ISAI. XII
xviij Préface générale.
soit douce et nourrissante au cerf altéré l. Que l'âme, séduite par les charmes de la Contemplation , ne s'effraie point non plus de réclat et de l'harmonie des chants de la prière liturgique.
N'est-elle pas elle-même un instrument d'harmonie sous la touche divine de cet Esprit qui la possède ? Certes, elle ne doit pas entendre le céleste Colloque autrement que le Psalmiste lui-même, cet organe de toute vraie prière, accepté de Dieu et de l'Eglise. Or, n'est-ce pas à sa harpe qu'il a recours, quand il veut allumer dans son cœur la flamme sacrée et qu'il dit : Mon cœur est prêt, ô Dieu ! mon cœur est prêt ; je chanterai donc, je ferai retentir le Psaume. Lève-toi, ô ma gloire ! lève-toi, ô ma harpe! Dès le matinée m'éveillerai ; je vous chanterai. Seigneur, devant les peuples; je psalmodierai en présence des notions : car votre miséricorde est grande au-dessus des deux, et votre vérité au delà des nuages -. D'autres fois, emporté au delà du monde sensible, il est entré dans les puissances du Seigneur 3, et s'abandonne à une sainte ivresse. Afin de soulager l'ardeur qui le consume, il éclate alors dans l'Epithalame sacré : Mon cœur, dit-il, a conçu un poème sublime ; c'est au Roi lui-même que je vais dédier mon cantique ; et il redit la beauté de l'Epoux vainqueur et les grâces de l'Epouse 4. Ainsi, pour l'homme de contem-