‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 98 sur 189 · I. I Cor. vu, 3l. — 2. JOHAN. I · texte numérisé non relu

I. I Cor. vu, 3l. — 2. JOHAN. I

25o Le Temps de la Septuagésime.

mes ingrats, en les appelant le monde, leur appliquant ainsi le nom de l'objet de leur convoitise, parce qu'ils ont fermé leurs yeux à la lumière et qu'ils sont devenus t&nèbres.

Le monde, dans ce sens maudit, est donc tout ce qui fait opposition à Jésus-Christ, tout ce qui refuse de le reconnaître, de se laisser conduire par lui. Le monde est cet ensemble de maximes qui tend à éteindre ou à comprimer l'élan surnaturel des âmes vers Dieu, à recommander comme avantageux ce qui captive notre cœur sous les liens âe cette vie fugitive, à blâmer ou à repousser ce qui élève l'homme au-dessus d'une nature imparfaite ou vicieuse, à charmer ou à séduire notre imprudence par l'appât de ces satisfactions dangereuses qui, loin de nous avancer vers notre fin éternelle, ne font que nous donner le change et nous égarer de notre route.

Or, ce monde réprouve est en tous lieux, et il a ses intelligences dans notre cœur. Par le péché, il a pénétré profondément ce monde extérieur que Dieu a fait , il nous faut l'avoir vaincu et abattu sous nos pieds, si nous voulons ne pas périr avec lui. De toute nécessité, il nous faut être ses ennemis ou ses esclaves. Dans les jours où nous sommes, il triomphe ; il voit son empire assuré sur le grand nombre de ceux qui pourtant lui dirent anathème, au jour où ils furent enrôlés dans la milice de Jésus-Christ. Plaignons-les, prions pour eux, tremblons pour nous-mêmes, et, atin que notre cœur ne défaille pas, méditons, il en est temps, ces paroles consolantes du Sauveur au sujet de ses disciples, dans la dernière Cène: « Mon Père, je leur ai donné

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« votre parole, et le monde les a îiais, parce ( qu'ils ne sont pas du monde, et moi-même X aussi je ne suis pas du monde. Je ne tous « prie pas de les retirer du monde, mais de « les garder du mal ». »

TEKMucosfs cette journée par cette" formule liturgique de FE^lise Ambrosienne, qui met en r^ard la mneste insouciance des mondains et Tattente formidable des Jugements de Dieu.

{Dominica in Quinquagesima }

CCGRESSA.

LA TÏe présente a ses plaisirs , mais elle passe ; rotte îogenent, 6 Cbrut, est terrible, mais il demeure.

Laissoos donc cet aoMmr qne noos portons à ce qni est trompenr; songeons platôti craindre on mal qni est infini, et cricms : O Otrist, irez pitié de nous !

JncmnnDA TÎta et transit : t^rîbile est, Ckriste. jndi-

Qnapi opter

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