Luc. XXII, i
La Communion. gi
symbolique, mais bien de leur donner le gage du pardon et de l'immortalité, en les faisant participer à la substance même de l'Agneau véritable, dont le sang efface le péché et ouvre les cieux. Jésus s'immole par avance sur la table de la dernière Cène, et cette merveilleuse anticipation de son sacrifice, dans laquelle il montre à un si haut degré son amour et son pouvoir, est fondée sur l'immolation sanglante qui devait avoir lieu le lendemain.
C'est donc en souvenir de l'Agneau sacrifié que le fidèle s'approchera en ces jours de la table sainte ; il comprendra de plus en plus que cette chair divine qui nourrit son âme a été préparée sur le Calvaire, et que si l'Agneau est aujourd'hui vivant et immortel, c'est par sa mort douloureuse c^u'il est devenu notre aliment. Le pécheur reconcilié recevra avec componction ce corps sacré dont il se reproche amèrement d'avoir épuisé tout le san^ par ses péchés multipliés ; le juste y participera avec humilité, se souvenant que, lui aussi, a eu sa part trop grande aux douleurs de l'Agneau innocent, et que si, aujourd'hui, il sent en lui la vie de la grâce, il ne le doit qu'au sang de la Victime dont la cha.ir va lui être donnée en nourriture.
Nous formulerons ici, selon notre usage, les Actes de préparation à la sainte Communion dans ce saint temps, pour les personnes qui sentiraient le besoin d'être aidées en cette manière, et nous ajouterons, pour complément, les Actes de l'Action de grâces.
q'j La Passion et [a Semaine sainte. AVANT LA COMMUNION.