‹ L'Année géographiqueChapitre 47 sur 236 · NUBIE · texte numérisé non relu

NUBIE

l'auteur où il a pris une citation de Diodore où il serait question d'une ville d'Arrata, où auraient résidé les prêtres de Méroé extennin'53 par le roi Ergamèneî C'est au sixième chapitre de son troisième livre que l'auteur grec rapporte le fait en queslioo ; mais ni là, ni ailleurs, il ne nous a été possible de trouver la trace de cette cité d'Arrala, dont M, TremeauT croit avoir reconnu le site.

Puisque nous sommes amené h toucher à l'ancienne géographie de l'Ethiopie au-dessus de l'Egypte, qu'il nous soit' permis de mentionner deux morceaux d'une médiocre étendue, que nous avons consacrés à deux questions qui s'y rattachent (u" 63 et 64). Celui qui traite des Xubx a une certaine importance ethnologique; il s'agit non-seulement de bien déterminer l'origine et l'époque du mot Nubie, qui a remplacé dans la nomenclature moderne, en passant par les Arabes, la vieille dénomination d'Ethiopie, que les lettrés abyssins ont seuls conservée; mais aussi de débrouiller une confusion jusqu'à présent universelle chez tous les écrivains, entre les Nouba du sud, qui sont des nègreSj et les Nobatse du nord, qui sont dus berbers. Quant à la discussion sur les Blémyes, elle a pour objet de montrer que cette appellation, quoique universelle chez les auteurs grecs et chez les Byzantins, n'a aucun fondement réel dans l'ethnographie nubienne.

l'abyssinie.

65. The Her. H.-A. Stern. Wanderings among the Falashas in Ahyssinia; together wiih a deseripiion oF tlie couniry and bb Tarious inbabitanU. Lond. , IS6S, in-8. Map and illustrations.

6G. Ch. F. -A. DiLLUANN. Leiicon linguœ xlbîoplcx, eum ei opère

Ludolfiana, tum e permultis libris xnanuscriptis et imprestL collectum et digestum. Pars Prier. Leipzig, Weigel, 1862, in-4 688 pages.

Les circonstances politiques où se trouve rAbyssinie n< sont guère, en ce moment, favorables aux entreprises dei explorateurs européens; la seule que nous ayons eu i enregistrer poiur Tannée qui vient de finir est ceUe d< M. de HeuglJn et de ses deux fidèles compagnons, le doc< teur Steudner et M. Schubert, dont nous avons fait connaître les phases principales dans notre précédent paragraphe ^ Les sept mois que leç trois voyageurs ont passée sur les terres du Négous n'auront pas été perdus pour h science, autant qu'on en peut juger par les rapides indica tionâ de leur correspondance ; et il se trouvera peut-être en définitive, que cet épisode de la grande expédition allemande, avec les travaux qu'elle a produits sur la haut Nubie, en seront les chapitres principaux.

Les Falachas, au milieu desquels nous conduit la rela tion rétrospective d'un missionnaire anglican, le révérenc Stem, sont une des populations les plus intéressantes d< l'Abyssinie. Déjà nombre de voyageurs nous avaient donni sur ce peuple de très-bonnes notices, et au premier ran| M. Antoine d'Abbadie, le célèbre explorateur, dans uni lettre qu'on peut lire aux Nouvelles Annales des Voyages t. III de 1845, p. 83-101. Le siège principal des Falacha est la province alpestre du Sémèn ; mais ils sont répandu aussi dans les provinces circonvoisines, et jusqu'aux ap proches du Bahr el-Azrek ou fleuve Bleu. Partout leu langue est identique à celle des Agaô du Lasta ; ce son deux rameaux d'une même souche , et cette souche es celle des aborigènes de l'Abyssinie. Le nom de Falacha été pris souvent dans le sens de juifs d'Abyssinie. Il esl en effet, indubitable qu'ils ont reçu le culte juif à une épo

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