‹ L'annee medicale cinquieme anneeChapitre 4 sur 29 · MALADIES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

MALADIES GÉNÉRALES

I. Contagion de la tuberculose. — II. La bactéridie syphilitique.

— III. Nouveaux faits pour servir à la connaissance de la va^Qe.

— IV. Rouf^et du porc. — V. Microbe de la morve. — VI. Passage de la bactéridie charbonneuse de la mère au fœtus. — VII. La vaccination charbonneuse. — VIII. La nutrition retardante.

L*étade des maladies générales a été, durant Tannée 1882, Tobjet d*an grand nombre dMntéressants travaux. Depuis que les recherches modernes ont fait entrevoir une solu* lion rationnelle du problème de Vétiohgie des maladies infectieuses, jusque-là si obscure, observateurs et expérimentateurs se sont emparés comme à Tenvi de cette question. Les travaux se sont succédé sur ce sujet, enrichissant chaque jour la science de nouveaux faits, et prenant de plus en plus un rang prépondérant. L'année qui vient de s'écouler a été particulièrement favorisée à ce point de vue; d'importantes recherches ont apporté de nouveaux arguments à la théorie parasitaire des maladies, ou bien ont offert des aperçus nouveaux dans Tétude d'affections qui ne paraissaient pas jusqu'ici rentrer dans ce cadre nosologique.

I. Contagion de la tuberculose. — L'idée de regarder la tuberculose comme une maladie contagieuse est une idée très-ancienne. Les travaux de Villemin, ceux de Klebs et de ses élèves, Reinstadler et Schûller, en 1877,

avaient remis en honneur cette manière d'envisager ce grand processus morbide. Ces derniers, attribuant la contagion à un parasite, avaient pratiqué des cultures jusqu'à la quatrième génération; puis ils avaient inoculé le produit de ces cultures à des lapins et à des chiens ; d'après Rlebs, l'agent de la contagion était une trèspetite granulation sphérique très-mobile (monas tubercuksus),

Toussaint, par des cultures dans le bouillon de lapin, trouve une granulation géminée, très- petite, bien différente du microbe de Klebs. M. Roch (de Berlin) a repris cette étude {Berl. Klin. IVoch., n*" 15, 1882). D'après lui, le microbe est une bactérie extrêmement petite, qu'on peut mettre en évidence par un procédé de coloration, qui consiste à traiter les préparations par une solution de bleu de méthylène, additionnée de potasse, puis par une solution de vésuvine ; on voit alors les éléments, noyaux et détritus cellulaires, colorés en brun, les bacillus tuberculeux seuls étant colorés en bleu.

Ce microbe, ainsi décelé, est un bacillus, c'est-à-dire, un bâtonnet immobile, très-mince, long comme un quart de globule rouge, ressemblant à la bactérie de la lèpre. On trouve le microbe dans les points où le processus tuberculeux est jeune ; il disparait lorsque le tubercule évolue vers la guérison; il manque dans les points où l'évolution tuberculeuse est complète. S'il y a des cellules géantes, les bacillus siègent au centre de ces éléments, et dans les phthisies à marche lente, on ne les rencontre que là.

M. Koch aurait étudié le microbe dans toutes les formes de tuberculose, puis, après l'avoir cultivé dans des milieux de consistance gélatineuse, faits au moyen du sérum de sang de bœuf, l'aurait inoculé à des lapins, à des chats, à des chiens, chez lesquels il s'est développé consécutivement des lésions tuberculeuses diverses.

On peut dès maintenant prévoir les conséquences de ces recherches, lorsqu'elks seront vérifiées, et qu^elIes conslitueront définitivement un fait acquis à la science; outre les notions précises qu'elles Fourniraient sur la contagiosité de la maladie, elles permettraient d*espérer une prophylaxie rationnelle contre ses ravages.

II. La bactéridie syphilitique. — Dans une communication faite à V Académie des sciences (séance du 4 septembre 1882), M. Martineau a fait connaître le résultat de ses expériences sur Vagent de la contagion syphilitique, qui serait d*aprës lui une bactéridie spéciale.

