Le Temps de la Septuagésime
tendu ta prière et j'ai vu tes larmes. Voici que j'ajouterai encore quinze années à tes jours, et j'arracherai de la main du roi des Assyriens toi et cette ville, et je la protégerai, dit le Seigneur toutpuissant.
,Ha2c dicit Dominus Deus David patris tui : Audivi orationem tuam. et vidi lacrymas tuas : ecce ego adjiciam super dies tuos quindecim annos :
et de manu régis Assyriorum eraam te. et civitatem istam. et protegam eam. ait Dominus omnipotens. !
1ER, l'Eglise nous remettait devant les yeux la certitude de la mort. Nous mourrons : la parole de Dieu y est engagée, et il ne saurait venir dans l'esprit à un homme raisonnable que sa personne puisse être l'objet d'une exception. Mais si le fait de notre mort est indubitable, le jour auquel il nous faudra mourir n'est pas moins déterminé. Dieu juge à propos de nous le cacher, dans les motifs de sa sagesse; c'est à nous de vivre de manière à n'être pas surpris. Ce soir, peut-être, on viendra nous dire comme àEzéchias : « Donne ordre aux affaires de ta « maison; car tu vas mourir ». Nous devons vivre dans cette attente ; et si Dieu nous accordait une prolongation de vie comme au saint roi de Juda, il'faudrait toujours en venir tôt ou tard à cette heure suprême, passé laquelle il n'y a plus de temps, mais l'éternité. En nous faisant ainsi sonder la vanité de notre existence, l'Eglise veut nous fortifier contre les séductions'du présent, afin que nous soyons tout entiers à cette œuvre de régénération pour laquelle elle nous prépare depuis bientôt trois semaines. Combien de chrétiens ont reçu hier la cendre sur la tête,
Le Jeudi après les Cendres.
et qui ne verront pas ici-bas les joies pascales ! La cendre a été pour eux une prédiction de ce qui doit leur arriver, avant un mois peut-être. Ils n'ont cependant pas entendu la sentence en d'autres termes que ceux qu'on a prononcés sur nous-mêmes. Ne sommes-nous pas du nombre de ces victimes vouées à une mort si prochaine ? Qui de nous oserait affirmer le contraire ? Dans cette incertitude, acceptons avec reconnaissance la parole du Sauveur qui est descendu du ciel pour nous dire : Faites pénitence ; car le Royaume de Dieu est proche \
La suite du saint Evangile selon saint Matthieu.
Chap. vni.
EN ce temps-là, Jésus étant entré dans Capharnaiim. un centurion s'approcha de lui. et lui fit cette prière. disant : Seigneur, mon serviteur est chez moi, malade au lit d'une paralysie, et il en souffre beaucoup. Et Jésus lui dit ; .lirai et ie le guérirai. Et le centurion lui répondant, dit : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit, mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
Car quoique je sois un homme soumis à d'autres, ayant néanmoins des soldats sous moi, quand je dis à l'un:
SequcQ'ia sancti Evangelii secundum Matthaeum. Cap. viii.
IN illo tempore : Cum introisset Jésus Capharnaum, accessit ad eum centurie, rogans eum et dicens : Domine, puer meus jacet in domo paralyticus, et maie torquetur. Et ait illi Jésus :
Ego veniam, et curabo eum. Et respondens centurio, ait : Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum ; sed tantum die verbo, et sanabitur puer meus. Nam et ego homo sum sub potestate consîitutus, habens sub me milites, et dico huic : Vade, et vadit ; et