Brenet. Op. cit
2. Il y eut une autre édition chez Imbault, rue Saint-Honoré. Même orchestration dans les concertos qui suivent.
3. Comme Giornovicchi se plaignait d'avoir été vaincu par La Motte au concert spirituel, Bagge le consola en lui glissant dans la main un rouleau de louis qu'il accompagna de quelques bonnes paroles. (Marpurg) Metaphrastes. p. 224.
dont les thèmes, assez chromatiques, ont une allure théâtrale ; suit un rondo de coupe classique et un finale en ré mmewr. Pieltain publia vers la même époque, après son séjour à Londres, un recueil de 6 quatuors à cordes ^
Les rapports entre Jarnowick et Pieltain n'étaient pas toujours ceux d'un professeur et d'un élève, s'il faut en croire l'amusante anecdote reproduite dans la Correspondance de Métra à la date du 22 février 1777 : « Encore une histoire de duel. Les acteurs n'en sont pas tout à fait aussi distingués que ceux dont je vous ai raconté les exploits. Au dernier concert qu'a donné le baron de Bagge, les deux fameux violons Jarnowick et Pielletin prirent querelle en se reprochant réciproquement d'avoir joué faux. Pielletin donna un soufflet à Jarnowick ; celui-ci saute sur l'agresseur et le déchire avec ses ongles ; on veut les séparer; l'offensé n'ayant que les dents de libres, s'en sert pour arracher le bout du nez de Pielletin. Le prince de Guéménée auquel ces deux virtuoses appartiennent leur avait d'abord défendu de se battre, mais comme on lui a représenté qu'il fallait bien que les choses en vinssent là tôt ou tard, il a consenti sous la condition qu'il nommerait les témoins du combat. II avait sans doute ses raisons. Pielletin a été blessé assez grièvement, mais sans danger. Le raccommodement entre les deux musiciens s'est fait avec solennité et à la grande satisfaction des amateurs ; il paraît sincère- ». Les querelles de ce genre n'étaient pas rares dans les concerts privés et bien des amateurs pouvaient encore se rappeler une scène analogue qui avait éclaté chez La Pouplinière pendant le séjour du fameux castrat Caffarelli.
La renommée de Jarnowick et de Pieltain devait peu de temps après disparaître devant l'éclatante réputation de Viotti qui arriva à Paris en 1781 et dirigea précisément les concerts du prince de Guéménée ^ ; Viotti trouva une généreuse hospitalité chez le baron de Bagge et cette protection lui facilita l'accès de beaucoup de demeures comme celles de M""** d'Etiolés, de M"^ de Richelieu, de la princesse de Polignac*. Encore qu'il y eût un style de violon déjà formé en