L'ORDINAIRE DE LA MESSE
iN nnmino Patris, et 1 F i 1 i i , et Spiiilus Sancti. Amen.
a INTROIBO ad allarc >i Dei :
il). Ad Deum qui hetificat juventutetn meam.
Judica me, Deus, et discerne causnm meam de gente non sancta : ah hominc iniquo et doloso crue me.
Quia tu es, Dcus, fortitudo mea : quare me rcpulisti ? et quare tristis incedo, dum alïligit me inimicus ?
l<]mittc luccm tuam et veritatcm tuam : ipsa me dcduxcrunt et adduxerunt in montem sanctum tuum, et in tabernacula tua.
Et introibo ad altarc Dci : ad Deum qui latificavit j u vc n l u t 0 m incam.
Confitebor tihi in cithnra, Deus, Deus meus :
quare tristis es, anima mea? et quaic conturbas me ?
Spera in Dco , quoniam adhuc confitebor iili : Salutarc vultus mci, et Deus meus.
AU nom du Père, et du Fils,
Ains
;t du Sain soit-il !
-Es pi
JE m'unis , ô mon Dieu, à votre sainte Ef^lise qui se réjouit en la Résurrection de Jésus- Christ votre Fils, l'Autel véritable.
Comme elle, je vous supplie de me défendre contre la malice des ennemis de mon !-alut.
C'est en vous que j'ai mis
mon espérance ; et cependant je me sens triste et inquiet à cause des embûches qui me sont tendues.
Faites-moi donc voir celui qui est la Lumière et la Vérité : c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne , à votre céleste tabernacle,
11 est le Médiateur, l'Autel vivant ; je m'approcherai de lui, et je serai dans lu joie.
Quand je l'aurai vu, je chanterai avec allégresse. O mon âme, ne t'attriste donc plus, ne sois plus troublée; le temps de la tristesse est passé.
Espère en lui; car il a vaincu les ennemis, la mort et l'enfer, et il t'a associée à son triomphe.
La Messe.
Gloire au Fèie. et au Fils.
et au Saint-Esprit :
Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles Ainsi soit-il !
Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence du divin ressuscité.
Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites.
mais par le secours toutpuissant de mon Créateur.
Glona Fatri, et Fiiio, et Spiritui Sancto.
Sicut erat in principio, et nunc. et semper, et in sœcula sœculorum. Amen.
y. Introibo ad ahare Dd :
iV Ad Deum qui Isrtificat juventutcm meam.
y. Adjutorium nostrum in nomine Domini,
fii. Qui fecit cœlum et terram.
Cette pensée qu'il va paraître devant le Seigneur excite dans l'àme du Prêtre un vif sentiment de componction. Il ne veut pas aller plus loin sans confesser publiquement qu'il est pécheur et indigne de cette grâce. Écoutez avec respect cette confession de rhomme de Dieu, et demandez sincèrement au Seigneur qu'il daigne lui faire miséricorde ; "car le Prêtre est votre Père ; il est responsable de votre salut, pour lequel il expose le sien tous les jours.
Faites ensuite votre confession avec le ministre, disant à votre tour avec contrition:
JE confesse à Dieu toutpuissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste, aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j'ai beaucoup péché en pensées, ea paroles et en œuvres, par ma faute, par ma faute, par ma
CONFITEOR Deo omnipotenti, beatœ Mariae semper ^'irgini , beato Michaeli Archangelo, beato Joanni Baptistœ, sanctis Apostolis Petro et Paulo, omnibus Sanctis, et tibi, Pater : quia peccavi nimis cogitatione. \erbo et opère, mea culpa, mea culpa,
Le Temps Pascal.
mea maxima culpa. Ideo piecor bcatam Mariam scmpcr Virginem, beatum Michaciom Archangeluin, bcatum Joaiincm Baptistam, s a n c to s Apostolos Petrum et Paiilum, omnes Sanctos, et te, Pater, orarc pro me ad Dominum Deiim nostrum.
très graniîe faute. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste , les Apôtres saiiit Pierre et saint Paul, tous les Saints, et vous, mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
Recevez avec reconnaissance le souhait paternel du Prêtre, qui vous dit :
UE le Dieu tout-puis-
^ \j'. ISEREATL'R VCS-
r' IVl tri omnipotens Deus, et dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitam aternam.
ûl. Amen.
