‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 12 sur 249 · Matth. III · texte numérisé non relu

Matth. III

24 La Passion et la Semaine sainte.

vrai aussi de dire que le sang qui coule de ses plaies sacrées a la vertu de nous laver de ce crime. La justice du Père céleste ne s'apaise que par Teffusion de ce sang divin ; et la miséricorde de ce même Père céleste veut qu'il soit employé à notre rachat. Le fer des bourreaux a fait cinq ouvertures au corps du Rédempteur; et de là cinq sources de salut coulent désormais sur l'humanité pour la purifier et rétablir en chacun de nous l'image de Dieu que le péché avait effacée. Approchons donc avec confiance, et glorifions ce sang libérateur qui ouvre au pécheur les portes cTu ciel, et dont la valeur infinie suffirait à racheter des millions de mondes plus coupables que le nôtre. Nous touchons a l'anniversaire du jour où il a été versé; bien des siècles déjà se sont écoulés depuis le moment où il arrosa les membres déchirés de notre Sauveur, où, descendant en ruisseaux le long de la croix, il baignait cette terre ingrate ; mais sa puissance est toujours la même.

Venons donc « puiser aux fontaines du Sauveur ' »; nos âmes en sortiront pleines de vie, toutes pures, tout éclatantes d'une beauté céleste; il ne restera plus en elles la moindre trace de leurs anciennes souillures; et le Père nous aimera de l'amour même dont il aime son Fils. N'est-ce pas pour nous recouvrer, nous qui étions perdus, qu'il a livré à la mort ce Fils de sa tendresse? Nous étions devenus la propriété de Satan par nos péchés; les droits de l'enfer sur nous étaient certains;

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