Ou Bhaûmo
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hong (nom que les indigènes donnent à la partie supérieure de Brahmapoutra, dans le haut Âssam), c'est Ténorme quantité d'eau que roule le Dihong à certaines époques de l'année. Au mois de janvier, on a trouvé pour son régime 56 000 pieds cubes par seconde , probablement pW de deux fois le régime du Gange à Bénarès au temps des basses eaux, et beaucoup plus que la quantité d'eau que contient l'Indus à Attok. Si donc le Dihong n'était pas la continuation du Tzang-bo, il faudrait que ce dernier fleuve enveloppât le bassin supérieur du Dihong de*tellement près, que la quantité d'eau de cette dernière rivière deviendrait tout à fait inezpliquable.
n estvrai^ ajoute le colonel, que Klaproth a voulu éliminer cette difficulté en reportant son contour duDzang-bo d'un degré et demi plus loin à l'est que ne le fait la carte de d'Anville. Mais ceci est tout à fait arbitraire ; ce qui fait dire spirituellement au colonel que « de même qu'on a dit du philologue qui a à soutenir une théorie, que pour lui les voyelles ne comptent pour rien et les consonnes pour trèspeu, pour le géographe qui a aussi une théorie à soutenir, les latitudes comptent pour très-peu, et les longitudes pour rien. »
En résumé, autant qu'un fait de cette nature peut se conclure de la seule concordance des données acquises et de laforce des raisons physiques, onesten droit d'affirmer que le Tzang-bo du Tibet et le Dihong de l'Assam, qui devient plus bas le Brahmapoutra, ne sont qu'une seule et même rivière.
A cette communication est jointe une carte qui ajoute singulièrement à sa valeur; il suffit d'en rapporter le titre pour en faire comprendre l'intérêt : Sketch Map ofthe northem portions ofAssam and Burmay witii part of China^ compUed in the Surveyor générales office (Calcutta, 1861). Léchelle est de 0" III au degré (4 pouces 2 lignes) , c'està-dire au millionième.
l'année céogr. 18
Les MUtheUungmf dans un de leurs derniers cahiers, pablient une lettre fort intéressante d*un voyageur allemand, M. Richthofen (n* 164), qui faisait partie de la mission scientifique envoyée par la Prusse au Japon, et qui a formé le projet de revenir en Europe par le centre de TAsie. M. Richthofen parle de ses courses en plusieurs parties de rindo-Chine, notamment de sa traversée, par l'intérieur, de Bangkok à Molmèn du Ténassérim. La lettre donne peu de détails, mais elle en fait espérer d'importants pour la future relation du voyageur. 11 n'était question à Rangoun et à Calcutta, lors du passage de M. Richthofen, que de là cooimunication alors toute récente du missionnaire français Mazure. On lit aussi dans cette lettre : c La connaissance du Pégou et des intéressantes tribus qui habitent les montagnes de ce pays, promet aujourd'hui d'avancer rapidement. Le docteur firandis parcourt le pays en diverses directions. M. William Blanfort en a entrepris depuis un an la description géologique, et le missionnaire américain Mason en poursuit Tétude dans tous les sens avec un zèle et une activité rares. » Nous avons vu que les travaux de M. Mason ne sont plus seulement une promesse. On annonce, d'un autre côté, que le colonel Phayre, lieutenant-gouverneur du Pégou , préparait un mémoire important, accompagné de photographies, sur les mêmes populations. On attend aussi la publication prochaine des journaux d'un naturaliste français, M. Mouhot, qui voyageait pour le compte du Musée britannique, et qui est mort récenunent dans le haut Barmah, après une intéressante exploration du Kambodj.
