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On croit, en général, que la pénétration de cer

' Zur Teehnik der Vertorgung der Stielt, etc., par L. HOMBDROBR. {Cemtralb.f. Gynœk., 1882, p. 481.)

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tains liquides dans la cavité péritonéale détermine l'irritation et une péritonite qui peut être mortelle; de là, la crainte de voir passer dans le péritoine les liquides qu'on injecte dans la cavité utérine. De même, quand il y avait des phénomènes de péritonite à la suite de la ponction d'un kyste, on Tattribuait au passage d'une partie du liquide injecté dans la cavité péritonéale. /

Dans le but de vérifier ces assertions, Schwartz ! a, en prenant toutes les mesures antiseptiques , injecté dans la cavité péritonéale de chiens certains liquides, à savoir : un centimètre cube de teinture d'iode pure; un centimètre cube de sesquichlorure de fer non étendu d'eau ; UQ centimètre cube d'une solution de nitrate d'argent à 10 pour 100 et à 20 pour 100. Or, aucune des solutions injectées n'a été capable de déterminer une péritonite dangereuse , c'est-à-dire purulente. L'effet produit fut ordinairement de faible intensité; seules les solutions de nitrate d'argent déterminèrent rapidement de fortes douleurs. Les animaux en expérience ne furent malades que le premier jour; le deuxième et le troisième jour, ils paraissaient rentrés dans leur état normal. Seuls, deux chiens très-jeunes éprouvèrent, par Je fait de l'opération, un choc violent; on leur injecta de la morphine pour calmer leurs douleurs; à leur autopsie, on ne trouva nulle part trace de pus ou de réunion des anses intestinales par un exsudât fibrineux. Plus tard, Schwartz fit l'autopsie de quelques-uns des chiens sur lesquels il avait expérimenté ; il ne trouva en aucun point trace de péritonite adhésive.

Quand on injecte ces liquides, ce qui constitue le danger, ce n*est pas le liquide lui-même, mais l'élément septique auquel il peut servir de véhicule. L'inflammation que ces agents déterminent est superficielle, et il n'y a

> Experimeni ueber die Wirkung, etc., par Schwartz. {Centralb, /. Gynœk., 1882, D» 6, p. 86.)

pas à craindre, à la suite de leur application, une nécrose de la paroi de Fintestin. De ces observations, il résulte que, dans Textirpation des tumeurs abdominales, on ne doit pas craindre d'employer le perchlorure de fer pour arrêter le sang qui s*écoule de certaines surfaces , soit de rintestin, soit de la paroi abdominale.

AUVARD.

HYDROLOGIE.

I. Du lavage de Testomac, à Vichy, dans la dyspepsie rebelle. — II. La syphilis à Luchon. — III. La grossesse est-elle une contreindication au traitement thermal? — IV. Qu'entend-on par cure thermale?

I. — Ce n*est que depuis quatre ou cinq ans qu'à Vichy on procède au lavage de Testomac dans la dyspepsie chronique ayant résisté à toute autre médication. Malgré ses résultats heureux, cette pratique n'est pas encore entrée dans le domaine de la médecine thermale courante. — Il y a plusieurs causes à cela. — D'abord, chez la grande majorité de nos malades, l'usage rationnel de la Grande Grille bu de l'Hôpital suffit ordinairement pour amener la guérison de leurs troubles digestifs. Ensuite, dans la clientèle aisée, la dyspepsie n'acquiert qu'exceptionnellement une gravité ou une ténacité telle qu'on soit contraint de recourir au tube Faucher. Les moyens dont disposent les personnes riches, les soins qui leur sont prodigués dès que les premiers désordres gastriques se déclarent, empêchent la dyspepsie d'arriver à un maximum où toutes les médications usuelles deviennent impuissantes. Si l'on applique le tube Faucher, ce n'est que dans les cas désespérés, le cancer de l'estomac, par exemple. — Pour les motifs que je viens d'expliquer, cette méthode thérapeutique est limitée, restreinte à des cas déterminés et à une certaine catégorie d'individus^

C'est dans la classe laborieuse, parmi les ouvriers de

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la ville et des champs, chez remployé de commerce, Thomme de bureau, qu'on pratique à Vichy le lavage de Festomac. Ces malades ne se décident à venir à nos thermes qu'une fois toute la série médicamenteuse épuisée, le plus souvent en désespoir de cause. C'est leur dernière ressource, leur uUima ratio. Ils ne cessent, en effet, leurs occupations habituelles, ne consentent à se déplacer, que quand les malaises digestifs sont devenus intolérables, c'est-à-dire après de longues années de souffrances physiques et morales. A leur arrivée, on constate que l'appétit est insuffisant, capricieux, que la digestion est extrêmement pénible, que tous les trois ou quatre jours il y a des vomissements alimentaires, glaireux et bilieux ; l'estomac est dilaté, les intestins sont atones. — Ces malades nous arrivent à un degré d'émaciation telle qu'à première vue on les supposerait cancéreux.

