PSAUME IV
Au milieu de ma prière, le Dieu de ma justice m'a exaucé ; vous m'avez mis au large, quand j'étais dans l'affliction.
Ayez pitié de moi, et exaucez ma prière.
Enfants des hommes, jusques à quand aurez-vous le cœur appesanti, aimerez-vous la vanité, et chercherez-vous le mensonge ?
Sachez que le Seigneur a rendu admirable celui qui lui est consacré ; le Seigneur m'exaucera quand je crierai vers lui.
Si vous vous irritez, faitesle sans pécher ; repassez avec componction, dans le repos de votre couche, les pensées de vos cœurs.
Offrez un sacrifice de justice et espérez au Seigneur.
Il en est plusieurs qui disent ; Qui nous montrera le bonheur que nous cherchons ?
La lumière de votre risjfre, Seigneur, . se réfléchit sur
CVM invocarem, exaudivit me Deus justitiae mece :* in tribulatione dilatasti mihi.
Miserere mei : * et exaudi orationem meam.
Filii hominum. usquequo gravi corde ? * ut quid diligitis vanitatem, et quaeritis mendacium ?
Et scitote quoniam mirificavit Dominas sanctum suum : * Dominus exaudiet me, cunv clamavero ad eum.
Irascimini, et nolite peccare : * qua? dicitis in cordibus vestris, in cubilibus vestris compungimini.
Sacrificate sacrificium iustitiœ, et sperate in Domino : * multi dicunt :
Quis os tendit nobis bona ?
Signatum est super nos lumen vultus tui,
Le Temps Pascal.
Domine : * dcdisti lœtitiam in corde meo.
A fructu frumenti, vini et olci sui : * mulliplicati sLint.
In pace in idipsum ; * dormiam et reqiiiescam.
Quoniam tu, Domine, singulariter in spe : * constituisti me.
nous : c'est vous qui donnez la joie à mon cœur.
Par l'abondance du vin, de l'huile et du froment, vos enfants se sont multipliés.
Je m'endormirai donc, et me reposerai dans la paix ;
Parce que vous m'avez, Seigneur, alfcrmi dans l'espérance.
L'Eglise a placé ici les six premiers versets du Psaume trentième, parce qu'ils contiennent la prière du Sauveur mourant : Je remets, Seigneur, mon esprit entre vos mains ! paroles qui viennent si à propos dans l'Office du soir. Jésus a remis avec confiance son âme entre les mains de son Père ; au troisième jour, son Père la lui a rendue. Contions la nôtre à ce souverain arbitre de nos destinées, et notre espoir ne sera pas détruit, r