I. Psalm. XLix
/.V2 Le Dimanche de la Passion.
En lui va s'accomplir la plus grande rigurc de l'ancienne loi. Une fois l'année, le grandprctre entrait dans le Saint des Saints, afin d'intercéder pour le peuple. Il pénétrait derrière le voile, en face de l'Arche sainte ; mais cette redoutable faveur ne lui était accordée qu'à la condition qu'il n'entrerait dans cet asile sacré qu'en portant dans ses mains le sang de la victime qu'il venait d'immoler. P2n ces jours, le F'ils de Dieu, Grand-Prêtre par excellence, va faire son entrée dans le ciel, et nous y pénétrerons après lui ; mais il faut pour cela qu'il se présente avec du sang, et ce sang ne peut être autre que le sien. Nous allons le voir accomplir cette prescription divine. Ouvrons donc nos âmes, afin que ce sang « les purifie des œuvres mortes, comme vient de nous dire l'Apôtre, et que nous servions désormais le Dieu vivant. »
Le Graduel est emprunté au Psautier; le Sauveur y demande d'être délivré de ses ennemis, et d'être soustrait à la rage d'un peuple ameuté contre lui ; mais en même temps il accepte de faire la volonté de son Père, par qui il sera vengé.
Dans le Trahit, qui est puisé à la même source, le Messie, sous le nom d'Israël, se plaint de la fureur des Juifs qui l'ont persécuté dès sa jeunesse, et qui s'apprêtent à lui faire subir une cruelle flagellation. Il annonce en même temps les châtiments que le déicide attirera sur eux.