‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 50 sur 149 · ORÂISON TIRÉE BU BRÉVIAIRE AMBROSIEN · texte numérisé non relu

ORÂISON TIRÉE BU BRÉVIAIRE AMBROSIEN

{Au JF* Dimanche de VAvent.)

Dieu tout-puissailt et éternel,

Iui, par l'avènement de votre ils unique Jésus-Cbrist notre Seigneur , avez daigné faire luire les rayons d'une nouvelle lumière; accordez-nous , que , ^e même que nous avons mérité de ravoir participant de la

Omnipotens sempiterne Deus , qui ner Adventum unigeniti Filii tui Doniini nostri Jesu Ghristi nova luce radiare di^atus es, concèdenobis ut sicut eu m per Virginis partum in forma nostri corporîs meruimusha-

l'aysnt

berc partkipem , ita et in regno gratiœ ej us mereamur esse consortes, qui tecum ▼ivit et régnât in ssecula ss&culorum. Amen.

forme de notre corps par l'enfantement de la Vierge , non»

méritions aussi d'entrer en partage du royaume de sa grâce ; lui qui Tit et règne avec vou^ dans les siècles de» siècles.

Amen.

LE VENDREDI

0E LA PREMIÈRE SEMAINE DE l'aVENT

Regem venturum Dominum^ venite, adoremus.

Le Roi qui doit venir, le Seigneur; venez, adorons-le.

De Isaîa Propheta. Cap. VI. Du Prophète Isaïe. Chap. VI.

In anno, quo mortuus est rex Ozias, vidi Doroinum sedentera super solium excelsum et elevatum : et ea quae sub ipso erant, replebant temphim. Seraphim stabant super iliud: sex alœ uni, et sex alsealteri : duabus velabant faciem ejus, et duabus ▼elabant pedes ejus, et duabus volabant. Et clamabant aller ad alterum , et dicebant : Sanctus , Sanctus , SanctusDominus Deus exercituum : plena est omnis terra gloria ejus.

L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône sublime et élevé; et les bords de son manteau remplissaient le temple. Les> Séraphins étaient autour du trône. L'un avait six ailes, et Tautre également six ; de deux ils voilaient leurs laces , de deux ils couvraient leurs pieds, et des deux autres ils* volaient.

Et ils criaient de l'un à l'autre, et disaient : Saint, Saint ,^ Saint, le Seigneur, le Dieu des armées : toute la terre est pleine de sa gloire.

Telle est la gloire du Seigneur au pl'as haut des^ cieux : qui pourra la voir et ne pas mourir? Maintenant, contemplez le même Seigneur sur là terre, dans les jours où nous sommes. Le sein d^une Vierge le

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contient^ lui que le ciel ne pouvait contenir. Son éclata loin d'éblouir les Anges , n'est pas même perceptible aux mortels. Nulle voix ne fait retentir autour de lui ces paroles du Ciel : Saint, Saint, Saint est le Seigneur ^ kDieu des armées! Les Anges ne disent plus : Toute la terre est pleine de sa gloire; car la terre est le théâtre de son abaissement^ et d'un abaissement si profond^ que les hommes même l'ignorent. La Vierge a d'abord été seule dans le secret divin ; bientôt Elisabeth a connu que Marie est Mère du Seigneur; Joseph ne Ta apprisque par la voix d'un Ange, et après de cruels et humiliants soupçons. Trois personnes sur la terre saveiit donc que Dieu est descendu; c'est par cette voie obscure qu'il rentre dans son œuvre, dont le péché d'orgueil l'avait chassé. 0 Dieu de l'ancienne Alliance, que vous êtes grand, et qui ne tremblerait devant vous ! 0 Dieu de la nouvelle Alliance, que vous vous êtes fait petit, et qui ne vous aimerait pas ! guérissez mon or» gueil, principe de toutes mes révoltes : apprenez*moï à estimer ce que vous avez estimé. Vous créez le monde une seconde fois par votre Incarnation, et dans cette création, plus exceUente que la première, vous opérez par le silence, vous triomphez par l'anéantissement. Je veux m'humilier à votre exemple, et profiter des leçons qu'un Dieu est venu me donner de si haut. Abaissez donc, 6 Jésus ! toutes mes hauteurs; c'est ime des fins de votre Avènement. Je me prête à vous, comme à mon souverain Maître : faites en moi ce qu'il vous plaira.

HTHNE TIRÉE DE l'ANTHOLOGIE DES GRECS.