Le lendemain, on leur donne habituellement deux demi-verres matin et soir d'eau de l'Hôpital ; c'est la règle. La couche de mucosités qui tapissent la surface interne de l'estomac, les sarcines accumulées dans le grand cul-de-sac , empêchent l'absorption du liquide ingéré, et lorsque surviennent les vomissements bi-hebdomadaires,. ils le rejettent avec les aliments avalés les jours précédents. — Ces vomissements augmentent parfois de fréquence et d'intensité au début de la cure. On se figure alors que les doses d'eau minérale sont trop élevées, on diminue ; mais rien n'y fait, la digestion est aussi difficile que par le passé. — On modifie alors le traitement d'une façon plus radicale. Au lieu d'administrer Teau minérale avant le repas, on la donne après, ou bien on remplace le bain par la douche, puis on prescrit bain et douche. Ces changements ne sont suivis d'aucun résultat appréciable.

Pour pratiquer le lavage de l'estomac, toutes les

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eaux de \iehy soat indifférentes. Cependant, nous préférons de beaucoup les sources chaudes de la Grande Grille (SQ'») ou de THôpital (32«) aux sources froides des Gélestins (14<'). — Le nettoiement est plus complet, se fait mieux avec les premières. En effet, au contact de l'eau chaude, les mucosités visqueuses se détachent plus aisément et se délayent mieux que si Ton emploie de Teau à la température ambiante, ce qui leur permet de s'introduire avec facilité dans le tube Faucher et de sortir à l'extérieur. — De plus, pendant toute la durée de l'opération, les malades éprouvent une sensation de bien-être à Tépigastre, que les eaux froides, en général, ne produisent pas. Si Testomac supporte mieux ringestion d'un liquide froid que la vessie, il est hors de doute que la muqueuse est impressionnée plus agréablement par un corps chaud que par un corps à une basse température. — Dans la pluralité des cas, dix à douze litres d'eau minérale suffisent pour chaque séance.

Lorsqu'on a eu recours au lavage dans la dyspepsie rebelle, on voit une transformation radicale, absolue, s'opérer chez le malade. Parfois, dès le premier, souvent dès le deuxième, presque constamment après le troisième ou le quatrième lavage, les vomissements s'arrêtent, Tappétit renaît, la digestion est moins laborieuse, la flatulence diminue. Peu à peu, les. forces reviennent, Tamaigrissement cesse.

Employer le lavage de Testomsrc d'une façon banale, ce serait presque douter de la puissance de nos eaux; en tout cas, ce serait de l'exagération. Généralement, c'est vers le dixième jour de la cure qu'on y a recours, et l'on continue cette petite opération jusqu'au moment du départ, tous les deux jours seulement. De cette façon, lorsque les malades ont terminé leur traitement, ils ont subi cinq ou six lavages, — ce qui n'est pas tou-

jours suffisant ; — mais alors ils savent les pratiquer eux-mêmes, et une fois rentrés chez eux, ils se nettoient de temps en temps Testomac en se servant d'eau additionnée de bicarbonate de soude.

II. — Après avoir fait une courte apparition à Saint- Nectaire, s'être arrêtée à Aulus, la syphilis a delà tendance à se diriger vers Luchon. Dans la première de ces stations, sa présence pouvait se justifier par la découverte d'une certaine quantité de mercure dans la source du Rocher, mais à Luchon il n'y a rien qui puisse expliquer l'efficacité de ses eaux contre celte maladie. Quoi qu'il en soit, notre confrère, M. Ferras, cite quinze cas, dont huit ayant rapport à des syphilis secondaires et sept à des syphilis tertiaires, où il a obtenu les meilleurs résultats de l'emploi des eaux de Luchon, associées, il est vrai, à la médication antisyphilitique classique.

Il explique ses succès par le remontement général des forces, ce qui permet aux spécifiques d'agir avec plus d'énergie. Si, dans cette maladie, Luchon agit de la sorte, une infinité de stations peuvent revendiquer pareil honneur. La Bourboule, Salins, Salies de Béarn, Uriage (sans compter les bains de mer), sont des eaux reconstituantes par excellence, qui peuvent disputer à Luchon les propriétés que lui attribue M. Ferras. En résumé, nous n'avons pas de station thermale contre la syphilis.

