‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 29 sur 123 · LE SVMBOLK DE NICÉE · texte numérisé non relu

LE SVMBOLK DE NICÉE

CREDO in unum Deum, Patrem omnipotentem , factorem ca-li et terrœ, visibilium omnium et invisibilium.

Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium

La Messe.

Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu: qui n'a pas été fait, mais engendré : consubstantiel au Père :

par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu des cieu.x pour nous autres hommes, et pour notre salut. Et qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit ; et qui s'est fait homme. Qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce-Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre : qui esc ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel, qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts; et dont le règne n'aura point de fin.

Je crois au Saint-Esjyrit , Seigneur et vivifiant , qui procède du Père et du Fils ; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; quia parlé par les Prophètes. Je crois l'Eglise

?'ui est Une, Sainte, Cathoique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés ; et j'attends la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir. xVmen.

etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus, et se-

Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia saïcula. Deum de Deo , lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum. non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt.

Qui propter nos homines et propter nostram i!

salutem , descendit de \ cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : Et homo factus est. Crucifixus i pro ilato pultus est. Et resurrexit tertia die , secundum Scripturas. Et ascendit in cœlum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.

Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem , qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Patrc et Filio simul adoratur et conglorificatur: qui locutus est per Prophetas. Et Unam , Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesian":, Confiteor unum Baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum , et vitam venturi sa;culi. Amen.

Le Temps Pascal.

Le cœur du Prêtre et celui du peuple doivent maintenant être prêts ; il est temps de préparer l'olTrande elle-même. Nous entrons aans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation, et qui fait suite à celle que l'on désigne sous le nom de Messe des Catéchumènes, parce qu'elle était autrefois la seule à laquelle les aspirants au Baptême eussent le droit de prendre part.

Voici donc que le pain et le vin vont être ortcrts à Dieu comme les plus nobles éléments de la création matérielle, puisqu'ils sont destinés à la nourriture de l'homme ; mais ce n'est là qu'une figure grossière de leur destination dans le Sacrifice chrétien. Leur substance va bientôt s'évanouir ; il n'en demeurera plus que les apparences. Heureuses créatures, qui cèdent la place au Créateur ! Nous aussi, nous sommes appelés à éprouver une ineflable transformation, lorsque, comme dit l'Apôtre, ce qui est mortel en nous sera absorbé par la vie. (Il Cor. v, 4.) En attendant, offrons-nous à Dieu au moment où le pain et le vin lui vont être présentés, et préparons-nous pour la venue de celui cjui nous transformera, en nous rendant participants de la nature divine. (II Pktr. i, 4.)

Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'OlVertoire ; et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons:

TOUT ce que nous avons, Seigneur, vient de vous et est à vous; il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous

SUSCIPE, sancte Pater, omnipotens, alterne Deus , hanc immaculatarn hosliam, qunm cç;o, indignus famulus tuus ,

La Messe.

êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité! Ce pain que nous vous olïrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps :

recevez, dans une même oblation , nos cœurs qui voudraient vivre de vous, et non plus d'eux-mêmes.

offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibuB ]-*eccatis et offensionibus et neî^ligentiis meis, et pro omnibus circumstantibus, sed et pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis ; ut mihi et illis proficiat ad salutem in vitam aeternam. Amen.

Quand le Prêtre met dans le calice le vin, auquel il mêle ensuite un peu d'eau, alin de représenter l'union de la nature divine à la faible nature humaine en Jésus-Christ, honorez le divin mystère de l'Incarnation, principe de notre salut et de nos espérances, et dites :

DEUS. qui humanœ substantiœ dignitatem mirabiliter condidisti, et niirabilius reformasti : da nobis . per hujus aquae et vini mysterium, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostrœ fieri dignatus est articeps, Jésus Christus 'ilius tuus Dominus noster : qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula sœculorum.

Amen.

SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne , et dont le sang, comme un vin généreux , s'est épanché sous le pressoir de la Croix , vous avez daigné unir votre nature divine à notre humble humanité , figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.

pari Fi!i

Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour" agréable cette oblation, dont la ligure va bie'ntôt se transformer en réalité; pendant ce temps, dites en union avec lui :

Le Temps Pascal.

Ç\ FPRRiMUS tibi , Do- ^-"^ mine, calicem salutaris, tuam deprccantes clemcntiam : ut in conspectu divina: Majestatis tiuc, pro nostra et totiiis mundi sainte, cum odore s u a V i t a t i s asccndat.

Amen.

A CRÉEZ ces dons, souvc- -** rain Créateur de toutes choses ; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.

Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons ; humilions-nous avec lui et disons :

IN spiritu humilitatis, et in animo contrito suscipiamur a te, Domine :

et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie , ut placeat tibi.

Domine Deus.

SI nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel. Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde , afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils , qui est notre Hostie salutaire.

Invoquons ensuite l'Esprit-Saint , dont l'opération va bientôt produire sur l'autel la présence du Fils de Dieu, comme elle la produisit au sein de la Vierge Marie, dans le divin mystère de l'Incarnation.

VENI, Sanctificatoromnipotens , asterne Deus. et bcnedic hoc sacrificium tuo sancto Nomini praeparalum.

VENEZ, Esprit divin, féconder cette oUVande qui est sur l'autel, et produire en nos cœurs celui que nos I co-'urs attendent.

Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre, avant de passer outre, prend pour la seconde fois l'encensoir. Il encense le pain et le vin qui viennent d'être oilcrts, et ensuite l'autel

La Messe.

lui-même, afin que la prière des fidèles, signifiée par la fumée de ce parfum, devienne de plus en plus ardente, à mesure que le moment solennel approche davanta^îe.

Mais la pensée de son indignité se ranime plus forte encore au cœur du Prêtre. La confession publique qu'il a faite au pied de l'autel ne suffit plus à sa componction. A l'autel même, il donne en présence du peuple un témoignage solennel du pressant besoin qu"il éprouve de se purifier à l'approche de Dieu : il lave ses mains. Or les mains signifient les œuvres; et le Prêtre, s'il porte en lui, comme Prêtre, le caractère de Jésus- Christ, est im homme par les œuvres. Que les fidèles s'humilient en contemplant ainsi l'humilité de leur Père, et disent comme lui :

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