‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 179 sur 249 · L.e Vendredi Saint · texte numérisé non relu

L.e Vendredi Saint

auguslc, l'Hommc-Dicu fait un effort pour élever ce Romain au-dessus des intérêts vulj^aires de sa tV^riune ; il lui propose un but plus digne de Thomme que la recherche des honneurs de la terre. « Je suis venu en ce monde, lui dit-il, pour rendre témoignage à Ja Vérité; quiconque est de la Vérité écoute ma voix. — Et qu'est-ce que la Vérité r w reprend Pilate; et sans attendre la réponse à oa question, pressé d'en finir, il laisse Jésus, et va retrouver les accusateurs. « Je ne reconnais en cet homme aucun crime ', » leur ditil. Ce païen avait cru rencontrer en Jésus un docteur de quelque secte juive dont les enseignements ne valaient pas la peine d'être écoutés, mais en même temps un homme inoffensif dans lequel on ne pouvait , sans injustice, chercher un homme dangereux.

A peine Pilate a-t-il exprimé son avis favorable sur Jésus, qu'un amas d'accusations est produit contre ce Roi des Juifs par les princes des prêtres. Le silence de Jésus, au milieu de tant d'atroces mensonges, émeut le gouverneur : (( Mais n'entendez-vous pas, lui ditil, tout ce qu'ils disent contre vous ? » Cette parole, d'un inipérêt visible, n'enlève point Jésus à son noble silence ; mais elle provoque de la part de ses ennemis une nouvelle explosion de fureur. « Il agite le peuple, s'écrient les princes des prêtres; il va prêchant dans toute la Judée, depuis la Galilée jusqu'ici 2. » Dans ce mot de Galilée, Pilate

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