‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 129 sur 189 · Cyrille d'Alexandrie, Kv. et Doct · texte numérisé non relu

Cyrille d'Alexandrie, Kv. et Doct

de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée. Le principe ne change pas, qu'il s'agisse de croyance ou de conduite, de morale ou de dogme. Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l'Eglise ; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l'autre, en certaines circonstances où la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l'inspiration d'une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l'ennemi, ou s'opposer à ses entreprises, un programme qui n'est pas nécessaire et qu'on no. doit point leur donner.

Cependant l'émotion produite par les blasphèmes de Nestorius agitait tout l'Orient, et gagna bientôt Alexandrie. Cyrille occupait alors la chaire fondée par Marc au nom de Pierre, et décorée de l'honneur du second siège par la volonté de ce chef des Eglises. L'accord d'Athanase et des pontifes romains avait, au siècle précédent, vaincu l'arianisme; c'était l'union d'Alexandrie avec Rome qui de\ait, cette fois encore, écraser l'hérésie. Pourtant l'ennemi, instruit par l'expérience, avait mis à prendre les devants une prévoyance toute infernale ; au jour où le futur vengeur de la Mère de Dieu était monté sur le siège de saint Athanase, l'alliance si formidable au démon n'existait plus. Théophile, le dernier patriarche, l'auteur principal de la condamnation de saint Jean Chrvsostome au

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