Cyr. xVl. Ep. i*ad monach
344 ^^ Temps de la Septiiagésime.
s'effrdver moins des audaces de l'hérésie que de raffirmation de la foi chrétienne, à ces partisans de la paix quand même, Cyrille répondait : « Eh! quoi ; Xestorius ose laisser « dire en' sa présence dans rassemblée des « hdèles : Anathème à quiconque nomme « Marie mère de Dieu! par la bouche de ses a partisans il frappe ainsi d'anathème nous « et les autres évèques de l'univers, et les « anciens Pères qui, partout et dans tous les « âges, ont reconnu et honoré unanimement « la sainte Mère de Dieu! Et il n'eût pas « été dans notre droit de lui retourner sa « parole et de dire : Si quelqu'un nie que « Marie soit mère de Dieu, qu'il soit ana- 0 thème! Cependant cette parole, par égard -' pour lui, je ne l'ai pas dite encore i. »
D'autres hommes qui sont aussi de tous ies temps, découvraient le vrai motif de leurs hésitations, lorsque faisant valoir bien haut les avantages de la concorde et leur vieille amitié pour Xestorius. ils rappelaient timidement le crédit de celui-ci, le danger qu'il pouvait y avoir à contredire un aussi puissant adversaire. « Que ne puis-je en perdant tous f< mes biens, répondait Cyrille, satisfaire (' révèque de Constantinople, apaiser l'af( mertume de mon frère! Mais c'est de la " foi qu'il s'agit; le scandale est dans toutes '■ les Églises; chacun s'informe au sujet de la '■< doctrîne nouvelle. Si nous, qui avons reçu « de Dieu la mission d'enseigner, ne portons « pas remède à de si grands maux, au jour « du jugement y aura-t-il pour nous assez
i. Ep. vni. al. VI.