TOUS
Rj. Et avec votre esprit.
PRIONS
DIEU tout-puissant et éternel, soyez attentif à ces grands -mystères de votre bonté, à ces augustes sacrements. Envoyez l'Esprit d'adoption pour régénérer ces nouveaux peuples que la fontaine baptismale va vous enfanter ; et fortifiez par votre puissance ce que notre
j^. Dominus vobiscum.
R). Et cum spiritu tuo.
OREMUS
y-«wMNlPOTENS sempi- \^ terne Deus, adesto ma^nae pietatis tuae mysteriis, adesto sacramentis ; et ad recreandos novos populos,quos tibi fons Baptismatis parturit, Spiritum adoptionis
emitte : ut quod nostrae humilitatis gerendura
Le Samedi Saint.
est ministcrio, virtuiis tuc-c impleatur effectu.
Pcr Dominum nostrum Jcsum (>hristum T'ilium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitatc Spiritus Sancti Deus,
Par omnia saecula saeculorum.
A). Amen.
j^.Dominus vobiscum.
i^. Et cum spiritu tuo.
f . Sursum corda.
^. Habemus ad Dominum.
f. Gratias agamus Domino Deo nostro.
1^. Dignum et justum est.
VERE dignum et justum est, aequum et salutare ; nos tibi semper, et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnij50tens, aterne Deus, qui invisibili potentia, sacramentorum tuorum mirabiliter operaris effectum ; et licet nos tantis mysteriis exequendis simus indigni :
tu tamen gratiae tuae dona non deserens, etiam ad nostras preces, aures tuae pietatis inclinas. Deus, cujus Spiritus super aquas, inter ipsa mundi primordia ferebatur : ut jam tune virtutem sanctificationis aquarum natura conci-
humblc ministère s'apprête à accomplir. Par Jcsus-Christ votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit,
Dans tous les siècles des siècles.
R). Amen.
j^. Le Seigneur soit avec
R). Et avec votre esprit.
If . Les cœurs en haut !
^. Nous les avons vers le Seigneur.
j^. [Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
R). C'est une chose digne et juste.
OUI, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint.
Père tout-puissant, Dieu éternel, qui opérez par une puissance invisible les merveilleux effets de vos sacrements ; et quoique nous soyons indignes d'être les ministres de si grands mystères, daignez néanmoins ne pas délaisser les dons de votre grâce, mais être toujours prêt à incliner vers nous les oreilles de votre bonté. O Dieu, dont l'Esprit était porté sur les eaux à l'origine du monde, afin que dès lors cet élément conçût la puissance de sanctifica-
Le Samedi Saint.
tion ! O Dieu qui, en lavant par les eaux les crimes d'un monde coupable, fîtes voir dans le déluge une image de la régénération, lorsqu'un même élément devenait ainsi mystérieusement la cessation du péché et le retour à la vertu ; jetez aujourd'hui.
Seigneur, vos regards sur la face de votre Eglise, et multipliez en elle vos nouvelles fénérations, vous qui corniez de joie votre Cité par le cours abondant de votre grâce, et ouvrez en ce jour la fontaine baptismale par toute la terre, pour y produire des nations nouvelles ; afin que par un acte souverain de votre divine Majesté, cette Eglise reçoive la grâce de votre Fils unique, par la vertu du Saint-Esprit.
Ici le Pontife s'arrête un moment, et plongeant sa main dans les eaux, il les divise en forme de croix, montrant par ce signe que c'est par la vertu de la Croix qu'elles ont acquis le pouvoir de régénérer les âmes. Jusqu'à la mort du Christ sur la Croix, cette puissance merveilleuse leur était seulement promise; il fallait l'effusion du sang divin pour qu'elle leur fût conférée. C'est ce sang qui opère dans l'eau sur les âmes, avec la vertu de l'Esprit-Saint que le Pontife rappellera tout à l'heure.
peret. Deus, qui nocentis mundi crimina per aquas abluens, regenerationis speciem in ipsa diluvii effusione signasti ; ut unius ejusdemque elementi mysterio, et finis esset vitiis et origo virtutibus ; respice, Domine, in faciem Ecclesias tuae ; et multiplica in ea regenerationes tuas, qui gratias tuae afBuentis impetu Iffitificas Civitatem tuam, fontemque Baptismatis aperis toto orbe terrarum gentibus innovandis : ut tuae majestatis imperio, sumat tlnigeniti tui gratiam de Spiritu Sancto.
