‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 4 sur 123 · hpist. ad Afros episcopos · texte numérisé non relu

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Historique du Temps Pascal. q

être célébrée. C'est ce que nous apprenons de la lettre synodale des Pères du nombreux concile d'Arles, en 314, adressée au pape saint Silvestre. « En premier lieu, disent les Pères, nous demandons que robserx'ation de la Pâque du Seigneur soit uniforme pour le temps et pour le jour, dans le monde entier, et que vous adressiez à tous les lettres à ce sujet, selon la coutume •. »

Néanmoins, cet usage ne persévéra pas longtemps après le concile de Nicée. L'imperfection des moyens astronomiques entraîna une perturbation dans la manière de supputer le jour de la Pâque. Cette grande fête, il est vrai, resta pour toujours tîxe au dimanche ; aucune Eglise ne se permit plus de la célébrer le même jour que les Juifs ; mais, faute de s'entendre sur le moment précis de l'équinoxe du printemps, il advint que le jour propre de la solennité varia, à certaines années, selon les lieux. On s'écarta peu à peu de la règle que le concile de Nicée avait donnée de considérer le 21 mars comme le jour de l'équinoxe. Le calendrier appelait une réforme que personne n'était en état d'opérer; les Cycles se multipliaient en contradiction les uns avec les autres, en sorte que Rome et Alexandrie n'arrivaient pas toujours à s'entendre. La Pâque fut donc, de temps en temps, célébrée sans cet accord complet que Je concile de Nicée avait voulu procurer ; mais on était de bonne foi de part et d'autre.

L'Occident se rangea autour de Rome, qui

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