^. Indulgentiam , absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et miscricors Dominus.
1^. Amen.
'^'Vç^ sant ait pitié d-.
vous, qu'il vous remette vos péchés et vous conduise à la vie éternelle.
l"(|. Amen.
j^. Que le Seigneur toutpuissant et miséricordieux nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés.
i\. Amen.
Relevez maintenant la tète, et appelez le secours divin pour vous approcher de Jésus Christ.
, TNGUS
'^ U su
tu convervivilicabis nos,
lîl. Et plebs tua Iretabitur in te.
j^. Ostende nobis, Domine, misericordiam tuam,
a. r\ Dieu, d'un seul rc-
"■ ^^ gard vous nous donnerez la vie,
l^. Et votre peuple se réjouira en vous.
Jt. Montrez-nous , Seigneur, votre miséricorde,
La Messe.
^. Et donnez-nous le Sauveur que vous nous avez préparé.
f. Seigneur , exaucez ma prière;
If. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
iV Et salutare tuum da nobis.
i^. Domine, exaudi orationem nieam ;
fîj. Et clamor meus ad te veniat.
Le Prêtre vous salue, en vous quittant, pour monter à l'autel.
y. Le Seigneur soit avec 1 y. Dominus vobiscum ; vous ; I
Répondez-lui avec révérence :
Itl. Et avec votre esprit. j I^. Et cum spiritu tuo.
Il franchit les degrés et arrive au Saint des Saints. Demandez pour lui et pour vous la délivrance des péchés.
PRIONS
FAITES disparaître de nos cœurs, ô mon Dieu, toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présentes ; nous vous le demandons par votre divin i- ils.
notre Seigneur.
OREMCS.
AUFER a nobis. quœsumus Domine , iniquitates nostras ; ut cd Sancta Sanctorum puris mereamur mentibus inîroire. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Quand le Prêtre baise l'autel par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on dira :
GÉNÉREUX soldats de Jésus- Christ , qui avez mêlé votre sang au sien , faites instance pour que nos péchés soient remis, afin que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.
ORAMUS te , Domine, per mérita Sanctorum tuorum quorum reliquiœ hic sunt. et omnium Sanctorum ; ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen.
66 Le Temps Pascal.
Si la Messe est solennelle, le Prêtre encense l'autel avec pompe ; et cette fumée, qui s'exhale de toutes les parties de l'autel, signifie la prière de l'Eglise qui s'adresse à Jésus- Christ, et que ce divin Médiateur fait ensuite monter, avec la sienne propre, vers le trône de la Majesté de son Père.
Le Prêtre dit ensuite l'Introït. Cette Antienne solennelle est un chant d'ouverture dans lequel l'Eglise laisse s'échapper tout d'abord les sentiments qui l'animent.
Il est suivi de neuf cris plus expressifs encore, car ils demandent miséricorde. En les proférant, l'Eglise s'unit aux neuf chœurs des Anges réunis autour de l'autel du ciel, qui est le même que celui de la terre.
Au Père., qui nous a envoyé son Fils pour nous délivrer de la mort.
KYRIE, eleison.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
SEIGNEUR, ayez pitié 1 Seigneur, ayez pitié!
Seigneur, ayez pitié !
Au Fils qui, par sa Résurrection, a détruit la mort et nous a frayé le chemin de la vie éternelle.
Christe, eleison.
Christc, eleison.
Christe, eleison.
Christ, ayez pitié I Christ, ayez pitié!
Christ, ayez pitié !
Au Saint-Esprit, qui est venu répandre ses dotis sur TEi^lise tout entière.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
K,yrie, eleison.
Seigneur, ayez pitié!
Seigneur, ayez pitié I Seigneur, ayez pitié 1
Puis, mêlant sa voix à celle de la milice
La Messe.
céleste, le Prêtre entonne le sublime Cantique de Bethléhem, qui annonce à Dieu la gloire et à Vhomme la paix. Instruite des divins secrets, l'Eglise continue de son propre fonds l'hymne des Anges. Elle célèbre avec enthousiasme V Agneau divin qui efface les péchés du monde ; et comme pour racheter les abaissement de la Passion, elle le proclame seul Saint, seul Seigneur., seul Très-Haut. Entrez dans ces sentiments d'adoration profonde, de contiance et de tendresse envers le céleste Agneau pascal.