‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 28 sur 123 · L HYMNE ANGELIQUE · texte numérisé non relu

L HYMNE ANGELIQUE

GLOIRE à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté.

Nous vous louons , nous vous bénissons , nous vous adorons , nous vous glorifions ; nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu Père tout-puissant !

Seigneur .Tésus-Christ .

Fils unique !

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père !

Vous qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Vous qui ôtez les péchés du monde, recevez notre humble prière.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.

GLORIA in excelsis Deo, et in terra paxhominibus bonœ voluntatis.

Laudamus te : benedicimus te : adoramus te :

glorificamus te : gratias j agimus tibi propter ma- i gnam gloriam tuam.

Domine Deus , Rex cœlestis , Deus Pater omnipotens.

Domine, Fili unigenite. Jesu Christe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.

Qui toUis peccata mundi, miserere nobis.

Qui toUis peccata mundi, suscipe deprecatio~ nem nostram.

Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Quoniam tu soins sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jcsu Christe , cum Sancto Spiritu , in gloria Dei Patris. Amen.

Car vous clés le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur, vous êtes le seul Très-Haut, ôJésus-Christ, avec le Saint- Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Le Prctrc salue encore le peuple, comme pour s'assurer de sa persévérance dans l'attention religieuse que réclame l'Action sublime qui se prépare.

Vient ensuite la Collecte ou Oraison, dans laquelle l'Eglise expose à Dieu, d'une manière expresse, ses intentions particulières dans la Messe qui se célèbre. On pourra s'unir à cette prière en récitant avec le Prêtre les Oraisons qui se trouvent ci-après au Propre du Temps ou ati Propre des Saints, et surtout en répondant Amen, avec le ministre qui sert la Messe.

On lira ensuite l'Kpître, qui est, pour l'ordinaire, un fragment des Lettres des Apôtres, ou quelquefois un passage des livres de l'Ancien Testament. En faisant cette lecture, on demandera à Dieu la grâce de profiter des enseignements qu'elle reiiferme.

Le Graduel est un intermède entre la lecturede l'Epître et celle de l'Evan^^ile. Il remet sous nos yeux les sentiments qui ont déjà été exprimés dans ITntroït. On doit le lire avec dévotion, pour s'en bien pénétrer, et s'élever plus avant dans les hauteurs du mystère. Le Graduel n'ast en usage au Temps pascal que les six premiers jours, pour une raison que nous avons expliquée en son lieu. Le reste du temps, l'intervalle entre l'Epître et l'Evan- jl gile est rempli par deux Versets accompagnés du chant de V Alléluia, que la sainte Eglise

La Messe.

multiplie sans cesse au Temps pascal. L'usage du Graduel ne reparaîtra qu'après l'expiration des cinquante jours donnés à la joie pascale.

La lecture du saint Evangile se prépare. C'est TEsprit-Saint qui a dirigé la plume des Evangélistes ; leur récit sacre, qui est notre lumière et norre vie, est un des fruits de la glorieuse Pentecôte. Disposons-nous à entendre la parole de l'Agneau ressuscité ; c'est lui-même qui va parler, comme il le faisait lorsqu'il daignait apparaître à ses disciples dans les jours où nous sommes.

Si c'est une Messe solennelle que l'on célèbre, le Diacre se dispose à remplir son noble ministère, qui consiste à lire solennellement le saint Evangile. Il prie Dieu de purifier son cœur et ses lèvres ; puis il demande à genoux la bénédiction du Prêtre, et l'ayant obtenue, il se rend bientôt au lieu d'où il doit chanter l'Evangile.

Pour préparation à le Bien entendre, on

Eeut dire en union avec le Prêtre et avec le iacre :

SEIGNEUR , purifiez mes oreilles trop longtemps remplies des vaines paroles du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle et que je la conserve dans mon cœur ; par Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur.

Amen.

Donnez à vos ministres la grâce d'être les fidèles inter-

UXD.A. cor meum ac labia mea, omnipotens Deus , qui labia Isaia2 prophelas calculo mundasti ignito : ita me tua grata miseratione dignare mundare , ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nunliarc. Per Ciiristum Dominum nostrum. Amen.

Dominus sit in corde meo, et in labiis meis :

Le Temps Pascal.

ut digne et compctcnter annuiiticm livaiiçelium suum : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

prêtes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau . nous nous réunissions tous en vous à jamais.

J E crois en un seul Dieu, le J Père tout-puissant , qui

a (ait le ciel et la terre, et

toutes les choses visibles et

invisibiles.

Et en un seul Seigneur

Jé«us-Christ, Fils unigue de

On se tiendra debout, par respect, pendant la lecture de rivvangilc : on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre ou du Diacre. Que le cœur donc soit prêt , et qu'il se montre docile. L'Epouse du Cantique dit : Mon âme s'est fondue en moi comme la cire, pendant que le Bien-Aimé me parlait. Mais tous n'ont pas cet amour. Disons-lui du moins avec l'humble soumission de Samuel : Parle^, Seigneur ; votre serviteur vous écoute.

Après l'Evangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on le dira avec lui. La Foi est le don suprême de Dieu. C'est par elle que nous sommes inities aux sublimes mystères de la Pâque, qui divinisent notre vie tout entière, et nous mettent en possession des biens de l'éternité. Croyons, comme les saintes femmes du sépulcre, d'une foi vive et simple. N'attendons pas l'épreuve comme Thomas ; car le Seigneur a dit : Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru. Disons donc avec l'Eglise catholique :

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