Qu'il daigne, cet Esprit- Saint, féconder, par l'im-
. Ul hanc aquam rege- ' nerandis homini-
LA PASSIDN ET LA SEMAINE SAINTE
Le Samedi Saint.
bus pracparatam , arcana sui numinis admixtione f(i.cundet : ut sanctificalione conccpta, ab immaculato divini fontis utero, in novam renata crcaturam, progenies cœlestis emergat : et quos aul sexus in corporc, aul aetas discernit in tempore, omnes in unam pariât gratia mater infantiam.
Procul ergo hinc. jubente te Domine, omnis spiritus immundus abscedat:
procul tota nequitia diabolicœ fraudis absistat.
Nihil hic loci habeat contrariae virtutis admixtio : non insidiando circumvolet , non latendo subrepat, non inficiendo corrumpat.
pression secrète de sa divinité, cette eau préparée pour la régénération des hommes, afin que cette divine fontaine ayant conçu la sanctification, on voie sortir de son sein très pur une race toute céleste, une créature renouvelée ; et que la grâce, comme unemère, réunisse dans un même enfantement ceux que le sexe distingue selon lecorps. ou l'âge selon le temps. Commandez donc, Seigneur, que tout esprit immonde soit écarté d'ici ; éloignez de cet élément toute la malice et tous les artifices du diable. Que la puissance ennemie ne vienne pas se mêler dans ces eaux, ni voltiger autour, en tendant des embiiches, ni s'y glisser secrètement, ni les corrompre et les souiller.
Après ces paroles, par lesquelles l'Evêque demande à Dieu qu'il daigne éloigner de ces eaux l'influence des esprits mauvais qui cherchent à infecter toute la création, il étend la main sur elles et les touche. Le caractère auguste du Pontife et du Prêtre est une source de sanctification ; et le contact de leur main sacrée opère déjà à lui seul sur les créatures, cjuand il s'exerce en vertu du sacerdoce de Jésus-Chri^ qui réside en eux.
SiT haec sancta et innocens creatura libéra ab omni impugnatoris incursu, et totius nequi-
UE cette créature sainte et innocente soit à couvert de toute attaque de l'ennemi, purifiée par l'expulsion
Le Samedi Saint.
de toute sa malice. Qu'elle soit une source de vie, une eau régénérante, une fontaine purifiante; afin que tous ceux qui seront lavés dans ce bain salutaire reçoivent, par l'opération de l'Esprit-Saint, la g[râce d'une pureté parfaite.
tiae purgata discessu. Sit fons vivus, aqua regenerans, unda purificans ; ut omnes hoc lavacro salutifero diluendi, opérante in eis Spiritu Sancto, perfectae purgationis indulgentiam consequantur.
En prononçant les paroles suivantes, l'Evêque bénit par trois fais les eaux de la fontaine, en produisant sur elles le signe de la croix.
JE te bénis donc, créature d'eau, par le Dieu vivant, par le Dieu véritable, par le Dieu saint, par le Dieu qui, au commencement, te sépara de la terre d'une seule parole, et dont l'Esprit était porté sur toi.
y I NDEbenedicote, crea- ^ > turaaquae, per Deum vivum, per Deumverum,
Eer Deum sanctum : per leum, qui te in principio, verbo separavit ab arida : cujus Spiritus super te ferebatur.
Ici l'Evêque, nous montrant les eaux appelées déjà à féconder le Paradis terrestre, qu'elles parcouraient en quatre fleuves, les divise encore avec sa main, et les répand vers les quatre parties du monde qui plus tard devaient recevoir la prédication du saint Baptême. Il accomplit ce rite si expressif, en proférant les paroles qui suivent :
/^Ui te de Paradisi
D AR le Dieu qui te fit jaillir * de la fontaine du Paradis, et «te divisa en quatre fleuves, en te commandant d'arroser toute la terre ; qui dans le désert t'enleva ton amertume, et te restituant ta douceur, te rendit potable ;
fonte manare fecit, et in quatuor fluminibus totam terram rigare praecepit; qui te in deserto amaram, suavitate inditg fecit esse potabilem, et sitienti populo de petra
Le Samedi Saint.
produxit. Bcnedico to. et
f)er Jesum Christum Fiium ejus unicum. Dominum noslrum : gui te in Cana GalilaBœ, sjgno admirabili, sua potentia convertit in vinum. Qui
!?edibus super te ambuavit : et a Joanne in Jordane in te baptizatus est.