1 > Un chancre infectant est mis dans un liquide de culture ; après quelques jours, on y constate des bactéridies. Ce liquide est injecté à un porc : deux jours après, le sauf; examiné contient les bactéridies. Au bout d'un mois, apparaît une éruption papuleuse, attribuée par M. Martineau à la syphilis.

2® Inoculation à un porc de pus d'un chancre infectant ; quatre jours après, le sauf; de l'animal contenait les bactéridies caractéristiques. Trois semaines après l'inoculation, apparaissait une éruption papuleuse analoffue à celle citée plus haut.

D'après M. Martineau, Texistence de la bactéridie syphilitique serait un fait certain et indubitable ; cependant, il serait nécessaire, pour compléter ces intéressantes recherches, de faire des cultures et des inoculations successives, et d'agrandir le champ de Texpérimentation, un peu trop restreint.

m. Nouveaux faits pour servir à la connaissance de la rage. — C'est sous ce titre que M. Pasteur a communiqué à \ Académie des sciences et à ï Académie de médecine le résultat des recherches sur la rage qu'il poursuivait depuis deux ans, avec le concours de MM. Ghamberland et Roux. Jusqu'ici, les recherches les plus minutieuses n'avaient pu faire découvrir la cause

de la maladie; elle était considérée comme an trouble fonctionnel, mais sans que Ton connût Vagent matériel apte à le produire. Cet agent matériel, on ne Ta pas encore vu, maisTexpérimentation permet d'affirmer ce que Pinduction physiologique avait fait entrevoir; le lieu d'élection, d'habitat du virus, de Télément vivant qui .engendre la rage, est le système nerveux central encéphalo-méduUaire ; c'est là qu'il pullule, c^est là l'endroit où l'on doit le placer pour qu'il se cultive de lui-même, donnant lieu par sa présence à des troubles variés suivant la répartition de l'agent infectieux dans le système central. Les symptômes divers et variables que l'on observe sont en rapport avec des localisations différentes des centres d'activité et de pullulation. L'inoculation constitue donc une sorte de culture spéciale, permettant de donner la démonstration de l'existence réelle d'éléments pathologiques inaccessibles à tous les autres moyens d'investigation que nous possédons.

Autrefois, après les inoculations pratiquées au moyen de la salive, on était obligé d'attendre longtemps l'apparition des symptômes rabiques, et lorsqu'ils ne se produisaient pas, on ne pouvait formuler aucune conclusion certaine ; aujourd'hui, tout est changé, puisqu'il est démontré qu'on peut transmettre la rage à coup sûr en inoculant des parcelles de substance cérébrale rabique dans le cerveau d'un animal; la période d'incubation arrive alors à ne dépasser que très-rarement deux semaines.

b'aprës M. Pasteur et ses collaborateurs, si l'on introduit le virus en l'injectant dans les veines, l'agent virulent se cantonne rapidement dans le système nerveux central, et donne bientôt lieu aux manifestations de la rage. Un autre résultat de ces expériences, qui n'est pas moins intéressant, est la guérison d'un chien inoculé, devenu ensuite réfractaire à toute nouvelle inoculation.

quelle que soit Tactivité virulente de la substance rabique. Bien que ce fait soit unique, on peut espérer être sur la voie de la vaccination contre la rage, qu'il suffirait d*appliquer au chien, puisque Thomme ne prend guère la maladie que de cet animal ; de plus, la connaissance de la localisation fait penser que de nouvelles recherches pourront amener une thérapeutique rationnelle capable d'enrayer la puUulation de Tagent virulent, et par conséquent les accidents qu*il produit.

A propos de celte communication de M. Pasteur, M. P. Bert a £ait connaître à V Académie des sciences le résultat de ses expériences personnelles faites en 1878 et 1879. D'après M. Bert, ce serait dans le mucus bronchique et non pas dans la salive que se trouverait Tagent virulent de la rage; cet agent parait être un microbe, puisque la bave de chien enragé, filtrée sur du plâtre, est inoffensive, tandis que la matière restée sur le filtre communique la maladie.