III. — Dans une communication importante à la Société d'hydrologie, M. Caulet se demande si la grossesse n'est pas une contre-indication formelle au traitement thermal. — La possibiUté d'un avortement, l'obligation qu'elle impose de réduire considérablement la cure pour en diminuer le risque, sont déjà, à son avis.

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une contre-^indicatton sérieuse du traitement thermal pendant la gestation. Cependant, une simple présomption de grossesse n'autoriserait pas à déconseiller la cure et à la remettre à une autre époque^ bien que les plus grandes précautions ne mettent pas nécessairement à Fabri de tout accident.

Les quelques membres qui prirent part à la discussion de ce point de doctrine furent généralement d*avis que tout traitement thermal n'était pas interdit aux femmes grosses. On fut très-catégorique. Les auteurs du Dietionnaire des eaux minérales sont plus indécis, moins affirmatifs ; ils conseillent de s'en tenir à Tusage interne de Peau minérale, de proscrire les bains et les douches, d'éviter l'emploi d^eaux très-chaudes, m^me en boisson, et en particulier les eaux purgatives et les bicarbonatéessodiqucs fortes.

En envisageant sous toutes ses faces le problème posé par M. Caulet, la première question qu'on ait à se demander est celle-ci : Y a-t-il des eaux abortives? — Non, seulement si l'on abuse de certaines sources, si Ton suit un traitement externe très-actif, si Ton joint à cela un certain nombre de pratiques accessoires fatigantes et non indispensables, unavortementpeuten résulter, mais on ne saurait pour cela incriminer la station où il se produit.

Dans certaines localités, où les eaux sont très-chaudes et faiblement minéralisées, chez les indéterminées, par exemple, où toute la thérapeutique consiste le plus souvent en bains, en douches, les avortements ne sont pas rares, mais cet accident doit être imputé non pas à la composition chimique de l'eau, mais à l'élévation de la température. On prescrirait à une femme grosse des bains d'eau douce très-chauds, qu'on arriverait au même résultat. — Mais qu'il s'agisse d'une eau purgative, d'une eau alcaline ou chlorurée sodique, l'avortement n'est

pas à redouter, pourvu que la cure soit surveillée et intelligemment conduite.

En ce qui concerne Vichy, la gestation n'exclut en rien l'emploi de Teau minérale^ s'il existe une maladie chronique qui exige impérieusement cet emploi. — Eq 1862, M. Willemin, dans son Traité des coliques hépatiques, ne regarde pas la grossesse comme une contreindication du traitement de Vichy. Dans tous les cas qu'il signale, la congestion du foie disparut, les douleurs de côté s'apaisèrent, et il n'observa jamais, soit pendant, soit immédiatement après la cure, ni d^hémorrhagie, ni d'avortement, ni même d'accouchement prématuré. Dans un travail plus récent et plus spécial (1876), M. Nicolas (Gabriel) s'élève contre cette tendance qu'ont certains praticiens d'éloigner les femmes grosses des stations thermales, et de les priver ainsi de parti pris des bienfaits des eaux minérales. Non-seulement il croit que l'usage interne de l'eau de Vichy est indiqué dans tons les cas, mais encore il ne craint pas de prescrire aux femmes enceintes des bains thermo-minéraux, dont la température ne dépasse pas 33* ou 34''. Ces bains, da reste, sont parfaitement supportés et sont dépourvus de tout danger. Cependant, M. Caulet rapporte dans sa communication un cas d'avortement qui lui a été signalé par M. Champagnat; mais voici dans quelles circonstances. Une dame de trente-cinq ans, atteinte de gravelle biliaire, fut prise, au dixième jour de son traitement, de douleurs hépatiques, et, après deux jours de souffrance, il survint un avortement au troisième mois. — Cette malade n'avait pris ni bains ni douches. — Dans ce cas, doit-on incriminer le traitement de Vichy qui a été des plus modérés, puisqu'on s'est contenté de l'emploi de l'eau de la Grande Grille et de la source Lardy en boisson seulement? Assurément non. — C'est à la violence et à la longueur de l'accès que Tavortement

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est imputable, et si madame C... s'était trouvée partout ailleurs qu'à Yichy, elle aurait avorté de la même façon, d'autant mieux que le plus souvent il suffit d'une cause moins sérieuse qu'une crise de colique hépatique pour amener cet accident.

