‹ L'Année musicaleChapitre 101 sur 159 · Cf. Almanach musical, 1782, p. 252. Eitner, IX · texte numérisé non relu

Cf. Almanach musical, 1782, p. 252. Eitner, IX

2. Conservatoire. Recueil de musique inslrumenlale, n" 7. Voir dans le recueil n« 1 un concerto de violon de Traversa avec accompagnement de deux violons, alto et basse, les hautbois et les cors ad. lib., op. V.

toute l'année 1778 que cette unique sonate de violon ». En revanche le nombre des concertos devient considérable : la seule année 1775 voit paraître des concertos d'Antoine et Charles Stamitz, les 7^ etS'' de Lolli, l'op. 5 de Saint-Georges, les 2'= concertos de Jarnowick et de Borghi, les 1", 2^ et 3^ de La Motte, des œuvres de Le Duc, Kammell, Cramer, Cirri, l'op. 2 de Touchemolin (2 concertos à violon principal). Avant de dégager quelques-uns des caractères communs à toutes ces publications, nous essaierons d'indiquer celles qui appartiennent à des musiciens de Bagge ou que l'on a pu entendre à son concert.

Au premier rang de ses violonistes apparaît le célèbre Giornovicchi ou Jarnowick (1745-1804) qui se produisit au Concert spirituel à partir de 1770, avant d'entrer dans la musique du prince de Guéménée ^. Dès son arrivée à Paris il vuit jouer rue de la Feuillade et fut bientôt reçu dans de nombreux salons : il allait deux fois par semaine en 1774 faire de la musique chez M""^ de Genlis avec Gluck, Monsigny et M. de Monville. La chronologie de ses œuvres est importante pour l'évolution du concerto en France et il est nécessaire de la noter avec quelque précision :

Le premier concerto (en la majeur) parut chez Sieber en 1774 ; l'instrumentation comprenait le quatuor, deux hautbois et deux cors ^ ; le deuxième {en ré majeur) fut publié par Bailleux en 1 775 ; le troisième {en sol 7?iajeur) par Sieber en 1776 ; les quatrième et cinquième en 1777 et le sixième en 1778. La musique de Jarnowick subit encorebeaucoup d'influences étrangères; M. Schering remarque avec raison le rondo russe du septième concerto et les romances que Jarnowick fut un des premiers à introduire dans sa musique. C'est de lui que paraît s'inspirer directement le style sentimental du baron de Bagge ^.

On entendit en même temps que Jarnowick son élève Pieltain qui joua au Concert spirituel en 1778 et 1779 et commença à cette époque à publier des concertos. Le troisième en si i} majeur, édité par Le Duc en 1783, ne manque pas d'intérêt ; il renferme un adagio

Page 1