IV. Rouget du porc. — Le rouget ou mal rouge du porc est une des affections les plus meurtrières pour Tespèce porcine. Ces animaux sont aujourd'hui protégés contre le fléau; en effet, des recherches nouvelles de M. Pasteur ont amené non-seulement la découverte de Fagent de la contagion, mais aussi la fabrication d'un vaccin contre ses atteintes. Le microbe du rouget est un petit organisme en forme de hiiit de chiffre, peu réfringent, extrêmement ténu; la preuve que ce microbe est bien la cause de la virulence réside dans ce fait que Tinoculation au porc du liquide de culture qui contient cet organisme, fait apparaître la maladie rouge et tue dans Fespace de trois à cinq jours Tanimal, dont les organes offrent du reste à Tautopsie toutes les lésions de la maladie contractée naturellement. Après avoir isolé le microbe, M. Pasteur Ta soumis à son procédé général de

culture et d'atténuation des virus, et a réussi à le transformer en vaccin, qui, inoculé à un animal, le rend impropre à contracter le rouget sous quelque forme que Ton cherche à pratiquer Tinoculation. Reste à savoir maintenant, par le résultat d'expériences instituées par M. Pasteur sur une large échelle, si Fimmunité sera durable ; c'est là, en iout cas, une nouvelle et intéressante application de la méthode générale d'atténuation des virus et d'inoculations préventives créée par M. Pasteur.

Y. Microb6 de la morve. — MM. Bcyichard, Capitan et Charrin ont étudié l'élément contagieux de la maladie morveuse. Ce serait un microbe dont la nature virulente spéciale serait démontrée par l'inoculation pratiquée au moyen de cultures poussées jusqu'à la huitième génération. Les animaux (ânes, chats, cobayes) qui ont été inoculés avec les cultures successives présentaient à l'autopsie les mêmes lésions que les animaux inoculés directement avec la substance morveuse prise chez le cheval. Si, dans ces expériences, toutes les causes d^erreur ont été soigneusement éloignées, la morve serait la seconde maladie virulente de Thomme dont la nature parasitaire serait démontrée, le charbon étant la seule affection pour laquelle la démonstration ait été faite jusqu'ici.

VI. Passage de la bactéridiô charbonneuse de la mère au fœtus. — D'après les expériences déjà anciennes de Brauell et Davaine, on croyait que Tinoculationdu sang charbonneux, pratiquée sur la mère, laissait le fœtus indemne, une filtration s'opérant naturellement au niveau du placenta; d'après ces expérimentateurs, la bactéridie charbonneuse, tuait la mère, mais ne pouvait franchir le filtre placentaire, plus parfait qu'aucun filtre artificiel; le fœtus échappait à Tinfection. MM. Strauss et Chamberland, à la suite d'expériences nouvelles et

nombreuses, oat pu s'assurer au Gonlrairc que la bactéridie charbonneuse pouvait fort bien traverser le placenta. Déjà, MM. Arloing, Cornevîn et Thomas avaient signalé le passage de la bactérie du charbon symptomatique de la brebis pleine au fœtus, pensant créer ainsi un signe distinctif de plus entre le charbon syroptomatique et le charbon bactéridien.

Les travaux de MM. Strauss et Chamberland ont réfuté ce que la loi posée par Brauell et Davaine avait d'absolu. D'après leurs recherches, le placenta joue bien en effet le rôle d'une barrière, mais barrière qui est loin d'être infranchissable, car les bactéridies passent en petites quantités, mais suffisamment néanmoins pour que le sang du fœtus puisse être placé en cultures dans lesquelles on retrouve l'agent virulent, qui, inoculé, donne le charbon. aux animaux sur lesquels on opère. Le résultat de leurs expériences fait de plus ressortir encore une fois Timmense avantage du procédé des cultures. En effet, dans une première série d'expériences, MM. Strauss et Chamberland n'avaient pas pu constater la présence des bactéridies dans le sang du fœtus, parce qu'ils ne s'étaient servis que du microscope comme moyen d'investigation, et c'est par la méthode des cultures, seule, qu'ils ont pu établir les faits.

