Petr. I
VA vent.
l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'Offertoire ; et quand il présente à Dieu l'Hostie , joignons-nous à lui et disons :
TOUT ce que nous avons, Seigneur, vient de vous et est à vous : il est donc juste que nous vous le rendions.
Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité ! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps ; recevez, dans une même oblation, nos cœurs qui voudraient vivre de vous, et non plus d'eux-mêmes.
SUSCIPE, sancte Pater, omnipotens asterne D^us, hanc îmmaculatam hostiam, quam ego indignus famulus tuus offero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et offensionibuset negliirentiis meis, et pro omnibus circumstantibus. sed et pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis : ut mihi et iflis proficîat ad salutem in vilam aeternam. Amen.
Quand le Prêtre met dans le calice le vin auquel il mêle ensuite un peu d'eau, afin de représenter l'union de la nature divine à la faible nature humaine de Jésus-Christ, pensez au divin mystère de l'Incarnation qui doit sons peu de jours être manifesté, et dites :
pycus qui humanae
*-J substantiae dignitatem mirabiliter condidisti, et mirabilius reformasti : da nobis per hujus aquae et vini mysterium, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostra; fk-ri dignatus est particeps. Jésus Christus Filins tuuv Dominus noster : qui tecum vivit et
SEIGNEUR, qui êtes la véritable Vigne, et dont le sang, comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.
L'Ordinaire de la Messe.
régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula sœculorum. Amen.
]-c Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour "agréable
cette oblation, dont 1 transformer en réalité, dites en union avec lui:
Agréez ces dons, souverain Créateur de toutes choses : qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui. de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.
figure va bientôt se Pendant ce temps,
OFFERl.MU mine,
tibi. Doicem salutaris, tuam deprecantes clementiam : ut in conspectu divinae Majestatis tuce, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat.
Amen.
Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons; humilions-nous avec lui et disons :
nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel, Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faitesnous miséricorde, et ne différez pas trop d'envoyer votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.
rspiritu et in an
humilitatis, mo contrito suscipiamur a te. Domine : et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi, Domine Deus.
Invoquons ensuite l'Esprit-Saint, dont l'opération va bientôt produire sur l'autel la présence du Fils de Dieu, comme elle la produisit au sein de la Vierge xMarie, dans le divin mystère de l'Incarnation.
T7ENEZ, Esprit divin, fé- V conder cette offrande qui est sur l'autel, et produire en nos cœurs celui que nos cœurs attendent.
Sanctificator omipotens, jeterne
Deus, et benedic hoc sacrificium tuo sancto nomini prajparatum.
68 U A vent.
Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre, avant de passer outre, prend pour la seconde fois l'encensoir. Il encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même; afin que la prière des fidèles, signifiée par la fumée de ce parfum, devienne de plus en plus ardente, à mesure que le moment solennel approche davantage. Saint Jean nous dit que l'encens qui brûle sur l'Autel du ciel est formé par les prières des Saints; au temps de l'Avent, nous devons considérer, sous l'emblème de ce nuage odorant qui environne l'Autel de la terre, les soupirs des Patriarches et des Prophètes vers le Messie, et nous y joindre de toute l'ardeur de nos désirs.
Mais la pensée de son indignité se ranime plus forte au cœur du Prêtre. La confession publique qu'il a faite au pied de l'autel ne suffit plus à sa componction. A l'autel même, il donne en présence du peuple un témoignage solennel du pressant besoin qu'il éprouve de se purifier à l'approche de Dieu ; il lave ses mains. Or les mains signifient les œuvres ; et le Prêtre, s'il porte en lui-même, comme Prêtre, le caractère de Jésus-Christ, est un homme par les œuvres. Que les fidèles s'humilient en contemplant ainsi l'humilité de leur Père, et disent comme lui :