‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 152 sur 249 · LE LAVEMENT DES PIEDS · texte numérisé non relu

LE LAVEMENT DES PIEDS

L3 Sauveur, aujourd'hui, après avoir lavé les pieds à ses disciples, leur a dit : « Savez- « vous ce que je vous ai fait ? Vous m'ap- (( pelez Maître et Seigneur, et vous dites bien: « car je le suis. Si donc je vous ai lavé les « pieds, moi Maître et Seigneur, vous devez (( aussi vous laver les pieds les uns aux « autres : car je vous ai donné l'exemple, « afin que, comme je vous ai fait, vous fas- « siez aussi. » L'Eglise a recueilli et mis en pratique cette parole, et quoique le précepte qu'elle contient n'ait pas d'autre portée ooligatoire que de nous astreindre, par l'exemple même de l'Homme-Dieu , aux procédés de la charité fraternelle, dans tous les siècles on a vu les chrétiens suivre cet exemple à la lettre, et se laver les pieds les uns aux autres.

A l'origine du christianisme, cette action d'humble charité était fréquente ; saint Paul, énumérant les qualités de la veuve chrétienne, recommande à Timothée d'observer si elle a été empressée « à laver les pieds des saints i », c'est-à-dire des fidèles. Nous voyons, en effet, cette pieuse pratique en usage au temps des martyrs, et même plus tard, dans les siècles de la paix. Les Actes des Saints des six premiers siècles, les Homélies et les traités des Pères y font mille allusions. Dans la suite, la charité se refroidit, et le lavement des pieds tendit à n'être plus

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