Qui te una cum sanguine de latere suo produxit :
et discipulis suis jussit, ut credentes baptizarentur in te , dicens : Ite, docete omnes gentes,baptizantes eos in nomine Patris. et Filii, et Spiritus Sancti.
et qui plus tard te fit sortir de la pierre pour apaiser la soif de son peuple. Je te bénis aussi par Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui, à Cana de Galilée, par un signe admirable de son pouvoir, te changea en vin ; qui marcha sur toi à pied sec; qui fut baptisé en toi par Jean, dans le Jourdain; qui le fit sortir, avec le sang, de son côté ouvert ; et qui commanda à ses disciples de baptiser en toi ceux qui croiraient, leur disant : Allez, enseignez toutes les nations, et baptisezles au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
A ce moment, l'Evêque suspend le mode triomphant de la Préface, et prononce les paroles qui vont suivre sur un ton plus simple. Après avoir marqué les eaux du signe de la croix, il invoque sur elles l'action fécondante de l'Esprit-Saint.
Haec nobis prascepta servantibus, tu Deus omnipotens,clemens adesto :
tu benignus adspira.
Dieu tout-puissant, regardez favorablement ce que nous faisons pour obéir à ce précepte, et daignez répandre le souffle de votre Esprit.
L'Esprit-Saint porte un nom qui signifie Souffle ; il est le souffle divin, ce vent violent qui se fit entendre dans le Cénacle. Le Pontife exprime ce divin caractère de la troisième personne divine, en soufflant trois fois sur les eaux de la fontaine, en forme de croix ; puis il continue, sans reprendre encore le mode de la Préface.
Le Samedi Saint.
BÉNISSEZ vous-même de votre bouche ces eaux pures, afin que, outre la vertu qu'elles ont de nettoyer les corps, elles reçoivent encore celle de purifier les âmes.
I* u has simplices aquas tuo ore benedicito: ut praeter naturalem emundationem, quam lavandis possunt adhibere corporibus, sint etiam purificandis mentibus effica-
Prenant ensuite le Cierge pascal, il en plonge l'extrémité inférieure dans le bassin. Ce rite exprime le mystère du baptême du Christ dans le Jourdain, au jour où les eaux reçurent les arrhes de leur divin pouvoir. Le Fils de Dieu était descendu dans le fleuve, et TEsprit-Saint reposait sur sa tête en forme de colombe. Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les arrnes qui sont données ; l'eau reçoit véritablement la vertu promise, par l'action des deux divines personnes. C'est pour cela que TEvêque, reprenant le ton de la Préface, s'écrie en plonfeant dans l'eau le Cierge mystérieux, symoie du Christ, sur lequel plane la céleste Colombe.
OUE la vertu du Saint-Es- | pnescendat in hanc prit descende sur toute j lJ plenitudinem fontis, l'eau de cette fontaine. I virtus Spiritus Sancti.
Après ces paroles, le Pontife retire le Cierge de l'eau, puis le replongeant plus avant, il répète d'un ton de voix plus élevé :
C^ue la vertu du Saint-Es- 1 prit descende sur toute l'eau de cette fontaine. I
[ Descendat in hanc plenitudinem fontis, virtus Spiritus Sancti.
Ayant encore retiré le Cierge, il le plonge une troisième fois jusqu'au fond du bassin,
Le Samedi Saint.
chantant d'une voix ces mûmes paroles :
Descendat in hanc plenitudincm fontis, virtus Spiritus Sancti.
plus éclatante encore
Que la vertu du Saint-Esprit descende sur toute l'eau de cette fontaine.
Cette fois, avant de retirer le Cierge de l'eau, l'Evéque se penche sur la fontaine ; et pour unir dans un symbole visible la puissance de l'Esprit-Saint à la vertu^du Christ, il fait une nouvelle insufflation sur les eaux, non plus en forme de croix, mais en traçant avec son souffle cette lettre de l'alphabet grec, 4) qui est la première du mot Esprit en cette langue; puis il reprend sa solennelle prière par ces paroles :
Totamque hujus aquae substantiam , regenerandi fœcundet effectu.
Qu'elle donne la fécondité à cette eau, et la rende capable de régénérer.
On enlève alors le Cierge pascal de la fontaine, et l'Evêque continue.
Que toutes les taches de péchés soient ici effacées :
que la nature créée à votre image, étant rétablie dans la dignité de son origine, y soit purifiée de toutes ses souillures ; afin que tout homme auquel sera appliqué ce mystère de régénération, renaisse à l'innocence d'une enfance nouvelle.
Hic omnium peccatorum maculae deleantur :
hic natura ad imaginera tuam condita, et ad honorera sui reforraata principii, cunctis vetustatis squaloribus emundetur :
ut omnis homo sacramentum hoc regenerationis ingressus, in verse innocentiae novara infantiam renascatur.
L'Evêque quitte après ces paroles le ton de la Préface, et prononce sans chanter la conclusion suivante :
Le Samedi Saint.
