‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 4 sur 249 · I. Expositio fidei. IX. Hseres. xxii · texte numérisé non relu

I. Expositio fidei. IX. Hseres. xxii

La Passion et la Semaine sainte. 5

saint, après avoir célébré les divins mystères en commémoration de la dernière Cène du Seigneur, le peuple persévérait longtemps dans la prière i. La nuit du Vendredi au Samedi se passait presque tout entière dans les veilles, afin d'honorer la sépulture du Christ 2j mais la plus longue de toutes ces veilles était celle du Samedi, qui durait jusqu'au matin du jour de Pâques. Le peuple entier y prenait part; il assistait à la dernière préparation des catéchumènes; il était ensuite témoin de l'administration du baptême; et l'assemblée ne se séparait qu'après la célébration du saint Sacrifice, qui ne se terminait qu'au lever du soleil s.

La suspension des œuvres serviles fut longtemps requise des fidèles durant le cours de la Semaine sainte; et la loi civile s'unissait à la loi de l'Eglise pour produire cette solennelle vacation du travail et du négoce, qui exprimait d'une manière si imposante le deuil de la chrétienté. La pensée du sacrifice et de la mort du Christ était la pensée commune; les relations ordinaires étaient suspendues; les offices divins et la prière absoroaient la vie morale tout entière, en même temps que le jeûne et l'abstinence réclamaient toutes les forces du corps. On comprend quelle impression devait produire sur le reste de l'année cette solennelle interruption de tout ce qui préoccupait les hommes dans le reste de

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