VIL La vaccination charbonneuse. — M. Pasteur, dans des recherches restées célèbres sur la maladie dite choléra des poules, avait montré qu'un virus, alors même qu'il est constitué par un microbe, peut, sans changement morphologique bien marqué, être atténué dans sa virulence; et; dans cet état nouveau, communiquer une •maladie passagère, identique avec le type morbide, mais Awnuée dans ses effets, et capable de préserver TorganisiiliB contre l'action du virus primitif à l'état de nature.

Ces procédés furent appliqués au hacillus anthracis; les

mêmes phénomènes se produisirent, et M. Pasteur, après avoir expérimenté en grand à la ferme de PouilIy*le- Fort, conclut à une méthode générale d'atténuation des virus. D'après Fauteur, cette atténuation est causée par l'action lente de foxygène de Tair, qui, si elle est prolongée, finit par faire disparaître complètement la virulence et même par faire périr le microbe.

L'expérience de Pouilly-le-Fort ne tarda pas à être attaquée très-vivement ; les résultats en furent discutés, et à propos d'autres expériences moins positives, une polémique s'engagea, soutenue surtout en Allemagne par M. Koch et ses élèves dans les bulletins de VOffict sanitaire allemand.

Dans la séance du 5 septembre 1882, au Congrès international d'hygiène et de démographie de Genève, M. Pasteur fit une communication sur Tatténuation des virus, dans l'espoir de se rencontrer avec ses contradicteurs et de discuter avec eux les résultats de ses expériences. M. Koch ne voulut pas entrer dans une discussion directe, mais, par la voie de la presse, il engagea contre la communication de M. Pasteur une polémique ardente; le mémoire qu'il fit paraître fut traduit pour la Semaine médicale par M. Ricklin. Ce mémoire est un résumé de toutes les objections qui ont été formulées contre la théorie de Tatlénuation des virus, et rédigé par le plus déterminé et le plus compétent des adversaires de M. Pasteur; il offre une valeur incontestable.

M. Koch reconnaît formellement le principe des virus atténués et des virus vaccins, qui parait aujourd'hui solidement établi ; il critique surtout les méthodes de son adversaire. Il reproche tout d'abord à M. Pasteur le point de vue auquel il se place et la façon dont il examine les organes des animaux en expérience. D'après l'auteur allemand, le tort de M. Pasteur est d'admettre à priori la nature parasitaire de toutes les maladies infec-

tieuses , chose qui n'est auUement démoDtrée ; de là , pour chaque cas particulier, la nécessité de démontrer la préseace des micro-organismes, ce qu'on ne fait pas, puîsqu^on admet d'emblée leur existence. M. Pasteur inocule la salive d'un individu mort de la rage, le mucus s'écoulant des naseaux d'un cheval mort de la maladie dite fièvre typhoïde; les animaux meurent, non pas, ainsi que le veut l'expérimentateur français, d'une maladie nouvelle, mais bien d'une forme spéciale de septicémie, puisqu'on retrouve toujours chez les animaux morts le fatal microbe en forme de 8.

Les méthodes suivies par M. Pasteur doivent donc être, d'après M. Roch, considérées comme inexactes, parce qu'elles négligent l'examen microscopique, parce que les inoculations sont pratiquées avec des substances non pures de tout mélange, parce qu'elles utilisent des animaux impropres à ces recherches. Enfin, M. Pasteur n'étant pas médecin, son appréciation est influencée par des préjugés et des conceptions théoriques, et il ne peut porter de jugem'ents exacts sur les processus pathologiques et les symptômes morbides.

