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CAUCASE

par deux soulèyements latitndinauz, dont Pun commence au mont Saralan (4752 mètres), et rencontre la chaîne de Kandilan dans le Kurdistan, et l'antre, se détachant des monts Talyches, vient aboutir, sous le nom de chaîne de Bouzgouch, au * mont Schend (3505 mètres). L'espace compris entre le mont Sayalan et la chaîne des montagnes Talycbes est occupé par la plaine de Moughan, et le terrain qui sépare le Schend de la chaîne de Kandilan contient le lac salé d'Ourmiah. Le point le plus bas de cette partie de la Perse, le niveau du lac mentionné, a une hauteur absolue de 1250 mètres, et le point culminant de la surface de TAderbeidjan, la cime du grand Ararat, 5169 mètres d'altitude '. Quant à sa ligne des neiges étemelles, elle oscille entre 3600 et 3800 mètres d'élévation au-dessus de l'Océan. Qette régularité de la configuration du terrain, et Finfluence qu'exerce sur le climat de ce pays Texhaussement du sol, facilitent beaucoup les travaux topographiques, car on n'y reste jamais longtemps sans apercevoir Tun des points culminants de sa surface servant de point de repère, et très-rarement le mirage et le brouillard sec empêchent pendant une journée entière de voir distinctement les objets. Mais, malgré l'exactitude que moi et les habiles topographes de Tarmée du Caucase qui travaillaient sous mes ordres tâchions d'apporter dans le relevé des itinéraires et des régions détachées, il serait impossible de coordonner rigoureusement ces travaux partiels sans s'appuyer sur quelques directions bien déterminées par des opérations astronomiques ou géodésiques, et heureusement cet élément m'a été fourni par les déterminations des longitudes et des latitudes en Perse faites par M. Lemm, et par les résultats de la triangulation du Caucase dirigée par le général Khodzko. Les observations de M. Lemm m'ont donné une série de points fixes entre l'Araxe et la ville de Mianèh, et la triangulation m*a fourni une suite de positions rigoureusement déterminées entre Ërivan et le bassin de la Caspienne, en sorte que les localités représentées dans le nord et dans le milieu de ma carte sont orientées exactement , et ce n'est que la partie sudouest qui repose eiclusivement sur des azimuths mesurés à l'aide de la boussole. Mais les erreurs inhérentes à ce genre de levé disparaîtront facilement, dès que la Commission russo-

1. II y a une légère rectification à faire à ce chiffre, d'api es le résultat des mesures trigonométriques du général Khodzko. Voyez cidessus, p. 203.

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anglaise pour la délimitation de la Tarqnie et de la Perse aura publié ses nombreuses déterminations astronomiques. »

L'extrême diversité des populations du Caucase et de' leurs idiomes était un fait notoire dès Tantiquité ; le mémoire du capitaine Cameron, dont les Proceedings de la Société de géographie de Londres publient l'analyse, nous transporte au milieu de ces rudes populations {n? 103). Les détails qui nous sont ici donnés, du moins ceux qu'a choisis l'auteur de l'extrait, n'ont rien qui ne fût déjà bien connu; nous nous bornerons à rapporter ce tableau numérique des montagnards caucasiens que l'auteur dit avoir puisé à des sources russes.

Abkhases 144 552 ftmes.

Svanéthi 1 639

Adighé 290 549 *

Oubikh 25 000

Tribus turques 44 989

Ossètes 27 339

Tchetchîs 117 080

Toumènes 4 719

Pchavis 4 232

Khevsours 2 505

Lesghts et Daghestanîs 397 761

Ce tableau statistique, dont nous ne pouvons contrôler les données , serait à peu près complet si l'auteur y avait fait entrer la Géorgie, la Mingrélie et les Lazes. Ceux qui voudraient trouver une classification rationnelle et complète des peuples du Caucase groupés d'après leurs langues et leurs dialectes, peuvent recourir à l'utile opuscule que M. Max Mùller, le savant linguiste d'Oxford, a publié en 1854, à l'époque de la guerre de Crimée, sous le titre de Suggestions for the assistance of officers in leaming the lan-

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