Quant à moi, je ne partage pas entièrement les craintes de M. Caulet ; je prescris aux femmes enceintes les mêmes doses d'eau minérale qu'à celles qui ne le sont pas. — Comme ces dernières, je les engage à rester à nos thermes de vingt à trente jours. Je suis plus réservé pour ce qui concerne la balnéation; pendant toute la durée de leur séjour, je ne dépasse guère le chiffre de douze ou quinze bains. — Jusqu'ici, je n'ai pas eu l'occasion de prescrire l'hydrothérapie, mais le cas échéant, je n'hésiterais pas à le faire, parce qu'elle me paraît exempte de tout danger, lorsqu'elle est convenablement administrée. Quant aux autres accessoires du traitement thermal, douches vaginales, bains de vapeur, je lésai toujours négligés, car ils sont d'une utilité fort contestable dans les maladies qui se trouvent à Vichy, et qu'ils ne sont pas dépourvus de danger chez les femmes enceintes.

Dans certains cas, la grossesse non-seulement n'est pas une contre indication au traitement thermal, mais constitue, au contraire, une indication formelle à ce traitement. Voici quatre séries de femmes. enceintes : la première est sujette à la goutte; ne sera-t-il pas prudent de l'envoyer à Vichy, Vais ou Carlsbad, afin d'éviter à son enfant la transmission totale de sa diathèse urique? — La seconde est prédisposée nativement à la phthisie, ne devra-t-on pas chercher à empêcher l'évolution de la tuberculose afin de détruire chez l'enfant la prédisposition à cette diathèse, en l'envoyant au Mont- Dore, à Cauterets, aux Eaux-Bonnes? — La troisième est une scrofuleuse; en allant à Salies-de-Béarn, Salins, Uriage, il y aura assurément atténuation dans la trans-

mission de la dia thèse, pour peaqae le père soit vigoureux et sain. — La quatrième porte une dermatose rebelle; la Bourboule, Enghien, Pierrefonds, diminueront chez Fenfant les chances d'une pareille affection, en guérissant la mère, ou tout au moins en la soulageant.

Dans certains cas, non-seulement le traitement thermal est indiqué, mais encore il est absolument nécessaire pour permettre à la grossesse d'atteindre son terme ordinaire de neuf mois. — Chez les phthisiques, arrivées à la deuxième période, Tavortement n'est pas rare, et certainement cet accident ne se produirait pas aussi fréquemment si Ton dirigeait les malades dans les stations sulfureuses des Pyrénées ou ailleurs.

Prétendre qu'il ne faut pas prendre des précautions à regard des femmes grosses qui se rendent à nos eaux, ce serait irrationnel. Mais entre surveiller la cure et la proscrire, la différence est considérable.

lY. — Dans la discussion qui s'éleva à la Société d'hydrologie à propos de la communication de M. Caulet, on traita une question incidente d'une certaine délicatesse. — Que doit-on entendre par cure thermale? — Pour M. Caulet, la caractéristique de la cure thermale «st lapoussée. M. de Ranse n'admet pas ce critérium. D'après lui, la cure hydro-minérale comprend des moyens essentiels et des moyens accessoires. Les premiers sont ceux dans lesquels l'eau minérale intervient comme agent principal avec les qualités ou propriétés physico-chimiques qu'elle possède quand elle émerge du sol. Les derniers, qui sont l'hydrothérapie, les cures de raisin, de petit lait, la gymnastique, le massage, complètent le traitement thermal, mais ne le constituent pas. Ces moyens- là peuvent être employés partout ailleurs que dans une station thermale ; ils ne nécessitent pas comme les premiers' un déplacement.

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dû chaDgement d'habitude, et ne s'adressent pas à tous les éléments du problème pathologique posé, mais à Tun d'eux seulement.

Cette explication comprend à pea près ce qui conslitue la physionomie de la cure hydro-minérale; elle pèche seulement par sa longueur et par un peu de laconisme. Pour qu'il y ait cure thermale, il faut que, pendant un laps de temps, variable suivant les malades et les maladies, il y ait administration intus et extra, ou par l'une ou l'autre voie d'absorption, d'une eau minérale naturelle, et il faut que cette administration ait lieu au point d'émergence des sources. Quant à la poussée, à laquelle M. Caulet semble attacher une grande importance, on ne peut en faire la pierre de touche de la cure thermale. £n effet, elle manque dans les stations, où seulement on boit. Elle ne s'observe guère que là où on fait un large usage des bains, et même là elle n'est pas constante, et quand elle se produit, elle n'est jamais identique dans tous les cas. — Se manifestant tantôt au milieu, tantôt à la fin du traitement thermal, ce phénomène a une physionomie trop mobile pour être considéré comme un critérium de l'efficacité de la cure.

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