‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 33 sur 123 · L ORAISON DOMINICALE · texte numérisé non relu

L ORAISON DOMINICALE

OTRE Père, qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos olTcnses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

PATER noster, qui es m cœlis : Sanctificetur Nomcn tuum : Adveniat regnum tuum : Fiat voluntas tua, sicut in coelo, et in terra. Pancm nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris : Et ne nos inducas in tentationcm.

Répondons avec l'accent de notre misère :

Sed libéra nos a malo. 1 Mais délivrez-nous du I mal.

Le Prêtre retombe dans le silence des Mystères. Sa prière insiste sur cette dernière demande : Déliv}-e:{-nous du mal; et certes, avec raison ; car le mal nous déborde; et c'est pour l'expier et le détruire que l'Agneau nous a été envoyé.

LII5ERA nos, quœsumus l'y rois sortes de maux nous Domine, ab omnibus | A désolent, Seigneur : les

là même qui nous l'a donnée est entre nos mains, pendant que nous la proférons ? Cette prière étant le bien commun de tous les | enfants de Dieu, le Prêtre la récite à haute | voix, afin que tous puissent s'y unir. Prions, '' dit-il.

La Messe.

maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses manvais penchants ; les maux présents, c'est-à-dire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-à-dire les châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur, de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur l'entremise de Marie, Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre. Paul et André.AtFranchissez-nous.

délivrez-nous, donnez-nous la paix. Par Jésus-Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous.

raalis. pra?teritis, praesentibus et futuris : et intercedente beata et trioriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria, cumbeatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis. da propitius pacem in diebus nostris ; ut ope misericordiîE tuaî adjuti, et a peccato simus semper liberi. et ab omai perturbatione securi. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus.

Le Prêtre, qui vient de demander à Dieu la paix et qui l'a obtenue, s'empresse âe l'annoncer : il conclut l'Oraison à haute voix :

DANS tous les siècles des siècles.

PER omnia saecula sœculorum.

Kj. Amen.

^. Amen.

Puis il dit:

Que la paix du Seigneur | Pa> soit touj ours avec vous ;

Répondez à ce souhait paternel :

^. Et avec votre esprit. | l'il. Et cum spiritu tuo.

Le Mystère touche à sa fin ; Dieu va s'unir

Domini sit semper vobiscum ;

qo

Le Temps Pascal.

à l'homme, et l'homme va s'unir à Dieu par la Communion; mais auparavant un rite imposant et sublime doit s'accomplir dans le silence de l'autel. Jusc^u'ici le Prêtre a annoncé l'immolation du Seigneur ; il est temps qu'il annonce sa Résurrection. 11 divise donc l'Hostie sainte avec révérence, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le calice, réunissant ainsi le Corps et le Sang (.le rimmortelle ^''ictime. Adorez et dites :

HiTCC commixtio et con- , sccratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis in vitam œternam. Amen.

LOIRE à VOUS, Sauveur du monde, qui avez souffert que, dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré. Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu !

Priez maintenant l'Agneau toujours vivant que saint Jean a vu sur l'autel du c'\c\., debout^ quoique immolé, et dites à ce souverain Roi :

GNUS Del, qui lollis peccata mundi,mi,screrc nobis.

Agnus Dei, qui toliis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui toliis peccata mundi, dona nobis Paccm.

AGNEAU de les

Dieu, qui ôtez péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez.

les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.

La Paix est le grand objet de la venue du Sauveur en ce monde : il est le Prince de la Paix: le divin Sacrement de l'Eucharistie doit donc être le Mystère de la Paix, Ir, lien de l'Unité catholique; puisque, comme parle l'Apotre, nous ne sommes tous qu'un seul Pain

La Messe.

et un seul Corps, nous tous qui participons au même Pain. C'est pourquoi le Prêtre, au moment de communier à l'Hostie sainte, demande la conservation de la paix fraternelle, principalement dans cette portion de la sainte Eglise qui est là réunie autour de Tautel. Implorez-la avec lui :

SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres :

« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix », ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté.

DOMINE Jesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis : ne respicias peccata mea. sed fidem Ecclesias tuœ : eamque secundum voluntatem tuam pacificare. et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia sœcula sœculorum. Amen.

Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de paix, si la Messe est solennelle, donne "le baiser fraternel au Diacre, qui le donne luimême au Sous-Diacre, lequel va le porter au Chœur. Pendant ce temps, ranimez en vous les sentiments de la charité chrétienne, et pardonnez à vos ennemis, si vous en avez. Dites ensuite avec le Prêtre :

SEIGNEUR Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui, par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde ; délivrez-moi, par ce saint et sacré Corps et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sor-

DOMINE Jesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto. per mortem tuam mundum vivificasti :

libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omni-

Le Temps Pascal.

tes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me répare jamais de vous.

bus iniquitatibus mcis, et universis malis, et fac me luis semper inha;rere mandatis, et a te nunquam scparori pcrmittas.

Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et rciinas Dcus in sa-c 11 ! a sa- c u 1 <> r u in.

Si vous devez communier à cette Messe, dites la troisième Oraison qui suit; autrement, préparez-vous à faire la Communion spirituelle.

PERCE tui,

C EIGNEUR Jésus-Christ, fai- •■^ tes que la réception de votre Corps, que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon îime et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.

Panem cœlestem accipiam, et Nomen Domini invocabo.

Venez, Seigneur Jésus!

Quand il frappe sa poitrine et confesse son indignitt;, répétez avec lui, trois fois, dans les sentiments du Centurion de l'Evangile:

ERCEPTio Corporis Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere prassumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre, in unitate Spiritus Sancti Deus, peromnia sajcula sœculorum. Amen.

