SYMBOLE DE NICÉE
J£ crois en un seul Dieu. le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.
Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; qui n'a pas été fait, mais engendré, consubstantiel au Père, par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu
CREDO in unum Deum, Patrem omnipotentem . factorem cœli et terrae . visibilium omnium et invisibilium.
Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia saecula. Deum de Dec.
lumen de lumine. Deum verum de Deo vero. Genitum. non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt.
52 Le Temps de la Septuagésime.
Qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : et homo FACTUS EST. Crucifixus etiam pro nobissubPontio Pilato, passus. et sepultus est. Et resurrexit tertia die , secundum Scripturas. Et ascendit in cœlum . sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.
Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur. et conglorificatur : qui locutus est per Prophetac. Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confite or unum Baptisma in remissionem peccatorum.
Et expecto resurrectionemmortuorum, etvitam venturi sa?culi. Amen.
des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut ; et qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit ; et qui s'est fait homme. Qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce-Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel, qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts ; et dont le règne n'aura point de fin.
Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils ; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les Prophètes. Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.
Le cœur du Prêtre et celui du peuple doivent maintenant être prêts; il est temps de préparer TolFrande elle-même. Nous entrons dans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation, et qui fait suite à celle qu'on désigne sous le nom de
La Messe.
Messe des Catéchumènes, parce qu'elle était autrefois la seule à laquelle les aspirants au Baptême eussent le droit de prendre part.
Voici donc que le pain et le vin vont être offerts à Dieu, comme les plus nobles éléments de la création matérielle, puisqu'ils sont destinés à la nourriture de l'homme; mais ce n'est là qu'une figure grossière de leur destination dans le Sacrifice chrétien. Leur substance va bientôt s'évanouir; il n'en demeurera plus que les apparences.
Heureuses créatures qui cèdent la place au Créateur ! Nous aussi nous sommes appelés à éprouver une ineffable transformation, lorsque, comme dit i'Apôtre, « ce qui est mortel en nous sera absorbé par la vie ». En attendant, offrons-nous à Dieu pendant que le pain et le vin lui seront présentés; et rendons gloire à celui qui, en prenant notre nature humaine, nous a rendus participants de la nature divine.
Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présentée Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons ;
TOUT ce que nous avons, Seigneur, vient de vous et est à vous : il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité ! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps :
recevez, dans une même obla-
SUSCIPE, sancte Pater, omnipoiens aeterne Deus , hanc immaculatam hostiam. quam ego indignus famulus tuus offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et offensionibus et negligentiis meis , et pro omnibus circumstantibus , sed et
Le Temps de la Septuagésime.
pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis : utmihi et illis proficiat ad salutem in vitam œternam. Amen.
tion . nos cœurs qui voudraient vivre de vous, et non plus d'eux-mêmes.
Quand le Prêtre met dans le calice le vin auquel il mêle ensuite un peu d'eau, afin de représenter l'union de la nature divine à la nature humaine dans la personne de THomme-Dieu, pensez au divin mystère de rjncarnation, principe de notre salut et de nos espérances, et dites :
DEL'S qui humanae substantiae dignitatem
SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne , et dont le sang , comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.
mirabiliter condidisti. et mirabilius reformasti :
da nobis per hujus aquae et vini mysterium. ejus divinitatis esse consortes.
qui humanitatis nostrœ fieri dignatus est particeps . Jésus Christus .
Filius tuus . Dominus noster. Qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus. per omnia sœcula sasculorum. Amen.
Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour agréable cette oblation dont la figure va bientôt se transformer en réalité ; pendant ce temps, dites en union avec lui ;
OFFERIMUS tibi, Domine, calicem salutaris, tuam deprecantes
AGRÉEZ ces dons, souverain Créateur de toutes choses ; qu'ils soient ainsi pré-
La Messe.
parés pour la divine transformation qui, de cette sim- Ele offrande de créatures, va lire l'instrument du salut du monde.
clementiam : ut in conspectu divinae Majestatis tuae. pro nostra et totius mundi salute, cura odore suavitatis ascendat.
Amen.
Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons, humilions-nous avec lui, et disons:
SI nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel, Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nons sommes. Faitesnous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.
IN spiritu humilitatis, et in animo contrito suscipiamur a te. Domine : et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi. Domine Deus.
Invoquons ensuite l'Esprit-Saint, dont l'opération va bientôt produire sur l'autel la présence du Fils de Dieu, comme elle la produisit au sein de la Vierge Marie, dans le divin mystère de l'Incarnation.
VENEZ, Esprit divin, fécon- -ir E N i , Sanctificatoi
der cette offrande qui V omnipotens, œterne
est sur l'autel, et produire Deus , et benedic hoc
en nos cœurs celui que nos sacrificium tuo sancto
cœurs attendent. Nomini praeparatum.
Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre, avant de passer outre, prend pour la seconde fois l'encensoir. Il encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même, afin que la prière des fidèles, signifiée par la fumée de ce parfum, devienne de plus en plus ardente, à mesure que le moment solennel approche davantage.
56 Le Temps de la Septuagésime.
Mais la pensée de son indignité se ranime plus forte encore au cœur du Prêtre. La confession publique qu'il a faite au pied de l'autel ne suffit plus à sa componction. A Tautel même, il donne en présence du peuple un témoignage solennel du pressant besoin qu'il éprouve de se purifier à l'approche de Dieu : il lave ses miains. Or, les mains signifient les œuvres; et le Prêtre, s'il porte en"iui-même, comme Prêtre, le caractère de Jésus-Christ, est un homme par les œuvres. Que les fidèles s'humilient en contemplant ainsi l'humilité de leur Père , et disent comme lui :