‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 109 sur 189 · I. Matth. IV · texte numérisé non relu

I. Matth. IV

alii : Veni, et venit ; et servo meo : Fac hoc, et facil. Audiens autem Jésus miratus est, et sequentibus se dixit : Amen dico vobis, non inveni tantam fidem in Israël.

Dico autern vobis, quod multi ab Oriente et Occidente venient, et recumbent cura Abraham, et Isaac, et Jacob in règne cœlorum ; filii autem regni ejicientur in tenebras exteriores : ibi erit fletus et stridor dentium. Et dixit Jésus centurioni : Vade, et sicut credidisti, fiât libi.

Et sanatus est puer in illa hora.

Va là, il y va ; et à l'autre :

Viens ici, il y vient : et à mon serviteur : Fais cela, il le fait. Or, Jésus entendant ces paroles, fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une si grande foi en Israël. Aussi je vous le déclare, beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, et auront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux : tandis que les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura pleur et grincement de dents. Et Jésus dit au centurion : Va, et comme tu as cru, qu'il te soit fait. Et le serviteur fut guéri à l'heure même.

LES saintes Ecritures, les Pères et les Théologiens catholiques distinguent trois sortes d'oeuvres de pénitence : la prière, le jeûne et l'aumône. Dans les lectures qu'elle nous propose, durant ces trois joursqui sontcomme l'entrée du Carême, la sainte Eglise veut nous instruire sur la manière d'accomplir ces différentes œuvres; aujourd'hui, c'est la prière qu'elle nous recommande. Voyez ce centurion qui vient implorer auprès dû Seigneur la guérison de son serviteur. Sa prière est humble; c'est du fond de son cœur cqu'il se )uge indigne de recevoir la visite de Jésus. Sa prière est pleine de foi; il ne doute pas un instant que le Seigneur ne puisse lui ac-

Le Jeudi a^res les Cendres. 2~g

corder l'objet de sa demande. Avec quelle ardeur il la présente ! La foi de ce gentil surpasse celle des enfants d'Israël, "et mérite l'admiration du Fils de Dieu. Ainsi doit être notre prière , lorsque nous implorons la guérison de nos âmes. Reconnaissons que nous sommes indignes de parler à Dieu, et cependant insistons avec une foi inaltérable dans la puissance et dans la bonté de celui qui n'exige de notre part la prière qu'afin de la récompenser par l'effusion de ses miséricordes. Le temps où nous sommes est un temps de prière; l'Eglise redouble ses supplications; c'est pour nous qu'elle les offre; ne la laissons pas prier seule. Déposons en ces jours cette tiédeur dans laquelle nous avons langui, et souvenons-nous que si nous péchons tous les jours, c'est la prière qui répare nos fautes, et qui nous préservera d'en commettre de nouvelles.

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PARDONNEZ, Seigneur, pardonnez à votre peuple, afin qu'après avoir été châtié comme il le méritait par vos fléaux, il respire ennn sous votre miséricorde. Par Jésus- Christ notre Seigneur.

Amen.

■estra Deo.

PARCE, Domine, parce populo tuo, ut dignis flagellationibus castigatus, in tua miseratione respiret. Per Christum Dominum nostrum.

Amen.

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