Par notre Seigneur Jésus- Christ votre Fils, qui doit venir juger les vivants et les morts, et détruire le monde par le feu. R). Amen.
PerDominum nostrum Jesum Christum Filium tuum : qui venturus est judicare vivos et mortuos , et saeculum per ignem. R). Amen.
Après que le peuple a répondu Amen, un des Prêtres asperge l'assemblée avec l'eau de la fontaine, et un des clercs inférieurs vient y plonger un vase qu'il retire plein de cette eau, et qui est destiné pour le service de l'église et pour l'aspersion des maisons des fidèles.
Les prières de la bénédiction de l'eau sont achevées ; et cependant la sainte Eglise n'a pas accompli encore, en faveur de cet élément, tout ce qu'elle a résolu de faire. Jeudi dernier, elle a été mise de nouveau en possession des grâces de l'Esprit-Saint par le don des Huiles sacrées; et elle veut aujourd'hui honorer la fontaine du salut, en épanchant dans ses eaux les précieuses liqueurs dont le renouvellement a été accueilli avec tant de joie. Le peuple fidèle apprendra à vénérer toujours davantage la source purifiante du salut des hommes, dans laquelle se réunissent tous les symboles de l'adoption divine. L'Evêque, prenant l'ampoule qui contient l'Huile des Catéchumènes, en répand sur les eaux, disant ces paroles :
QUE cette fontaine soit sanctifiée et rendue féconde par l'infusion de l'huile du salut, pour donner la vie éternelle à ceux qui renaîtront de son sein. Amen.
SANCTIFICETUR, et fœ- ' cundetur fons iste olco salutisrenascentibus ex eo, in vitamaeternam.
Amen.
Le Samedi Saint.
Puis, prenant le vase du Saint-Chrôme, en verse aussi dans la fontaine, en disant :
OUE l'infusion du Chrême de notre Seigneur Jésus- Christ et du Saint-Esprit Consolateur s'opère au nom de la sainte Trinité. Amen.
INFUsio Chrismatis Domini nostri Jesu Christi, et Spiritus Sancti ParacHti, fiât in nomine sanctae Trinitatis.
Amen.
Enfin, tenant dans sa main droite le Chrême et dans sa main gauche THuile des Catéchumènes, il verse des deux fioles à la fois sur les eaux, et dit en accomplissant cette libation sacrée qui exprime la surabondance de la grâce baptismale :
COMMixTio Chrismatis sanctificationis , et Olei unctionis, et aquae baptismatis, pariter fiât, in noraine Patris, et Filii , et Spiritus Sancti.
% Amen.
QUE le mélange du Chrême de sanctification et de IHuile d'onction avec l'eau baptismale s'opère, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. ^. Amen.
Après ces paroles, l'Evêque étend avec la main les Huiles saintes sur la surface de l'eau, afin qu'elle participe tout entière à ce dernier degré de sanctification ; et après avoir essuyé ses mains, il se retire un moment à l'écart, pour dépouiller ceux des vêtements sacrés qui pourraient gêner son action dans l'administration du Baptême.
LE BAPTEME.
LE Pontife reparaît bientôt au bord de la fontaine sacrée, et l'on appelle successivement les élus. Ils s'avancent un à un, conduits, les hommes par le parrain, et les
Le Samedi Saint/ '/2g
femmes par la marraine. L'Evêque se place sur une estrade d'où il domine la fontaine. Le catéchumène, dépouillé de ses habits en la partie supérieure, descend les degrés du bassin et pénètre dans l'eau, à portée de la main du Pontife. Alors celui-ci, élevant la voix, l'interroge : « Croyez-vous, lui dit-il, en Dieu Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre ? — J'y crois, répond le catéchumène. — Croyez-vous en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui est né et a souffert ? — J'y crois. — Croyez-vous au Saint-Esprit, la sainte Eglise catholique, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle ? — J'y crois. » Après avoir reçu la confession de la foi, le Pontife adresse à l'élu cette demande : « Voulez-vous être baptisé ? — Je le veux », répond Télu. Alors le Pontife, étendant la main sur la tête du catéchumène, la plonge par trois fois dans les eaux de la fontaine, en disant : « Je vous baptise, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Trois fois l'élu a disparu entièrement sous les eaux ; elles se sont refermées au-dessus de lui, et le dérobaient à tous les regards. Le grand Apôtre nous expliq^ue cette partie du mystère. Les eaux ont été pour l'élu le tombeau où il s'est trouvé enseveli avec le Christ, et comme le Christ, il en sort rendu à la vie. La mort qu'il vient de subir est la mort au péché ; la vie qu'il possède désormais est la vie de la grâce i. Le mystère com-