Quand le PrCtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier, dites :

La Messe.

SEIGNEUR, je ne suis pas r^ OxMINE, non sum didigne que vous entriez en i-^ gi'-i» ut intres sub moi; mais dites seulement tectum meum : sed tanune parole, et mon âme sera tum die verbo. et sanaguérie. bitur anima mea.

Au moment où il consomme la sainte Hostie, si vous devez vous-même communier, adorez profondément votre Dieu, qui s'apprête à descendre en vous, et dites encore avec l'Epouse : Vene:^, Seigneur Jésus ! {Apoc. XXII, 20.)

Si vous ne devez pas communier sacramentellement, communiez en ce moment spirituellement, et adorant Jésus-Christ, qui visite votre âme par sa grâce, dites :

JE me donne à vous, ô mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

CORPUS Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam ceternara. Amen.

Puis le Prêtre prend le Calice avec action de grâces, disant :

Que pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu'il

m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

Quid retribuam Domino pro omnibus qua; retribuit mihi ? Calicem salutaris accipiam, et Xomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominura. et ab inimicis meis salvus ero.

Si vous devez communier, dans le moment où le Prêtre prend le Calice pour s'abreuver du Sang divin, adorez encore le Dieu qui s'approche de vous, et dites toujours : Vene^, Seigneur Jésus !

Si au contraire vous faites seulement la

Le Temps Pascal.

Communion spirituelle, adorez de nouveau Jésus-Christ, et dites :

SANGUI Jesu I

ANGUis Domini nostri Chrisii custodiat animam mcam in vitam aeternam. Amen.

JE m unis a vous, o mon Sauveur ! Unissez-vous à moi ; que nous ne nous séparions jamais !

C'est à ce moment, si vous devez communier, que le Prêtre vous donnera le Corps de Jésus-Christ. Les sentiments que l'on doit apporter à la Communion, au Temps pascal, sont développes ci-après, Chapitre vi.

La Communion étant faite, pendant c^uc le Prêtre purifie le Calice pour la première fois, dites ;

OUOD ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus : et de muncre temporali fiât nobis remedium sempitrrnum.

Vous m'avez visite dans le temps, ô mon Dieu; faites que je j^arde les fruits de cette visite pour l'éternité.

la

Pendant que le Prctre purifie le Calice pour seconde fois, dites :

Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sanguis, quem potavi, adhœreat visceribus meis : et prœsta ut in me non remaneat scclcrum macula, quem pura et sancta rcfeccrunt Sacramcnta.

Qui vivis et régnas in s if c u 1 a s œ c u 1 o r u m . Amen,

Le Prêtre ayant lu l'Antienne dite Communion, qui est le commencement de l'Action de grâces pour le nouveau bienfait que Dieu

Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.

La Messe. g 5 ]

vient de nous accorder, en renouvelant en nous sa présence, se retourne enfin vers le peuple et le salue; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommiinion, qui sont le complément de l'Action de grâces. Joignez-vous encore à lui, remerciant Dieu pour le bien inénarrable dont il vous a comblé, et demandez avec ardeur la persévérance dans la joie pascale et la vigilance à garder en vous, dans tout le cours de la journée, l'amour de cette vie nouvelle qui doit nous maintenir dans la société de notre Maître ressuscité.

Les Oraisons terminées, le Prêtre se tourne de nouveau vers le peuple, et lui envoie le salut, pour se féliciter avec lui de l'insigne faveur que Dieu vient d'accorder à l'assistance; il dit :

LE Seigneur soit avec 1 p\ OMIXUS vobiscum ; vous ; I LJ

Répondez-lui :

Et avec votre esprit. | Et cum spiritu tuo.

Le Diacre ensuite, ou le Prêtre lui-même, si la Messe n'est pas solennelle, dit ces paroles :

RETIREZ-VOUS, la Messe est 1 ïte. Missa est. finie. I 1

Remerciez Dieu de la grâce qu'il vient de vous faire, en répondant":

Grâces soient rendues à j Deo eratias. Dieu !

Le Temps Pascal.

Le Prêtre prie une dernière fois avant de vous bénir; priez avec lui :

PLACEAT tibi, sancta Trinitas, obscquiiiin scrvitutis mcas, el prœsîa ut sacrifîciuin, qiiod oculis tuae majeslatis indignus obtiili, tibi sit acccptabile, mihiqiic, et omnibus pro quibus illud obtuli, sit, te miscrantc, pronitiabile. Pcr Christum I)ominum nostrum. Amen.

Le Prêtre étend disant :

ENEDiCAT VOS omnipotcns Deus, Pater, et Filius. et Spiritus Sanctus. it). Amen.

("GRACES vous soient ren- ^ dues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daigne user envers moi, en me permettant d'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que votre ministre va répandre sur moi en votre saint Nom.

SCS mains et bénit, en

QUE le Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le

Fi

le Saint-Esprit

Il lit enfin la Icv'on de l'Evangile selon saint Jean, i^ui annonce l'éternité du Verbe et la miséricorde c]ui l'a porté à prendre notre chair et à habiter parmi nous. Le saint Apôtre nous enseigne que ce Verbe divin, auteur de la lumière , est lui-même la Lumière véritable. Cette lumière a lui tout à coup du sein des ténèbres du tombeau. Le Juif a fermé les yeux pour ne pas la voir; mais le chrétien Ta saluée avec bonheur : car cette lumière est en même temps la Vie des hommes.

y. Dominus vobiscum ; iV Et cum spiritu tuo.

j^. I,e Seigneur soit avec vous ;

Vf. Et avec votre esprit.

La Messe.

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