Deux mots seulement, avant de finir, des deux groupes d'Iles, les îles Andaman et les îles Nicobar, situés dans la partie orientale du golfe du Bengale, entre la côte du Pégou et la pointe nord de Sumatra. On s'est beaucoup occupé de ces deux archipels dans ces derniers temps, par-
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tîculiërement du groupe des Andaman (qui est le plus septentrion al), dont le gouvernement de Calcutta a fait une colonie péuitenliaire. Le docteur Mouat, du service de l'Inde, a écrit à ce sujet un rapport qui n'est pas encore publié, maisdont il yaune courte notice aus Procecdings de la Société de géographie de Londres'. Un rapport intéressant, quoique succinct, sur cet archipel d'Ândaman, a été fait ii la Société d'anthropologie de Paris, et imprimé au Bulletin de cette Société (n" 166), Quant aux lies Nicobar, elles out été, pour les ethnologues et les naturalistes de la A'otiani, l'objet d'une exploration attentive, et elles forment le sujet d'un chapitre étendu de la relation autrichienne (n' 167), chapitrequi mériterait l'honneur d'une traduction spéciale. Des archipels tels que cens -ci sont des petits mondes à part, où la nature et l'homme présentent toujours un sujet d'étude d'un intérêt particulier. On a souvent dit (d'après les expressions inexactes des anciens navigateurs) que les lies Nicobar, de même que les Andaman, ont pour ' habitants aborigènes une race nègre, et des savants mâmes partagent encore ce préjugé. Ce n'en est pas moins uue grande erreur. Les indigènes de ces deux groupes sont un rameau dégénéré, mais bien reconnaissable encore, de la souche malaise.
BS' Laurence Oufbimt. NarratJTe of the Earl ot BIgin's mîsûoD to GhiDsandJapaD. Lond., 1B62,2 vol. m-8 (Blackwood).
S9. C. Pemberion Hoocson, late H. B. U. uinsul. A Résidence at Naga3aki and Hakodste in IS59-1S60. With an aecouDt of Jtpao
generaUy ; aod a séries of Letten on J^K>n , by his Wife. Lond. 1861, iii-8 (Bentley).
170. Ten weeks in Japan. By the bishop of Victoria (Hong-kong). Lond.y 1862, in -8. Map and illustrations (Longman).
171. Edv. Barrington de Fonblanqdb. Niphon and Pe-€he4i; or two years in Japan and northem Cbina. London, 1862, in-8 (Saunders).
172. Thomas Clark Wistfiild. The Japanese. Their manners and customs ; with an account of the gênerai characteristics of the country, its manufactures, and naturel productions. OriginaDy deliverêd as a Lecture at the IfaryleboneLiterary and Sdentific Institution. Lond. , 1863, in-4, illustrât
173. C. DB Chassiron. Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde. 1858, 1859, 1860. Paris, 1862, in-8, xi-357 pages.
174. Rutherford Alcock, H. M*8 Enroy extraordinary in Japan. Narrative of a journey in the interior of Japan , Ascent of Fusiyama , and Visit to the hot sulphur-baths of Atami , 1860. Journal of the Roy, Geograph, Soc. VoL XXXI, 1861 , p. 320-356, avec une carte.
175. Du même. Extracts fîrom Narrative of a joumey through the interior of Japan, from Nagasaki to Yeddo, in 1861. Proèeedings ofthe Roy. Geograph. Soc. Vol. VI, p. 200-206.
176. Grég. SouTCOvoT, lieutenant de la marine impériale russe. Vocabulaire français- japonais. Paris, 1862, in-8, 88 pages.
Forme un appendice du n* de déc. de la Reviie maritime et coloniale.
Le Vocabulaire japonais du lieutenant Soutcovoy a aussi été imprimé en russe (St.-Pétersbourg, 1862 , in-8, 118 pages), sous le titre de Kratkii RousskO'Japonskii slovar ( Court Vocabulaire russo-japonais).
Depuis huit ans que la persévérance énergique du gouvernement de Washington a rouvert à TEurope l'accès du Japon, qui lui était fermé depuis plus de deux siècles ', il ne s'est rien produit, ou bien peu de chose^ qui ait notablement ajouté à la somme d'informations que les anciennes
1. On peut voir au n* de décembre 1859 de la Revue germanique, p. 473 et suiv. , un exposé complet des entreprises et des négociations américaines qui ont abouti aux nouveaux traités entre le Japon et les nations occidentales.