Antefestalia cantica Christi nativitatis mentis alacritate prœcanamus ; nam c^ui Patri et Spiritui est aequalis, per raisericordiam commiserans, massam indutus luti nasci débet in Bethlehem civitate ; cujus Nativitatem ineffabilem pastores cum Angeiis hymnifîcabunt.

In cymbalîs resonemus , in canticis alalagraum personemus. Ghristi manifestatur ostensio , Prophetarum finem habuerunt praeconia ; quem enim inter mortales dixerunt appariturura nasci tur in sancta spelunca , et in praesepio reclinatur ut infans.

Belhlehem , prœçarare ; Eden, aperire ; omnis terra Juda , nunc adomare, lœtentur cœli, exultent homines : in prœsepio vita , in spelunca dilues, advenit per misericordiœ multiludinem paupertatem Adam restaurare, absque mutatione nec confusione.

Ad te de luce vigilo , qui per misericordiam te ipsum pro homine lapsoexinanisti sine mutatione, et servi formam exVirginetulisti,Verbum Dei , pacera da mihi , Philantrope.

Décembre. )

Chantons dans Tallégresse de nos âmes les cantiques pour l'Avant-fête de la Naissance du Christ ; car celui qui est égal au Père et à l'Esprit, ayant dans sa miséricorde , par pitié pour nos maux, revêtu cette masse de limon, doit naître en la cité de Bethléhem; et sa naissance ineffable sera célébrée par les Anges et les pasteurs.

Faisons résonner les cymbales, poussons des cris de victoire ; le Christ va se montrer à nous, les prédictions des Prophètes sont accomplies. Celui qu'ils ont annoncé devoir apparaître au milieu des mortel»^ va naître dans la grotte sacrée, et faible enfant il gît dans la crèche.

Bethléhem, prépare-toi ; Éden , ouvre tes portes ; prends aujourd'hui tes habits de fête , ô terre de Juda ! que les cieux se réjouissent, que les hommes tressaillent de bonheur; pour enrichir la pauvreté d'Adam par l'abondance de sa miséricorde, la Vie même descend dans une crèche, le riche dans une étable ; et la nature divine n'éprouve ni changement ni confusion.

Mon cœur veille pour vous dès l'aurore, à Verbe de Dieu !

vous qui, par miséricorde et sans rien perdre , vous êtes anéanti pour l'homme tombé* , qui avez pris dans une Yiei^ge la forme a'esclave, donnez-moi la paix , ô ami des hommes l

UTURGIQUIB»

Qae les nues distillent la rosée d'en haut : celui qui a placé les nuages , le Dieu adorable, descend dans une nuée qui est la Vierge, pour illuminer de son éternelle lumière ceux qui étaient avant lui dans les périls et les ténèbres.

0 doux enfant! comment te Dourrirai-je? Comment te serrer dans mes bras, toi qui tiens toutes choses sous ton empire ?

Comment t'envelopperai -je de bandelettes, toi qui enveloppes toute la terre de nuages ? s'écriait la sainte Dame.

Soleil, ô mon Fils, comment ie couvrirai-iede langes? Comment te tiendfrai-je en ces humbles tissus, toi qui contiens toutes choses? Comment oserai-je te fixer sans crainte, toi que n'osent regarder ces Esprits aux yeux innombrables ?

disait celle qui ne connut point d'bomme.

Donc, ô Bethléhem ! prépare toutes choses pour Tenfantement. Allez, Joseph, vous faire inscrire avec Marie. 0 crèche vénérable! ô langes qui portez Dieu! dans lesquels s'enveloppe la Vie, le Christ notre Dieu, pour rompre les liens de la mort et enchaîner les mortels à l'immortalité.

Stillent ex alto aquam nebulae ; qui nubes posuit descendit ipse adorandus in nebula Virgine,ut luceat ab eo lumen inocciduum his qui antea in tenebris periculisque erant.

0 dulcissimum Puerum, quomodo nutriam te?Quo* modo te apprebendam, qui omnia nutu tuo tenes? Quomodo te fasciis involvam , quiomnem terram involvis nebula ? ciamabat sancta Domina.

Sol, Oli mi, quomodo recondam te fasciis? Quomo»

do retinebo te qui omnia contines? Quomodo te sine metu intueri potero,qaem non audentcontemplari qui raultos habentoculos? aiebat Christum tenens nupti nescia.

Bethléhem , ades dum , prœpara quœ ad partum pertinent. I, Joseph, inscrioere cum Maria ; venerandum praesepium, Deiferœ fasciœ; ubi Vita invoiuta mortis funes disrumpet, alligans immortalitati mortaies, Christus Deus noster.

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