M. Koch aborde ensuite les points litigieux relatifs à Tétiologie du charbon, à l'atténuation des virus et à l'immunité conférée aux animaux par la vaccination préventive. Il critique le procédé d'expérimentation pour Tinoculation du charbon aux poules ; d'après lui, les poules ne jouissent pas d'une immunité complète à l'égard du charbon, et d'autres oiseaux peuvent contracter la maladie ; ce n'est donc pas leur température élevée qui prémunit les poules contre l'infection charbonneuse.

D'après M. Koch, le rôle attribué par M. Pasteur aux vers de terre est faux ; pour lui, certaines plantes des lieuxmarécageuxpeuventservird'habitatà la bactérie charbonneuse, en dehors de l'intervention de tout organisme animal. Il repousse la généralisation des principes de la

méthode de M. Pasteur, la pathologie enseignant que certaines maladies dont la nature infectieuse ne fait pas de doute, rérysipële, par exemple, peut récidiver plusieurs fois chez le même individu, sans conférer la moindre immunité. Il ne nie pas les résultats des expériences de Packish et de Kapuvar; mais il les explique par l'hypothèse que Tinoculation virulente a été pratiquée avec un virus expédié de Paris spécialement par^. Pasteur, et qui avait subi un certain degré d'atténuation. Enfin, il signale les nombreux cas d'insuccès qui se sont produits en différents points de l'Europe, et dont M. Pasteur ne parle pas dans sa communication. Il conclut que « /'inoculalion préventive, suivant le procédé de M, .Pasteur, à cause de l'immunité insuffisante qu'elle confire contre l'in^ fiction naturelle, à cause du peu de durée de son action préventive, et à cause des dangers qu'elle fait naître pour l'homme et les animaux inoculés, ne saurait être utilisable dans la pratique n.

M. Koch reconnaît cependant que, par un perfectionnement des méthodes, on pourra arriver à des résultats meilleurs que ceux obtenus avec la méthode imparfaite de M. Pasteur. De plus, l'extension de la méthode aux autres maladies virulentes est tout au moins prématurée.

M. Pasteur, dans une lettre du 25 décembre, a répondu aux critiques et aux assertions du D' Koch. Après avoir rétabli un certain nombre de faits qui avaient été altérés par l'auteur allemand, il montre que la méthode qu'il a suivie présente toute la rigueur scientifique désirable, et que les résultats qu'elle a donnés ne peuvent être contestés. Le savant expérimentateur ne répond pas cependant complètement à certaines critiques du médecin allemand. Le mémoire de M. Koch, sans diminuer en rien la valeur du résultat obtenu par M. Pasteur, et tout en laissant intacts les principes qu'il a établis, met au jour certaines critiques de détail qui auront une influence

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sur les perfectionnements à apporter à ces méthodes générales.

MU. La nutrition retardante. — M. Bouchard, dans une série de remarquables leçons, après avoir montré les progrès réalisés par les récentes découvertes scientifiques dans Tétude des maladies infectieuses et générales, s'est attaché spécialement aux troubles de la nutrition (maladies sine materia). Ces troubles sont de trois ordres : par excès, par défaut ou par perversion. L'auteur a choisi un certain nombre de maladies chroniques comme types (lithiase biliaire, diabète, goutte, rhumatisme) pour étudiier les troubles de la nutrition par défaut ou par ralentissement. Il a montré la cause permanente amenant la reproduction constante des troubles, malgré Teffort constant de l'organisme vers la guérison, que cette £ause soit, par exemple, un calcul biliaire ou Tagent infectieux de la syphilis, entravant la nutrition des organes et amenant les troubles fonctionnels.

M. Bouchard étudie les altérations chimiques qui amènent ces troubles nutritifs ou bien en sont la conséquence, montrant que Tabsence d'un principe peut engendrer un trouble, soit par sa disparition, soit par Taugmentation exagérée des autres principes qui prennent sa place. Ces troubles sont-ils passagers, on a une maladie aiguë ; sont-ils permanents, ils donnent naissance à une affection chronique ou à une succession d'accès aigus. Ce trouble nutritif est le lien qui existe entre les diverses manifestations cliniques d'une même maladie ; il constitue la diathèse,

D' Raymond,

Médecin des Incurables.

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