimée au cahier de janvier 1864 du BuM»

i de la Sociéîi de géographie.

MoiCT£iioifT (Albert), littérateur français, mort au commence- ' ment de 1863, à l'âge de 71 ans. M. Montémont avait de

rinstruction, de la facilité, et il s'est beaucoup occupé de géographie; mais ce n'était pss le côté sérieux de la science qui l'attirait. Membre du Caveau français, tournant le couplet agréablement, il traita toujours les choses géographii ques un peu dans le même esprit. Sa longue yie s'est parta-

gée entre l'administration et des entreprises de traductions. C'est ainsi qu'il a attaché son nom à une collection de voyages en 46 volumes (Paris, 1833-1837); à une seconde collection complémentaire, sous le titre de Voyages nouveaux, en 5 tolames (1846-47) ; à un Voyage aux Alpes et en Italie (1824, 2 vol.); ^ une Grammaire générale (1845, 2 vol,); à des UVf très sur Vastronomie (1823, 3 vol.)» et à je ne sais combieQ' d'autres productions de môme nature.

OuTRAM (James), officier de Tarmée anglaise de l'Inde, né le 29 janvier 1803 dans le comté d'Aberdeen (Ecosse), morti Pau le 11 mars 1863. Le major Outram faisait partie de h campagne de TAfghanistan de 1838-39; il en a donné une relation personnelle qui ne manque pas de valeur, sous le titre de Ëough Not-'S of the campaign in SinJe and Afghanistan^ in 1838-1839. London, 18(iO, un volume petit in-8.

Pallegoix (Denis-Jean-Baptiste), évoque de Mallos, mort ï Bangkok le 18 juin 1862, dans sa cinquante-sixième année. M. Pallegoix était néàCambertault, prèsBeaune (Côte-d'Or}, le 28 octobre 1805. Sa vocation pour le sacerdoce se prononça de bonne heure; à vingt-quatre ans il était ordonné prêtre. La carrière des missions avait séduit son imagination enthousiaste. Le pays de Siam lui fut a^signé, et le 27 février 1830 il débarquait à Bangkok. Huit ans plus tard, en juin 1838, il reçut la consécration épiscopale sous le titre d'évéque de Mallos. Siam était devenu pour M. Pallegoix une seconde patrie, sans lui faire pourtant oublier la France

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