I.cclurc des Actes des Apôtres. Chap. xih
EN ces jours-là, Paul se levant fit signe de la main pour réclamer le silence, et dit : C'est à vom, mes Frères, fils de la race d Abraham, et à ceux d'entrvous qui craignent Dieu, que cette parole de silu' a été envoyée. Car les habitants
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ses princes, Jésus , et
de Jérusalem et méconnaissant n'entendant pas les paroles des Prophètes qui se lisent chaque jour de Sabbat, les ont accomplies en le mettant en jugement ; et quoiqu'ils ne trouvassent rien en lui qui fût digne de mort, ils demandèrent à Pilate de le faire mourir. Et quand ils eurent consommé tout ce qui avait été écrit de lui, on le descendit de la croix, et on le mit dans le tombeau. Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts le troisième jour ; et il a été vu durant plusieurs jours par ceux qui étaient venus avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui, jusqu'à ce jour, lui rendent encore témoignage devant le peuple. Nous donc aussi, nous vous annonçons que la promebse faite à nos pères, Dieu l'a accomplie pour nos enfants, en ressuscitant Jésus-Christ notre Seigneur.
Înncipes ejus ignorantes esum, et voces Prophetarum, quae per omne sabbatum leguntur, judicantes impleverunt, et nullam causam mortis invenientes in eo, petierunt a Pilato, ut interficerent eum. Cumque consummassent omnia , quœ de eo scripta erant, déponentes eum de ligno, posuerunt eum in monumento. Deus vero suscitavit eum a mortuis tertia die ; qui visus est per dies multos his, qui simul ascenderant eum eo de Galilœa in Jérusalem : qui usque nunc sunt testes ejus ad plebem. Et nos vobis annuntiamus eam, quae ad patres nostros repromissio facta est : quoniam hanc Deus adimplevit filiis nostris, resuscitans Jesum Christum Dominam nostrum.
Ce discours que le grand Apôtre ht entendre à Antioche de Pisldie, dans la synagogue des luifs, nous montre que le Docteur des Gentils sui\'ait dans son enseignement îa même méthode que le Prince des Apôtres. Le point capital de leur prédication était la Résurrection de Jésus-Christ : vérité fondamentale, fait suprême, qui garantit toute la mission du Fils de Dieu sur la terre. Il ne suffit pas de croire en Jéeus-Christ crucifié,
3oo Le Mardi de Pâques.
si l'on ne croit en Jésus-Christ ressuscité ; c'est dans ce dernier dogme qu'est contenue toute l'énergie du christianisme, de même que, sur ce fait, le plus incontestable de tous, repose la certitude tout entière de notre foi. Aussi nul événement accompli ici-bas n'est-il comparable à celui-ci sous le rapport de l'impression qu'il a produite. Voyez le monde entier ébranlé en ces jours, la Pâque réunissant tant de millions d'hommes de toute race et sous tous les climats. Voilà dix-huit siècles que Paul repose sur la Voie d'Ostie; que de choses se sont eflacées de la mémoire des hommes, et qui cependant ont fait grand bruit en leur temps, depuis que cette tombe reçut pour la première fois la dépouille de l'Apôtre ! Le flot des persécutions submergea Rome chrétienne pendant plus de deu>i cents ans ; il devint même nécessaire, au m* siècle, de déplacer un moment ces ossements et de les enfouir aux Catacombes. Vint ensuite Constantin, qui éleva cette Basilique, et érigea cet arc triomphal près de l'autel sous lequel repose le corps de l'Apôtre. A partir de cette époque, que de changements, que de bouleversements, que de dynasties, que de formes de gouvernement se sont succédé dans notre monde civilisé et au delà ! Rien n'est demeuré immobile, si ce n'est l'Eglise éternelle. Chaque année, depuis au moins quinze cents ans, elle est allée lire dans la Basilique de saint Paul, près de sa tombe, ce même discours dans lequel l'Apôtre annonce aux Juifs la Résurrection du Christ. A l'aspect de cette durée, de cette immobilité jusque
A la Messe.
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dans des détails si secondaires, disons, nous aussi : Le Christ est véritablement ressuscité ; il est le Fils de Dieu ; car nul homme n'a jamais empreint si profondément sa main dans les choses de ce monde visible. A elle seule la Pàque proclame ce qu'il est ; et quand nous reconnaissons ce frappant caractère de perpétuité jusque dans les moindres rites, nous sommes en droit d'affirmer que si notre divin ressuscité est sublime diins l'éclatant soleil de sa gloire, il se laisse reconnaître encore jusque dans les moindres rayons qu'il réfléchit sur la Liturgie.