‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 242 sur 249 · I. Rom. VI · texte numérisé non relu

I. Rom. VI

j3o Le Samedi ^aint.

plet de la résurrection de THomine-Dieu se reproduit ainsi dans le chrétien baptisé. Mais avant que l'élu sorte de l'eau, un rite profond vient compléter en lui la ressemblance avec le P'ils de Dieu. Jésus était encore dans les eaux du Jourdain, lorsque la divine Colombe descendit sur sa tête ; avant que le néophyte soit sorti de la fontaine, un Prêtre répand ainsi sur sa tête le Chrême, don de l'Esprit-Saint. Cette onction indique dans l'élu le caractère royal et sacerdotal du chrétien qui, par son union avec Jésus- Christ son chef, participe, dans un certain degré, à la royauté et au Sacerdoce de ce divin Médiateur. Comblé ainsi des faveurs du Verbe éternel et de l'Esprit-Saint, adopté par le Père qui voit en lui un membre de son propre Fils, le néophvte sort de la fontaine par les degrés du bord opposé, semblable à ces brebis du divin uantigue qui remontent du lavoir où elles ont purifié leur blanche toison 1. Le parrain l'attend sur le bord ; il lui donne la main pour remonter, et s'empresse de le couvrir d'un linge et d'essuyer l'eau sainte qui ruisselle de ses membres.

L'Evèque continue sa noble fonction ; autant de fois qu'il plonge un pécheur dans les eaux, autant de fois un juste renaît de la fontaine. Mais il ne peut continuer longtemps d'opéreràlui seul un ministèredans lequel les prêtres peuvent le suppléer. Lui seul peut conférer aux néophytes l'auguste sacrement qui doit les confirmer par le don de l'Esprit-Saint ;

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