‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 198 sur 249 · MaTTH. XXVII, J.O · texte numérisé non relu

MaTTH. XXVII, J.O

Le Vendredi Saint. 60 1

rons en loi ! Tu as mis ta confiance en Dieu; c'est à lui de te délivrer. N'as-tu pas dit : Je suis le Fils de Dieu 1 ? » Et les deux voleurs crucifiés avec lui s'unissaient à ce concert d'outrages.

Jamais la terre, depuis quatre mille ans, n'avait reçu de Dieu un bienfait comparable à celui qu'il daignait lui accorder à cette heure; et jamais non plus l'insulte à la majesté divine n'était montée vers elle avec tant d'audace. Nous chrétiens, qui adorons celui que les Juifs blasphèment, offrons-lui en ce moment la réparation à laquelle il a tant de droits. Ces impies lui reprochent ses divines paroles, et les tournent contre lui ; rappelons-lui à notre tour celle-ci qu'il a dite aussi, et qui doit remplir nos cœurs d'espérance : « Lorsque je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi 2. » Le moment est venu. Seigneur Jésus, de remplir votre promesse; attirez-nous à vous. Nous tenons encore à la terre ; nous y sommes enchaînés par mille intérêts et par mille attraits; nous y sommes captifs de l'amour de nous-mêmes, et sans cesse notre essor vers vous en est arrêté ; soyez l'aimant qui nous attire et qui rompe nos liens, afin que nous montions jusqu'à vous, et que la conquête de nos âmes vienne enfin consoler votre cœur oppressé.

Cependant on est arrivé au milieu du jour ; il est la sixième heure, celle que nous appelons midi. Le soleil qui brillait au ciel,

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