‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 165 sur 249 · JoHAN. xv^l^8. Luc. XXI, 52, 53. Matth. XXVI · texte numérisé non relu

JoHAN. xv^l^8. Luc. XXI, 52, 53. Matth. XXVI

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saisis de frayeur, se dispersent; et pas un ne s'attache aux pas de son maître, si ce n'est Pierre qui suivait de loin, avec un autre disciple. La vile soldatesque qui entraînait Jésus lui faisait parcourir cette même route qu'il avait suivie le dimanche précédent, lorsque le peuple vint au-devant de lui avec des palmes et des branches d'olivier. On traversa le torrent de Cédron ; et la tradition de l'Eglise de Jérusalem porte que les soldats y précipitèrent le Sauveur qu'ils traînaient avec brutalité. Ainsi s'accomplissait la prédiction de David sur le xMessie : « 11 boira en passa:. t « de l'eau du torrent i. »

Cependant on est arrivé sous les remparts de Jérusalem. La porte s'ouvre devant le divin prisonnier; mais la ville, enveloppée des ombres de la nuit, ignore encore l'attentat qui vient de s'accomplir. C'est demain seulement qu'elle apprendra, au lever du jour, que Jésus de Nazareth, le grand Prophète, est tombé entre les mains des princes des prêtres et des pharisiens. La nuit est avancée; cependant le soleil tardera longtemps encore à paraître. Les ennemis de Jésus ont projeté de le livrer dans la matinée au gouverneur Ponce-Pilate, comme un perturbateur de la tranquillité publique; mais en attendant ils veulent le juger et le condamner comme un coupable en matière religieuse. Leur tribunal a le droit de connaître des causes de cette nature, bien que ses sentences ne puissent pas s'élever jusqu'à la peine capitale. On conduit donc Jésus chez Anne, beau-père du grand-

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